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AU FIL DES MOIS…AOÛT 2022

Abeille sur fleurs de trèfle blanc

Un printemps exceptionnel aussi bien en hygrométrie qu’en température, a permis un développement très rapide de nos colonies. Les hausses ont pu se garnir de miel assez rapidement et pour certains apiculteurs, deux récoltes : une en mai et l’autre en juin ont pu être réalisées. Le creux de miellée s’est à peine fait ressentir, quelques jours de pluie ont pu rafraîchir les sols et faire apparaître le trèfle blanc en quantité. La chaleur de juillet a également été favorable à nos petites protégées, à part bien sûr ces quelques jours de canicule où nous avons pu les voir recouvrir l’avant des ruches et ventiler, pour à la fois retirer l’humidité du nectar et également maintenir une température raisonnable afin d’élever le couvain dans de bonnes conditions.

Le bilan sera fait à la fin de ce mois, mais nous pouvons quand même écrire que l’année a été dans l’ensemble propice à une bonne récolte.

Les abeilles commencent à musarder sur la planche d’envol, c’est le signe que la récolte est terminée… Après toute cette activité du lever du jour à la tombée de la nuit, nos avettes vont doucement se préparer à l’hivernage. L’essaimage tant redouté est maintenant terminé, reste encore quelques petites miellées sur la bruyère, la luzerne et le sarrasin. L’activité se réduit de jour en jour et le calme est revenu.

Attention aux réserves ! Juste après la récolte, ne pas hésiter à donner du sirop, non dilué s’il est du commerce, 3 à 4 litres par colonie, ou s’il est préparé par vous-même, comptez 5 litres d’eau pour 8 kg de sucre de betterave agrémenté de cinq ou six cuillères à soupe de vinaigre de cidre pour acidifier le mélange et rendre le sirop plus assimilable par l’abeille. Une grande énergie est demandée aux abeilles pour le transformer, il vaut mieux réserver cet effort aux vieilles butineuses pour qu’elles le stockent et le transforment. N’hésitez pas à revenir une semaine plus tard pour leur donner un sirop de stimulation cette fois, un sirop coupé (50-50) pour stimuler la ponte, car plus vos abeilles seront nombreuses et meilleur sera l’hivernage. Surtout nourrissez le soir et soyez particulièrement vigilant au pillage, qui constitue un réel danger, bien souvent sous-estimé, dans nos ruchers.

Nourrisseur plastique dans une hausse vide

Couvre cadres nourrisseur en bois

Les hausses pleines ou pas, il va falloir penser à faire la récolte sans attendre car moins il y a à butiner et plus les ardeurs agressives des colonies se fera ressentir. Une récolte trop tardive peut compromettre le niveau des réserves de miel de la colonie et chacun sait que le sirop ne remplacera jamais le miel, nourriture de base de l’abeille.

Le traitement contre varroa doit être effectué juste après la récolte : plusieurs médicaments sont proposés pour lutter contre ce fléau, qu’ils soient d’origine naturelle ou de synthèse. Faites-le impérativement, vous diminuerez ainsi la pression de cet acarien, premier responsable de beaucoup de maux et de pertes hivernales de colonies. Utilisez des produits homologués, pas de « recette maison », n’oubliez pas que vous consommez et faites consommer les produits de vos ruches, alors faîtes attention !

Varroas

Varroas sur une nymphe de faux-bourdon

Varroas phorétique

Varroas dans une alvéole d’abeille

Les jours diminuent de plus en plus, avec pratiquement plus de fleurs à butiner. Les réserves sont présentes, nos petites protégées peuvent donc se donner un peu de répit en attendant la dernière floraison qu’est le lierre qui débute en général fin septembre.

Rendez-vous maintenant en septembre.

A.L. et K.L.

Enquête Nationale de mortalité hivernale 2021-2022

 

Premiers résultats de l’enquête nationale de mortalité hivernale des colonies d’abeilles en métropole durant l’hiver 2021 – 2022 :

Lien :

Vous pouvez prendre connaissance des premiers résultats relatifs à l’enquête nationale de mortalité des colonies d’abeilles 2021-2022 qui nous ont été transmis par le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

 

AU FIL DES MOIS… JUILLET 2022

Abeille sur fleur de trèfle

Après être sortis d’un printemps exceptionnel quant aux récoltes qui ont pu être faites dans le centre et le sud-Manche et un peu moins abondantes dans le nord-Cotentin, le mois de juin 2022 sera à marquer dans les tablettes comme étant un mois, lui aussi, exceptionnel. Peu de temps mort sur les récoltes successives, et le creux de miellée ne s’est pratiquement pas fait ressentir. Un léger rafraîchissement en fin de mois de juin où le confinement des colonies a eu pour conséquence de faire repartir l’essaimage, mais rien à voir avec celui intempestif de 2021 à la même période.

