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Lutte contre la varroose

Après la récolte du miel, vient la lutte contre le varroa. 

Celle ci concerne toutes les apicultrices et tous les apiculteurs.

Et doit être mise en route le plus tôt possible après la récolte en respectant les protocoles, en fonction des méthodes de lutte choisies.

Chacune et chacun se doit d’y veiller pour le bien collectif.

Le varroa destructor qui porte bien son nom est redoutable pour nos colonies.

La FNOSAD vient de publier (en juin 2021) un guide de 198 pages sur le varroa et la varroose :

guide_fnosad_varroa_et_varroose

AC

Pour une mobilisation générale

Information du SNA :
Bonjour, à toutes et à tous,Dans le cadre de la consultation publique, relative au projet de l’Arrêté Abeilles, il est vraiment très important qu’il y ait une mobilisation générale.Vous pouvez répondre à la consultation publique en laissant un commentaire (démarche très simple) sur le site : https://www.vie-publique.fr/consultations/280568-projet-arrete-protection-des-abeilles-exposition-produits-phyto

En reprenant tout simplement les arguments que vous trouverez dans le document ci-joint : ARRETE ABEILLE Plan Pollinisateurs CONSULTATION PUBLIQUE 01 07 21

et dont voici une sélection de passages utiles :

« Le texte omet notamment de prendre en considération deux conditions primordiales, ce qui le rend moins protecteur encore que la réglementation obsolète actuellement en vigueur !

Pour les pesticides bénéficiant d’une dérogation d’usage sur cultures en fleurs, le texte prévoit d’autoriser les traitements « 2 heures avant le coucher du soleil », sans qu’aucune condition particulière ne permette de réduire le risque d’exposition des abeilles et autres pollinisateurs !

Si cette autorisation d’horaire – contraire à l’avis de l’Anses et des apiculteurs, était maintenue, deux conditions indispensables devraient y être impérativement associées pour sauvegarder les pollinisateurs :
– La notion de température extérieure maximale, qui ne doit pas excéder 12°C.
Car les abeilles et autres pollinisateurs sortent et butinent les fleurs dès que la température atteint le seuil de 12°C.
– La notion d’absence d’abeilles et autres pollinisateurs.

Une notion qui doit s’appliquer sur le terrain et aussi sur l’étiquetage des pesticides, mais qui ne figure même plus dans le nouveau texte soumis à consultation !

La définition des zones de butinage, d’autre part, ne présente aucun critère d’amélioration pour la protection des pollinisateurs par rapport à la réglementation précédente.

Il est à déplorer, enfin, en matière d’évaluation du risque :
– Que la révision des insecticides et acaricides bénéficiant déjà d’une dérogation ne soit pas systématique – alors que celle-ci a été octroyée à partir de tests insuffisants
– Des délais de saisie de l’Anses pour examen des autres catégories de pesticides beaucoup trop longs… jusqu’à 4 ans ! »

Merci pour votre engagement et n’hésitez pas à entrainer le plus grand nombre autour de vous dans cette démarche.

Bien cordialement.

Frank ALETRU
Président


AU FIL DES MOIS… JUILLET 2021

Abeille sur fleurs de thym blanc

Disette jusqu’à la mi-juin puis temps froid, pluvieux, avec peu de périodes propices au butinage, voici donc le bilan de ce mois de juin qui annonce l’été. Les semaines passent et les hausses présentes sur les ruches ont davantage tendance à se vider qu’à se remplir. Le trèfle blanc est magnifique, le tilleul fleurit et le châtaignier arbore de beaux bouquets de chatons prêts à éclore, les bouquets floraux des ronces arrivent, il est vraiment temps maintenant que la météo se mette au beau... Sans avoir vraiment eu de journées très chaudes, les essaimages ont été nombreux pour beaucoup d’entre nous, ils se raréfient maintenant, mais sont néanmoins encore présents, anéantissant le travail de l’apiculteur. Cela reste la loi de la nature, où l’homme peut intervenir, mais ne reste pas maître de la situation.

