La Manche Apicole

Création d’une miellerie collective à Banka-Baham au Cameroun

Création d’une miellerie collective à Banka-Baham au Cameroun

Le contact du président d’une association camerounaise, par l’intermédiaire de la « magie d’internet » a permis, depuis 18 mois, de concrétiser un projet sur la création d’une miellerie collective à Banka-Baham, sur les hauts plateaux à l’Ouest du Cameroun.

La précarité de leur vie, malgré la richesse de leur environnement et le climat favorable à la culture, ne permet pas de leur apporter des ressources suffisantes pour vivre décemment. J’ai reçu cet appel de la détresse de vie comme un challenge à mener ce projet, pour essayer de trouver un moyen pour que ces paysans puissent vivre dignement.

Pour mener cette action, j’ai recherché du financement, d’ailleurs je vous ai sollicités, 1000 € ont été collectés grâce à votre générosité ; 1000 autres euros ont été apportés par le Rotary-club de Saint-Lô, sous forme de dons en nature, ce qui a payé une quinzaine de tenues… Malgré cette somme conséquente, cela ne suffisait pas pour mener à bien ce projet ; je me suis donc rapproché d’une association humanitaire saint-loise, ActionAid Peuples Solidaires, et par ce biais, un dossier pour obtenir une subvention du Conseil départemental a permis d’engranger encore 2500 €, également un peu de financement sur la trésorerie d’ActionAid Saint-Lô et le projet a pu démarrer…

Je suis parti avec deux membres d’ActionAid Saint-Lô, Bernard Houssin le co-président et Philomène Erb, membre du conseil d’administration d’ActionAid France ; à préciser que les frais de voyage sont à notre charge et n’ont en aucun cas impacté les dons et autres subventions.

En 2022, je suis allé au Bénin mener une action de ce type auprès d’apiculteurs qui voulaient passer de la ruche dite kenyane à la ruche à cadres, ils avaient des connaissances, davantage de moyens et le projet était mené par un Béninois qui avait déjà la structure, et créé une coopérative.

Pour le Cameroun, tout est à faire… la première semaine a été consacrée à la formation théorique sur les ruches à cadres, les participants, une trentaine, avaient tout à apprendre, du fonctionnement du cycle de l’abeille jusqu’à la récolte et la deuxième semaine fut destinée à la construction des ruches et des cadres ; les populations d’abeilles locales étant moins populeuses que chez nous, je les ai orientés, après des recherches, sur la ruche Langstroth, même format que la Dadant, mais moins haute. De la construction des corps, des plateaux, des toits, des cadres, les filer, ce fut un travail plaisant, et l’on sentait, d’après leur implication et leur assiduité, qu’ils ne voulaient pas en perdre « une miette » de l’apprentissage et des conseils donnés tout au long de la formation.

Vingt ruches et hausses avec ses cadres ont pu être construits, maintenant il restera à les peupler par ces abeilles africaines qui n’ont d’accueillant que le dard qui cherche à vous piquer… La première phase a été rondement menée grâce à mes aides de camp, Philomène et Bernard ; une deuxième phase est prévue, ce sera la construction de la miellerie collective et de son équipement…

Je terminerai par un grand merci aux apiculteurs, au Rotary-club de Saint-Lô et à ActionAid Saint-Lô qui m’aura permis de concrétiser un projet très enrichissant qui donne un sens à sa vie.

Alain LESCLAVEC

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.. et on dit quoi à la Reine .?. *

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