Récupération d’un essaim au rucher-école

Les pluies successives et moments de chaleur ont fait fleurir le trèfle blanc de façon exceptionnelle et la fraîcheur des sols fera que cette floraison perdurera. Actuellement, le châtaignier est en fleur, les ronces sont à leur apogée, encore une bonne quinzaine de jours pour remplir les hausses pour les colonies qui en ont le potentiel. Dans le nord du département, la bruyère a reçu suffisamment d’eau pour fleurir en abondance ; aujourd’hui, tous les facteurs de bonne récolte sont réunis et si vous avez été suffisamment attentifs et prévoyants, les hausses devraient se remplir vu les prévisions météorologies annoncées.

Abeille sur des fleurs de ronces

Sur les essaims faits par division, la réussite est assez bonne en début de printemps mais quelques bourdonneuses en deuxième partie, et pour ceux qui se sont bien développés, une haussette a pu être mise pour récolter quelques kilos de miel. Les reines ont pu être marquées, cela facilite les choses lors des visites et permet de mieux contrôler l’âge de ses reines au rucher. Maintenant les floraisons sont là et si la météo demeure clémente avec suffisamment d’humidité, les nombreuses butineuses peuvent aller aux champs et travailler sans relâche du lever du jour à la tombée de la nuit. Les ventileuses ne vont plus chômer, les faux bourdons sortent également à la recherche d’une reine non fécondée, mais, pour eux, les jours sont comptés, la saison de la reproduction touche à sa fin.

Vous pouvez encore faire quelques essaims en ne prenant que des cadres avec du couvain ouvert qui ne pénaliseront pas la miellée en cours et n’affaibliront pas trop les colonies, en prenant soin de placer des partitions là où vous aurez pris des cadres pour rétrécir le corps de ruche. En règle générale, les essaims faits à cette période essaiment peu la saison suivante car les reines débutant tardivement leur ponte, n’ont pas encore une année de ponte derrière elles. Même s’il n’y a pas eu beaucoup d’essaimage en 2022, c’est tout de même la préoccupation majeure pour l’apiculteur.

Ce n’est plus le moment de mettre des cires à construire, le nombre de cirières a considérablement diminué et vous n’aurez plus de cadres bien bâtis ! Concentrez-vous sur la surveillance du remplissage des hausses ; en cas de chaleur humide, le nectar rentre à flot et une petite semaine suffit généralement pour les remplir. Sachez que par une belle journée, ce sont entre 7 et 8 litres de nectar qui peuvent rentrer sur les colonies les plus fortes (nectar ne veut pas dire miel, il sera transformé dans le jabot de plusieurs abeilles et ventilé avant qu’il ne devienne miel)… Elles en mettent alors partout dans le corps de ruche et remontent ce nectar la nuit dans les hausses. Allez le soir visiter votre rucher, vous sentirez des odeurs bien caractéristiques d’une miellée qui se déroule dans les meilleures conditions et pour les plus aguerris, vous reconnaîtrez à l’odeur la plante qu’elles sont allées visiter le plus et vous observerez les ventileuses battre des ailes afin de créer un courant d’air pour assécher le nectar. C’est un spectacle dont on ne se lasse pas !

Ventileuses

Vous pouvez retirer des cadres operculés pour les extraire et dans la foulée les remettre vides, le dynamisme que cela engendre incite nos petites protégées à les remplir à nouveau… Vous pouvez en mettre un sur deux sur les hausses que vous allez poser, le dynamisme sera toujours présent. Dans tous les cas, ces cadres odorants seront remis à la ruche à la tombée de la nuit pour éviter le pillage (un mal souvent sous-estimé).

Encore et toujours, surveillez les remérages. Dans les colonies où vous ne constatez pas de ponte, introduisez des cadres comprenant des œufs ou un carré découpé à l’emporte-pièce de très jeunes larves afin que les abeilles puissent élever une reine si elles devaient ne plus en avoir.

À partir de maintenant, la reine réduit considérablement sa ponte et plus on avancera dans le mois et moins les butineuses seront nombreuses. Après le 15-20 juillet, la grande miellée tant attendue sera presque terminée. Pour ceux qui ont des ruches sur les bruyères de la lande de Lessay, des falaises de Champeaux, les landes de la Hague ou des emplacements à proximité de champs de sarrasin, la miellée pourra se poursuivre un peu mais l’essentiel aura déjà été récolté.

Préparons maintenant la miellerie pour accueillir les hausses et récolter le miel, récompense de tous nos efforts (le local doit être propre et sec).

Au mois prochain. A.L. et K.L.

AU FIL DES MOIS… JUIN 2022

Plusieurs récoltes en ce printemps 2022 qui ont donné des miels de couleurs différentes

Globalement, la météo du mois de mai dans la Manche a été clémente avec même des pics de température assez élevés ; sur les derniers jours du mois, un vent assez glacial est apparu, juste après les floraisons printanières. Ce fut un printemps plutôt favorable pour nos abeilles et bien sûr pour l’apiculteur, ce n’était pas un printemps où il fallait partir en vacances… De belles récoltes ont été effectuées et pour certains de très bonnes récoltes ont été réalisées… avec des miels différents qui sont passés du tout blanc à l’ambré. Certains d’entre nous en ont réalisé plusieurs, phénomène rare dans notre département, mais si nous écoutons les spécialistes météorologiques, nous commençons à vivre le réchauffement climatique.