Cellules royales

Les essaims faits par division étaient à surveiller car, par manque de nourriture, ils n’ont pas pu se développer et quelques pillages ont pu être constatés. Les jeunes reines ont eu du mal à démarrer leur ponte, parfois jusqu’à six semaines après leur naissance… Maintenant que les floraisons sont là et si la météo est clémente avec suffisamment d’humidité, les nombreuses butineuses peuvent aller aux champs et travailler sans relâche du lever du jour à la tombée de la nuit. Les ventileuses ne vont plus chômer, les faux bourdons sortent également à la recherche d’une reine non fécondée, mais, pour eux, les jours sont comptés, la saison de la reproduction touche à sa fin.

Évolution du poids quotidien d’une ruche (type Dadant 10 cadres avec une hausse) située dans le centre-Manche, durant le mois de juin. On constate une nette augmentation du poids entre le 10 et 17, consécutive au beau temps observé pendant cette période et au début de la miellée d’été. On peut remarquer les évolutions quotidiennes de poids qui correspondent aux phases de récolte puis d’assèchement du nectar. Une importante perte de poids s’est produite du 17 au 22 juin, période qui correspond à des pluies quotidiennes et à une absence de sorties.

Essaim par division

Vous pouvez encore faire quelques essaims en ne prenant que des cadres avec du couvain ouvert qui ne pénaliseront pas la miellée en cours et n’affaibliront pas trop les colonies, en prenant soin de placer des partitions là où vous aurez pris des cadres. En règle générale, les essaims faits à cette période essaiment peu la saison suivante car les reines débutant tardivement leur ponte n’ont pas encore une année de ponte derrière elles. La prévention de l’essaimage aura été en 2021 (comme chaque année) une préoccupation majeure pour l’apiculteur et nous aurons connu des essaimages en assez grand nombre en juin.

Ce n’est plus le moment de mettre des cires à construire : le nombre de cirières a considérablement diminué et vous n’aurez plus de cadres bien bâtis ! Concentrez-vous sur la surveillance du remplissage des hausses ; en cas de chaleur humide, le nectar rentre à flot et une petite semaine suffit généralement pour les remplir, sachez que par une belle journée, c’est une dizaine de litres de nectar qui peut rentrer sur les colonies les plus fortes… elles en mettent partout dans le corps de ruche et remontent ce nectar la nuit dans les hausses. Allez le soir visiter votre rucher, vous sentirez des odeurs bien caractéristiques d’une miellée qui se déroule dans les meilleures conditions et pour les plus aguerris, vous reconnaîtrez à l’odeur la plante qu’elles sont allées visiter le plus et vous observerez les ventileuses battre des ailes afin de créer un courant d’air pour assécher le nectar. C’est un spectacle dont on ne se lasse pas ! Vous pouvez retirer des cadres operculés pour les extraire et dans la foulée les remettre vides, le dynamisme que cela engendre incite nos petites protégées à les remplir à nouveau… Dans tous les cas, ces cadres odorants seront remis à la ruche à la tombée de la nuit pour éviter le pillage (un mal souvent sous-estimé).

Ventileuses

Encore et toujours, surveillez les remérages. Dans les colonies où vous ne constatez pas de ponte, introduisez des cadres comprenant des œufs ou un carré découpé à l’emporte-pièce de très jeunes larves afin que les abeilles puissent élever une reine si elles devaient ne plus en avoir.

Bruyères dans la Hague

Fleurs de luzerne

À partir du solstice d’été, la reine réduit considérablement sa ponte et plus on avancera dans le mois et moins les butineuses seront nombreuses. Après le 20 juillet, la grande miellée sera presque terminée. Pour ceux qui ont des ruches sur les bruyères de la lande de Lessay, des falaises de Champeaux, les landes de la Hague ou des emplacements à proximité de champs de sarrasin ou de luzerne, la miellée pourra se poursuivre un peu mais l’essentiel aura déjà été récolté.

Préparons maintenant la miellerie pour accueillir les hausses et récolter le miel, récompense de tous nos efforts (le local doit être propre et sec).

Au mois prochain. A.L. et K.L.