Pour ceux qui ont récolté du colza, il a fallu faire vite pour le conditionner car les floraisons étaient en avance. Après avoir enlevé uniquement les cadres operculés et remplacé ces derniers par des cadres vides cirés ou juste avec une amorce de cire, le miel extrait, de texture très fine est caractéristique de par sa cristallisation rapide, due au pourcentage élevé de glucose présent dans les miels de printemps. Le miel de printemps est facilement tartinable, mais attention à la cristallisation : il faut le mettre en pots dans les deux à trois jours qui suivent sa récolte. Si vous le souhaitez, vous pouvez en garder un peu pour le mélanger avec le miel d’été, afin que celui-ci soit également agréable en bouche.

La pluie que nous avons eue sur la deuxième quinzaine du mois a permis de redonner un peu de fraîcheur à la terre et de lancer le début de la floraison du trèfle blanc. Attention à cette période critique où il n’y a plus grand-chose à butiner (à part les ruches des villes), visitez bien vos essaims artificiels afin qu’ils ne manquent pas de nourriture et n’hésitez pas à les renforcer en couvain ouvert, ce qui ne pénalisera pas la récolte de la souche puisqu’il faut 42 jours pour faire une butineuse. Nous risquons d’avoir un peu d’avance sur la miellée d’été qui débute habituellement vers le 10 juin. Les colonies sont dans les « starting block », débordent d’abeilles (environ 70000 à cette période), donnez-leur du travail, cadres de hausse à construire et si la colonie est très populeuse, n’hésitez pas à mettre une deuxième hausse.

Pour information, saviez-vous qu’un arbre en fleurs d’une trentaine d’années a un potentiel énorme en production de nectar ? D’où l’utilité de planter également des arbres mellifères pour ceux qui possèdent un peu de terrain.

Si vous êtes curieux et disposez de temps, vous pouvez faire des mini-extractions au fur et à mesure des floraisons, pour avoir des miels de différentes origines florales ; il est vrai que dans la Manche, il est toujours compliqué d’avoir des miels monofloraux car la météo nous joue souvent des tours. N’hésitez pas également à faire construire des cadres de hausse, 2 à 3 par élément, pour toujours avoir de la cire en bel état et essayer de prévenir l’essaimage, moins présent, mais toujours d’actualité.

Abeille sur les fleurs de ronces

À partir de mi-juin, un temps ensoleillé, une hygrométrie favorable, des fleurs en abondance et des butineuses en quantité favoriseront le remplissage des hausses ; passez régulièrement sur votre rucher, car en une semaine la hausse peut être pleine et si vous voyez que toutes les conditions sont réunies, vous pouvez mettre deux hausses d’un coup, aucun risque à la saison que le couvain ne refroidisse.

La pose de la deuxième hausse : par-dessus ou par-dessous ? Voilà encore une question qui est régulièrement posée mais qui n’a de réponse que pour les apiculteurs convaincus de leurs certitudes. Nous avons essayé les deux méthodes sans aucune différence significative. En tout état de cause, dans le doute, posez une deuxième ou une troisième hausse, cela donnera de la place à la colonie et évitera que les abeilles fassent la barbe sur la planche d’envol. Il faut penser que dans notre région la miellée est courte, donc ne passons pas à côté d’une récolte importante.

Les essaims : vous en avez sûrement récupéré quelques-uns ; n’hésitez pas à les stimuler, ils se développeront rapidement et pour certains vous empliront une hausse. Pensez à les traiter contre le varroa (pour ceux qui ne recevront pas de hausse), avant que le couvain ne soit operculé. Un conseil : une quinzaine de jours après sa récupération et après avoir vérifié la ponte sur trois cadres au moins, cherchez la reine et tuez-la, c’est probablement une reine âgée de plus deux ans, et potentiellement essaimeuse. Les abeilles lanceront un élevage royal et pour 2023 vous aurez une colonie dynamique. Comme toujours, le remérage sera à surveiller de très près. Et même si l’année apicole est loin d’être terminée, vous préparez déjà celle de 2023…

Après ces quelques conseils, place à la miellée qui, espérons-le, sera abondante. Rendez-vous maintenant en juillet.

A.L. et K.L.

AU FIL DES MOIS… MAI 2022

 

Beau cadre de couvain

Le constat que nous avons pu avoir pour ce mois d’avril a été le suivant : peu de pluie et une fraîcheur relative avec un vent de nord-est toujours dominant, qui depuis plusieurs années maintenant, souffle dès le printemps. Les floraisons ont été abondantes, qu’elles soient fruitières ou bocagères, elles ont permis à nos colonies qui étaient en état, de faire une belle rentrée de nectar.