AU FIL DES MOIS… JUIN 2021

 

Joli mois de mai, quand reviendras-tu ?… Cette année encore, le vent froid de nord – nord-est a dominé dans l’ensemble et les « saints de glace » ont duré les trois quarts du mois. Une petite récolte a pu être faite pour certains pendant que d’autres attendent toujours la première goutte de nectar malgré des colonies bien développées. Les essaims artificiels de fin de saison 2020 ont même dû être nourris.

Essaim naturel

Cadre d’élevage de reines type Miller

Essaim par tapotement

 

Peuplement d’une ruche Kenyane au rucher école de Saint-Lô

Mise en place de la ruche Kenyane

Pour ceux qui ont récolté, un peu de colza mais la dominante reste le pissenlit qui donne un miel jaune qui sent légèrement l’étable. Après avoir enlevé uniquement les cadres operculés et remplacé ces derniers par des cadres vides cirés ou juste avec une amorce de cire, le miel extrait, de texture très fine est caractéristique de par sa cristallisation rapide, due au pourcentage élevé de glucose présent dans les miels de printemps. Le miel de printemps est facilement tartinable, mais attention à la cristallisation : il faut le mettre en pots dans les deux à trois jours qui suivent sa récolte.

Cadre de miel operculé

Le beau temps est revenu pour les cinq derniers jours du mois et nous sommes au début de la période creuse, voire de disette (à part les ruches des villes) où les fleurs de jardins donnent encore du nectar avant celles de tilleul, châtaignier, trèfle blanc, ronce qui pointent mais ne sont pas encore ouvertes. Nous aurons probablement cette année un peu de retard pour cette miellée d’été tant attendue qui démarre chez nous aux alentours du 10 juin. Pour celles qui n’ont pas essaimé, les colonies sont prêtes, au summum de leur activité, avec leurs milliers d’abeilles (environ 70000 à cette période). Le pic de l’essaimage est normalement passé, alors patience… Surveillez bien vos essaims artificiels, ils peuvent manquer de nourriture et les reines ont pris du retard pour pondre, n’hésitez pas à les renforcer en couvain ouvert qui ne pénalisera pas la récolte.

Saviez-vous qu’un arbre en fleurs d’une trentaine d’années a un potentiel énorme en production de nectar ? D’où l’utilité de planter également des arbres mellifères pour ceux qui possèdent un peu de terrain. Liste_Plantes_attractives-abeilles

Abeille sur fleur d’olivier de Bohème

Si vous êtes curieux et disposez de temps, vous pouvez faire des mini-extractions pour avoir des miels de différentes origines florales ; il est vrai que dans la Manche, il est toujours compliqué d’avoir des miels monofloraux car la météo nous joue souvent des tours. N’hésitez pas également à faire construire des cadres de hausse pour toujours avoir de la cire en bel état et essayer de prévenir l’essaimage, moins présent, mais toujours d’actualité.

À partir de mi-juin, un temps ensoleillé, une hygrométrie favorable, des fleurs en abondance et des butineuses en quantité favoriseront le remplissage des hausses ; passez régulièrement sur votre rucher, car en une semaine la hausse peut être pleine et si vous voyez que toutes les conditions sont réunies, vous pouvez mettre deux hausses d’un coup, aucun risque à la saison que le couvain ne refroidisse.

La pose de la deuxième hausse : par-dessus ou par-dessous ? Voilà encore une question qui est régulièrement posée mais qui n’a de réponse que pour les apiculteurs convaincus de leurs certitudes. Nous avons essayé les deux méthodes sans aucune différence significative (sans résultat probant signifierait que ni l’une ni l’autre ne donne satisfaction). En tout état de cause, dans le doute, posez une deuxième ou une troisième hausse, cela donnera de la place à la colonie et évitera que les abeilles fassent la barbe sur la planche d’envol. Il faut penser que dans notre région la miellée est courte, donc ne passons pas à côté d’une récolte importante.