Les visites ont pu être effectuées dans de bonnes conditions, peu d’anomalies sur le couvain, belles colonies en général. C’était le moment approprié pour changer les cadres de rives et apporter de la cire neuve, afin que la rotation des cadres se fasse pour assurer une bonne conduite apicole et veiller au bien-être de nos protégées. Les cadres neufs positionnés entre celui du pollen et le premier cadre de couvain sera déplacé sans tarder et avant qu’il ne soit rempli de nectar, en le positionnant au centre de la ruche. Pensez à numéroter les cadres pour faciliter cette rotation. Autre précision sur ce sujet, cela permet également de faire développer plus rapidement la colonie car, au centre du nid à couvain, la reine viendra très rapidement pondre.

Insérer un cadre de cire neuve et le numéroter

La pose des hausses a parfois été faite dès la fin du mois de mars. Par précaution, la pose d’un isolant sur une partie des cadres (papier aluminium, morceau de couverture de survie…) est recommandée. Des essaims artificiels ont également pu être constitués pour à la fois « dégonfler » certaines colonies, augmenter son cheptel ou pallier aux pertes hivernales.

Sur quelques secteurs bien protégés, les hausses se sont rapidement remplies, parfois deux par ruche… Nous constatons depuis quelques années que des récoltes de printemps peuvent être faites dans notre département, ce n’est plus de l’utopie, et non seulement il y a possibilité d’en faire une, mais cela est indispensable si l’on ne veut pas voir partir sur l’ensemble des colonies, des essaims.

Bel essaim

La période tant redoutée de tous les apiculteurs reste l’essaimage et même si vous avez été prévoyants, donné de la cire à étirer, posé des hausses, fait des essaims, quelques départs vont quand même être constatés malgré tous ces efforts. L’essaimage reste le mode de reproduction naturel des colonies d’abeilles, mais voir ou constater une ruche se vider d’une grande partie de sa population peut engendrer un certain découragement, soyons donc vigilants. Un dicton à méditer : essaim de mai vaut vache à lait…

En ce début de printemps, l’euphorie qui règne au sein de la ruche est également appelée fièvre d’essaimage, car rien ou presque ne peut contrer ce rituel ancestral. Les ouvrières, poussées par cet instinct, édifieront des cellules royales en nombre qui pourront potentiellement donner naissance à autant de reines et de surcroît à plusieurs essaims secondaires qui au fur et à mesure des départs, affaibliront de façon conséquente la colonie. En fonction de la météo, quelques jours avant l’éclosion de la première cellule, la vieille reine, mise à la diète pour alléger son poids et lui permettre de s’envoler, partira avec pratiquement la moitié de la population ; de la première éclosion sortira la reine de la colonie et les ouvrières procèderont à la destruction des cellules restantes (sauf en cas d’essaimage secondaire).

Cellule royale

Quelques jours après sa naissance, si les conditions météorologiques le permettent, la jeune reine s’envolera pour le vol nuptial, accompagnée d’une vingtaine d’abeilles. Elle sera alors fécondée par plusieurs mâles ou faux bourdons, une vingtaine, provenant de diverses souches génétiques. Durant sa vie, ce sera sa seule sortie de la ruche (en dehors de l’essaimage). Dans certains écrits, il y a de relaté le fait que la reine pourrait faire plusieurs sorties…

A noter qu’il faudra surveiller, dans une ruche ayant essaimé, le « remérage », c’est-à-dire le fait que la nouvelle reine ait bien commencé sa ponte. Si, au bout de 3 ou 4 semaines après l’essaimage, l’on n’observe pas de ponte dans la ruche « souche », il faudra introduire dans celle-ci un cadre de couvain ouvert avec œufs, provenant d’une bonne colonie, afin que les abeilles élèvent une nouvelle reine.

Récupération d’un essaim au rucher-école

  C’est un peu l’effervescence au rucher et la présence de l’apiculteur est indispensable pour :

  • Surveiller l’essaimage et essayer de le prévenir
  • Préparer des ruchettes et des cadres de cire gaufrée.
  • La cueillette des essaims et la mise en ruche.
  • Surveiller les colonies en développement et pour celles qui ont des hausses, surveiller le remplissage.
  • Effectuer les premières récoltes. Les miels de printemps, et en particulier celui de colza, sont très riches en glucose. Cette caractéristique fait qu’ils cristallisent rapidement, y compris dans les hausses, d’autant plus si les températures sont basses. Il faut envisager les premières récoltes dès la défloraison des colzas (il faut, si possible, extraire dans un local chauffé et déshumidifié).

Comment prévenir l’essaimage ?  Sans les détailler, voici quelques conseils, facilement applicables :

  • A la visite de printemps, bien apprécier les provisions et enlever les cadres de rives, un ou deux bien souvent pourvus de réserves et les remplacer par un ou deux cadres de cire gaufrée à placer juste après le cadre de pollen.
  • Au-delà de cinq cadres de couvain, prélever des cadres pour faire des essaims. C’est une stratégie « payante » : on limite l’essaimage et, à la fois, on obtient de nouvelles colonies.
  • Poser des hausses pour donner du volume
  • Surveiller chaque semaine pour voir l’apparition des premières cellules et les détruire ; au bout de deux ou trois passages avec destruction, la fièvre sera normalement retombée. Attention : vérifier la présence d’œufs ou de très jeunes larves avant de détruire les cellules royales ! Cette pratique demande du temps et peut parfois perturber la colonie et la rendre agressive.

Création d’un essaim artificiel

Grille à reine ou pas : à chacun sa méthode, mais sur le plan sanitaire, il est incontestable que les grilles à reine empêchent la ponte dans les hausses et ainsi le miel contenu dans les cellules n’est pas en contact avec celles qui ont contenu du couvain. Par ailleurs, le goût du miel peut en être un peu altéré et il peut dans certains cas, avoir un goût dit « animal ». De même, le travail lors de la récolte est grandement facilité grâce à l’absence de couvain.

C’est également la période favorable pour poser des grilles à propolis pour ceux qui veulent en récupérer pour leur consommation personnelle et également les trappes à pollen, qu’elles soient intégrées dans le plateau ou celles de façade. Un conseil : attendez la défloraison du pissenlit, car son pollen est très amer. Ce pollen pourra être utilisé de deux façons : pour la consommation de l’apiculteur, ou pour distribuer aux colonies à la sortie de l’hiver en le mélangeant avec du candi, il aura un effet dynamisant.

Trappe à pollen

Maintenant que les fleurs sont bien présentes, espérons que la météo sera de la partie !

Rendez-vous maintenant en juin.                                                         A.L. et K.L.

AU FIL DES MOIS… AVRIL 2022

 

Sur la deuxième quinzaine du mois de mars, le printemps était bien là : activité intense sur les ruchers, fortes rentrées de nectar de saule et de pissenlit, le pollen rentrait en abondance et il fallait voir les ventileuses sur les planches d’envol…

Ventileuses

Mais sur les derniers jours du mois, un temps automnal a repris le dessus avec des températures ne dépassant pas les 12°, ce qui correspond en général aux conditions météo de début de printemps dans notre région. Les quelques visites qui ont pu être entreprises ont fait apparaître une belle ponte, un beau couvain, assez dense sur certaines colonies, des cadres cirés ont même été placés entre le cadre de pollen et celui où le couvain est présent. La ponte augmente, le couvain prend de plus en plus de place, mais attention aux réserves, elles fondent comme neige au soleil, n’hésitez pas à leur fournir un complément sous forme de pain (candi).

Candi posé directement sur les cadres

La visite de printemps va maintenant pouvoir être réalisée, en l’absence de vent et à une température qui ne devra pas être en-dessous de 16°.

Insérer un cadre de cire neuve

Des cadres cirés vont pouvoir être mis à construire en remplacement des cadres de rive, ou pour ceux qui ont choisi les cadres à jambage, les positionner entre le cadre à pollen et celui du couvain. Pensez à les numéroter, par exemple 22 pour cette année, et lorsqu’ils seront construits et pondus, les replacer au centre du nid à couvain, ainsi leur renouvellement se fera plus aisément car les cadres neufs se trouveront au centre de la ruche et les plus anciens se rapprocheront des rives. Il faut impérativement faire de la place afin que la ponte puisse garnir une bonne partie des rayons. Un couvain compact et concentrique sera le signe d’une reine prolifique.

Marquer la reine

Profitez également de ces premières visites pour repérer la reine et la marquer, cela sera plus aisé que d’attendre que les populations soient importantes. Pour le marquage, deux façons de procéder : utiliser le piston pour encager la reine et la marquer avec un stylo type Posca (une encre à l’eau) ou pour les plus habiles, sans gants, vous attrapez par une aile la reine entre vos doigts et vous la marquez. Pour les débutants, vous pourrez vous entraîner sur des mâles afin de pouvoir maîtriser la pression sur l’insecte pour ne pas l’écraser… Rappel : les reines de 2021 seront marquées en blanc.

Les naissances se font de plus en plus nombreuses et la colonie croît rapidement, il faut impérativement donner du travail à la nouvelle génération d’abeilles, elles sont dans la première quinzaine de leur vie, productrices de cire en quantité. Il faudra également penser à préparer les hausses en mettant également des cadres cirés (deux ou trois par hausse) car depuis quelques années maintenant, nous faisons une récolte de printemps sur les pissenlits, l’aubépine ainsi que sur le colza qui est de plus en plus présent dans nos campagnes. En tout état de cause, lorsque les lilas commencent à avoir des grappes prêtes à fleurir, vos colonies devront être coiffées de hausses.