Cellules royales d’essaimage

Les essaims : vous en avez sûrement récupéré quelques-uns ; n’hésitez pas à les stimuler, ils se développeront rapidement et pour certains vous empliront une hausse. Pensez à les traiter contre le varroa, avant que le couvain ne soit operculé. Un conseil : une quinzaine de jours après sa récupération et après avoir vérifié la ponte sur trois cadres au moins, cherchez la reine et tuez-la, c’est probablement une reine âgée de plus deux ans, et potentiellement essaimeuse. Les abeilles lanceront un élevage royal et pour 2022 vous aurez une colonie dynamique. Comme toujours, le remérage sera à surveiller de très près. Et même si l’année apicole est loin d’être terminée, vous préparez déjà celle de 2022…

Après ces quelques conseils, place à la miellée qui, espérons-le, sera abondante. Rendez-vous maintenant en juillet.

A.L. et K.L.

AU FIL DES MOIS… MAI 2021

Depuis maintenant plusieurs années, un vent dominant de nord-est souffle au printemps, même si nous avons constaté de très belles journées ensoleillées, la fraîcheur est bien présente et malgré les abondantes floraisons, nos abeilles sortent très peu. Un constat tout de même : les colonies sont très bien développées et à chaque visite, des cires neuves ont pu leur être fournies, pour d’une part leur donner du travail et d’autre part assurer cette rotation des cadres, nécessaire au bien-être de la colonie. Une fois construites, vous allez, quelques jours plus tard, les recentrer dans le nid à couvain afin, d’une part, avoir au centre de la ruche des cadres avec de la cire neuve et d’autre part, pour éviter que les abeilles les chargent de miel si vous les laissez entre le couvain et un cadre de pollen. Pensez à numéroter les cadres pour faciliter cette rotation. Autre précision sur ce sujet, cela permet également de faire développer plus rapidement la colonie car au centre du nid à couvain, la reine viendra très rapidement pondre. La pose des hausses a été faite dès la première quinzaine d’avril avec parfois, par précaution, la pose d’un isolant sur une partie des cadres (papier aluminium, morceau de couverture de survie…) et des essaims artificiels ont pu également être constitués pour augmenter son cheptel ou pallier aux pertes hivernales.

Numéroter les cadres

Sur quelques secteurs bien protégés, les hausses se sont remplies, mais rien à voir avec les miellées de printemps précédentes… il y a quelques années, faire une récolte de printemps faisait partie de l’utopie, mais aujourd’hui, non seulement il y a possibilité d’en faire une, mais cela est indispensable si l’on ne veut pas voir partir sur l’ensemble des colonies, des essaims.

Deux corps de Warré sur une grille à reine font office de hausses

La période tant redoutée de tous les apiculteurs reste l’essaimage et même si vous avez été prévoyants, donné de la cire à étirer, posé des hausses, fait des essaims, quelques départs vont quand même être constatés malgré tous ces efforts. L’essaimage reste le mode de reproduction naturel des colonies d’abeilles, mais voir ou constater une ruche se vider d’une grande partie de sa population peut engendrer un certain découragement, soyons donc vigilants. Un dicton à méditer : essaim de mai vaut vache à lait…

Très bel essaim

En ce début de printemps, l’euphorie qui règne au sein de la ruche est également appelée fièvre d’essaimage, car rien ou presque ne peut contrer ce rituel ancestral. Les ouvrières, poussées par cet instinct, édifieront des cellules en nombre qui pourront potentiellement donner naissance à autant de reines et de surcroît à plusieurs essaims secondaires. En fonction de la météo, quelques jours avant l’éclosion de la première cellule, la vieille reine, mise à la diète pour alléger son poids et lui permettre de s’envoler, partira avec pratiquement la moitié de la population ; de la première éclosion sortira la reine de la colonie et les ouvrières procéderont à la destruction des cellules restantes (sauf en cas d’essaimage secondaire).