Cellules de mâles

Le couvain de mâles commence à apparaître sur certaines colonies mais attention : s’il est trop important, c’est peut-être déjà un message que la colonie se prépare à essaimer.

Pour ceux qui ont suivi des cours au rucher-école, ce sont des sujets qui ont été abordés, mais une petite révision n’est jamais néfaste. Une fois née, l’abeille passe par différents stades :

  • À peine sortie de sa cellule, elle commencera à s’affairer pour la nettoyer, afin que la reine puisse pondre de nouveau, la jeune abeille jouera ce rôle pendant à peu près deux jours.
  • Ensuite viendra le stade « nourrice » pendant une dizaine de jours, elle secrètera, à l’aide de ses glandes hypopharyngiennes la gelée royale qui servira à alimenter pendant les trois premiers jours, toutes les jeunes larves et bien sûr la reine. De même, durant cette période, elle contribuera, car « tout le monde » s’y met durant la nuit, butineuses comprises, pour maintenir une chaleur constante, estimée à 35°.

  • Après ces stades de nettoyeuse, couveuse et nourrice, viendra celui de cirière ou maçonne pendant une petite dizaine de jours, Elle produira des petites écailles de cire grâce à des glandes situées sous l’abdomen. Elle s’affairera à réparer et à construire de nouvelles alvéoles. Saviez-vous qu’il faudra à la colonie consommer entre cinq et sept kilos de miel pour fabriquer un kilo de cire ?

  • Un nouveau statut lui est maintenant donné, celui de ventileuse et gardienne. Grâce à ses battements d’ailes, elle maintiendra une température constante, ventilera l’excédent d’humidité et, en se trouvant sur le devant de la porte d’entrée, elle assurera également son rôle de gardienne.

  • Son dernier rôle, celui de butineuse pendant environ trois semaines. En fonction des conditions environnementales, de la distance à parcourir, de la météo, le stade « butineuse » peut durer beaucoup plus longtemps si les abeilles ne peuvent pas sortir, pour aller chercher le nectar, le pollen, l’eau nécessaire à l’élevage et la propolis pour assainir la ruche. Elle s’épuisera plus ou moins rapidement.

Rendez-vous maintenant en mai. A.L. et K.L.

 

2022, année du centenaire de la Manche Apicole

Voila 100 ans aujourd’hui,  La Manche Apicole voyait le jour.

L’extrait du journal officiel du 30 janvier 1922 en témoigne.

Depuis cette date, notre association s’est transformée en syndicat affilié à la structure Nationale. Elle a traversé et survécu à différentes époques plus ou moins agitées. On note seulement quelques années de suspension pendant l’occupation allemande.

Ce dynamisme constant a pour puissant moteur la passion des abeilles qui anime tous les apiculteurs et apicultrices, avec des valeurs d’entraide, de camaraderie et de partage des connaissances.

La Manche Apicole c’est aujourd’hui environ 630 adhérents, trois ruchers écoles débutants avec une section perfectionnement et un concours des miels départemental et régional. Chaque année c’est aussi beaucoup de participations à différentes manifestations dans le département et de multiples interventions dans les établissements scolaires.

Un long chemin a déjà été parcouru et nous engage vis à vis de nos anciens pour continuer à défendre les abeilles et l’apiculture. Tous nos adhérents et adhérentes constituent une force vive afin de poursuivre la route. Tous les efforts de bonnes pratiques apicoles mis en œuvre par chacun et chacune contribuent à la sauvegarde des abeilles.

Le conseil d’administration a décidé de célébrer ce centenaire tout au long de cette année lors de nos manifestations et a même prévu quelques surprises.

Bon anniversaire !

Le C.A. de La Manche Apicole

AU FIL DES MOIS… FÉVRIER 2022

Fleur de Camélia

Ce mois de janvier a été relativement frais dans l’ensemble, parsemé de quelques journées ensoleillées qui nous ont permis de voir de plus près ce qui se passait dans nos ruchers. Certains jours, le pollen rentrait en abondance, les corbeilles situées sur les pattes arrières étaient remplies de grosses pelotes jaunes claires, signe que l’élevage a bien repris.

Les jours rallongent de façon significative, le soleil va prendre de la puissance et de ce fait, si les températures avoisinent les 13°, les butineuses vont sortir en nombre vers les noisetiers et les premiers saules. À remarquer que plus le pollen rentrera et plus la reine sera sollicitée pour pondre, mais avec ce redémarrage de l’activité, les abeilles vont consommer davantage : il faut absolument surveiller les réserves et ne pas hésiter à les compléter en posant un pain de candi.

Candi posé sur le couvre cadre

Candi posé directement sur les cadres

En fonction des colonies, l’activité peut être plus ou moins intense. Dans certaines ruches, la reine n’est peut-être plus présente, ou trop vieille, d’où l’importance du marquage pour en connaître son âge, signalé soit avec une punaise de la couleur de l’année plantée sur la ruche, une inscription au feutre Posca sur le toit ou un relevé sur la fiche de conduite.

Évolution du poids de deux ruches dans le centre-Manche durant décembre 2021 et janvier 2022. La baisse est de 2 kg pour l’une et de 3 kg pour l’autre. Cela correspond à la consommation des réserves et cela indique, de façon claire, qu’une « belle » colonie est présente dans chaque ruche. On note une forte baisse (courbe noire) le 10 janvier : cela correspond à l’envol d’un toit, suite à fort coup de vent.

S’il n’y a pas suffisamment d’abeilles pour stimuler sa ponte, il faudra attendre une belle journée à la fin du mois ou en mars pour ouvrir et établir un vrai diagnostic et, éventuellement, stimuler tous les 2-3 jours, en petite quantité au sirop tiédi à 35° si cela en vaut la peine. Malgré cette stimulation, si la colonie est faible, elle aura du mal à repartir, il faudra alors penser à lui incorporer un cadre de couvain fermé, mais il est encore un peu trop tôt.

Déposez des langes graissés sur le plateau de quelques ruches pour voir si le traitement anti-varroas fait à l’automne et celui éventuellement réalisé à l’acide oxalique avec AMM (Autorisation de mise sur le marché) du début d’hiver ont été suffisants. Faites un comptage et au-delà de 2 varroas/jour, il faudra penser à refaire un traitement.

Varroas

Si aucune abeille ne sort de la ruche par beau temps, il y a de fortes chances que la colonie soit morte, vous pouvez alors l’ouvrir, retirer les cadres, les fondre pour récupérer la cire qui ne devra pas servir à la confection de cire gaufrée (risque de maladie ou de pollution). En profiter pour ramener tous les éléments vides à l’atelier et les nettoyer, les gratter, les laver à l’eau javellisée, puis les passer au chalumeau afin de les désinfecter.

Plancher ou plateau avec ventilation totale et tiroir

Si vous constatez des mortalités importantes, n’hésitez pas à le signaler à la DDPP. Il suffit d’envoyer un mail à l’adresse suivante : ddpp@manche.gouv.fr  N’oubliez pas d’indiquer votre numéro d’apiculteur (NAPI).

Encore une fois, ne négligez pas le traitement contre varroa, il reste le fléau numéro 1 des abeilles. Les mortalités ne paraissent pas importantes cette année, mais l’hiver est loin d’être terminé. En règle générale, lorsque l’année précédente a été médiocre, ce qui a été le cas en 2021, les pertes hivernales sont plus élevées…

C’est le moment de passer en revue tout le matériel et faire une remise en état des cadres, ruches et ruchettes, pour ne pas être pris au dépourvu le moment venu. Préparez et cirez vos cadres que vous laisserez à température ambiante, faites des partitions en nombre car nous en avons toujours besoin.

Partition en position 10

Vous pouvez aussi réfléchir à de nouveaux emplacements et prendre contact avec des propriétaires de terrains jouxtant des endroits qui vous paraissent favorables : bois, friches, landes… Il ne faut cependant pas déplacer les colonies par temps trop froid, ce qui désorganiserait la grappe. Dans tous les cas, pensez à respecter la législation en vigueur.

Pensez également à déposer dès maintenant des pièges sélectifs pour capturer des fondatrices frelons asiatiques. 2021 a été une année assez impactante sur certaines zones de notre département, le Saint-Lois, le Granvillais, le Cherbourgeois ainsi que le Coutançais ont connu une pression importante. Soyons vigilants.

Rendez-vous en mars. A.L. et K.L.

AU FIL DES MOIS … JANVIER 2022

 

Même si les températures de fin d’année 2021 avoisinent les 16°, que se passe-t-il donc à l’intérieur de la ruche ? Nous avons tous remarqué l’entrée en quantité de grosses pelotes de pollen (de quelle plante ?, nous resterons évasifs sur le sujet). Tout apiculteur, novice ou expérimenté, doit bien connaître le « fonctionnement » de ses colonies. La théorie voudrait que le froid arrive dans notre département, mais après un mois de décembre globalement doux qui a généré encore quelque activité, la grappe devrait être bien formée avec, en son centre, la reine et les provisions autour.

Pendant les mois d’hiver, les abeilles savent maîtriser la température. Celles présentes à l’extérieur de la grappe constituent une « couche isolante » alors que celles du centre, en consommant le miel qui est désoperculé au fur et à mesure de leurs besoins, réchauffent la grappe en contractant certains muscles pour maintenir une température qui oscille aux alentours de 35°. Attention, il ne faut en aucun cas les déranger, elles assurent leur survie en étant groupées et toute perturbation de la grappe peut mettre la colonie en péril. Lorsque le soleil sera bien présent et les températures un peu plus élevées, elles sortiront rapidement pour vider leur ampoule rectale ; pour ceux qui ont leurs ruches dans leur jardin, attention au linge qui est étendu : il pourrait se trouver maculé de tâches brunâtres…

La théorie voudrait que la ponte se soit complètement arrêtée et que le couvain ne soit plus du tout présent, c’est donc le moment de faire un traitement complémentaire contre varroa (acteur principal dans la mortalité des colonies), à l’acide oxalique VarroMed par dégouttement ou Apibioxal et Oxybee, ces trois médicaments possèdent une AMM (Autorisation de mise sur le marché), par dégouttement ou par fumigation, mais ATTENTION : protégez-vous en mettant un masque qui protège des vapeurs d’acides organiques, des lunettes de protection adaptées. Mettez également des gants et une combinaison car l’acide pénètre dans l’organisme par les pores de la peau. Avant ce traitement d’hiver, pensez à poser une plaque graissée sur le fond de la ruche, afin de faciliter l’observation des chutes de varroas pour avoir une idée de l’infestation et de l’efficacité du traitement d’été. Il n’est pas rare de constater la chute de plusieurs centaines voire de quelques milliers de ces parasites qui font des ravages dans nos colonies. Moins le nombre de varroas sera important et mieux se portera la colonie à son réveil.

Candi posé sur le couvre cadre

Si vous avez bien surveillé cet automne l’état des provisions, vous n’avez pas à vous inquiéter, mais si l’élevage a débuté avec l’apparition des premiers chatons sur les noisetiers, la consommation va nettement augmenter ; n’hésitez pas à soupeser délicatement et régulièrement vos ruches et si vous jugez qu’elles n’ont pas suffisamment de provisions, vous pouvez déposer un demi-pain de candi posé sur le trou de nourrissement, en ayant pris soin de ne faire qu’un trou d’environ un centimètre pour éviter que le candi ne coule et englue la grappe avec la chaleur que dégage celle-ci. Pour ceux qui utilisent des nourrisseurs couvre-cadres, soulevez-le, posez délicatement le pain de candi ramolli au préalable sur la grappe d’abeilles, en ayant pris soin d’enfumer pour éviter les écrasements, mettre un journal ou un morceau d’une couverture de survie qui possède un avantage par rapport à la feuille d’aluminium, celui d’être résistante et ne pas se déchirer, cela permettra de bien calorifuger et retournez le nourrisseur (cette opération n’est possible que s’il fait suffisamment doux).

Candi posé directement sur les cadres

Un été pluvieux et froid, avec tout de même une bonne récolte sur le lierre à l’automne aura tout de même permis à nos colonies d’aborder cette phase hivernale dans de bonnes conditions, mais attention, ce début d’hiver assez clément (favorisant la consommation de réserves) implique une surveillance particulière et une vigilance accrue. Il ne faudra pas hésiter à distribuer du candi. Même si cet apport n’est pas le fruit de la récolte des abeilles, apporter du candi vaut mieux que de laisser une colonie « mourir de faim », c’est à la fois très contrariant et impardonnable…

Si vous voulez déplacer vos ruches de quelques mètres, c’est le moment opportun, mais seulement après une période d’une dizaine de jours assez froids et sans sorties. Les abeilles auront alors perdu la mémoire de leur emplacement, et toujours avec précaution, sans choc, posez vos ruches sur leur nouvel endroit.

Faites le point sur le matériel à renouveler et à acheter, ne vous y prenez pas au dernier moment car vous pourriez avoir la mauvaise surprise de constater que votre distributeur soit en rupture de stock… surtout en ce moment où les approvisionnements sont compliqués avec une hausse assez conséquente des prix des matières premières. Pensez au temps de séchage des lasures ou autres produits protecteurs (ruches, ruchettes). Pour ceux qui ont fait l’acquisition de ruches en pin douglas (plus chères mais plus résistantes), le traitement n’est pas obligatoire.

Il est temps également de fondre les cadres pour récupérer la cire. Surtout, ne mélangez pas tout et faites un tri au préalable afin de différencier celle des corps et celle des opercules. La cire la moins belle servira à fabriquer des bougies ou sera vendue à un artiste sculpteur pour ses moules ou à un ébéniste pour la confection d’encaustique et l’autre pourra, à l’aide du gaufrier mis à disposition par votre syndicat, vous permettre de fabriquer vos propres cires gaufrées qui seront d’ailleurs bien mieux acceptées que celles du commerce.

La louche de cire est étalée

Pour conclure, disons que l’automne et l’hiver sont les périodes les plus appropriées pour se cultiver et enrichir sa bibliothèque d’ouvrages apicoles ; vous pourrez y puiser de judicieux conseils car il faut reconnaître que le sujet est complexe ! Plus que jamais, il nous faut être informés. Rendez-vous maintenant en février.

Malgré cette période si particulière que nous traversons depuis maintenant deux ans, bonne année 2022 à toutes les apicultrices, tous les apiculteurs et toutes les abeilles de la Manche !

A.L. et K.L.