Cellules royales d’essaimage

Quelques jours après sa naissance, si les conditions météorologiques le permettent, la jeune reine s’envolera pour le vol nuptial, accompagnée d’une vingtaine d’abeilles. Elle sera alors fécondée par plusieurs mâles ou faux bourdons, une vingtaine, provenant de diverses souches génétiques. Durant sa vie, ce sera sa seule sortie de la ruche (en dehors de l’essaimage). Dans certains écrits, il est relaté le fait que la reine pourrait faire plusieurs sorties…

A noter qu’il faudra surveiller, dans une ruche ayant essaimé, le « remérage », c’est-à-dire le fait que la nouvelle reine ait bien commencé sa ponte. Si, au bout de 3 ou 4 semaines après l’essaimage, l’on n’observe pas de ponte dans la ruche « souche », il faudra introduire dans celle-ci un cadre de couvain ouvert avec œufs, provenant d’une bonne colonie, afin que les abeilles élèvent une nouvelle reine.

Œufs

C’est un peu l’effervescence au rucher et la présence de l’apiculteur est indispensable pour :

  • Surveiller l’essaimage et essayer de le prévenir

  • Préparer des ruchettes et des cadres de cire gaufrée.

  • La cueillette des essaims et la mise en ruche.

Récolte d’un essaim au rucher école

  • Surveiller les colonies en développement et pour celles qui ont des hausses, surveiller le remplissage.

  • Effectuer les premières récoltes. Les miels de printemps, et en particulier celui de colza, sont très riches en glucose. Cette caractéristique fait qu’ils cristallisent rapidement, y compris dans les hausses, d’autant plus si les températures sont basses. Il faut envisager les premières récoltes dès la défloraison des colzas (il faut, si possible, extraire dans un local chauffé et déshumidifié).

Comment prévenir l’essaimage ? Sans les détailler, voici quelques conseils, facilement applicables :

  • A la visite de printemps, bien apprécier les provisions et enlever les cadres de rives, un ou deux bien souvent pourvus de réserves et les remplacer par un ou deux cadres de cire gaufrée à placer juste après le cadre de pollen.

Introduction d’un cadre de cire gaufrée

  • Au-delà de cinq cadres de couvain, prélever des cadres pour faire des essaims. C’est une stratégie « payante » : on limite l’essaimage et, à la fois, on obtient de nouvelles colonies.

Prélever des cadres pour faire un essaim artificiel

Essaim par tapotement

  • Poser des hausses pour donner du volume

  • Surveiller chaque semaine pour voir l’apparition des premières cellules et les détruire ; au bout de deux ou trois passages avec destruction, la fièvre sera normalement retombée. Attention : vérifier la présence d’œufs ou de très jeunes larves avant de détruire les cellules royales ! Cette pratique demande du temps et peut parfois perturber la colonie et la rendre agressive.

Grille à reine ou pas : à chacun sa méthode, mais sur le plan sanitaire, il est incontestable que les grilles à reine empêchent la ponte dans les hausses et ainsi le miel contenu dans les cellules n’est pas en contact avec celles qui ont contenu du couvain. Par ailleurs, le goût du miel peut en être un peu altéré et il peut dans certains cas, avoir un goût dit animal. De même, le travail lors de la récolte est grandement facilité grâce à l’absence de couvain.

grille à reine métallique

C’est également la période favorable pour poser des grilles à propolis pour ceux qui veulent en récupérer pour leur consommation personnelle et également les trappes à pollen, qu’elles soient intégrées dans le plateau ou celles de façade. Un conseil : attendez la défloraison du pissenlit, car son pollen est très amer. Ce pollen pourra être utilisé de deux façons : pour la consommation de l’apiculteur, ou pour distribuer aux colonies à la sortie de l’hiver en le mélangeant avec du candi, il aura un effet dynamisant.

Trappe à pollen

Maintenant que les fleurs sont bien présentes, espérons que la météo sera de la partie !

Rendez-vous maintenant en juin. A.L. et K.L.

Arrêt des cours pratiques dans les ruchers-écoles

Communiqué du SNA (Syndicat National d’Apiculture )

En raison de l’absence de baisse du niveau de contamination de la population française par la COVID 19, le ministère de la Jeunesse et des sports en charge de la vie associative suspend l’autorisation  des cours pratiques en ruchers-école, et ceci, jusqu’à nouvel ordre. Les cours théoriques pourront se poursuivre à distance.

Seuls les Ruchers-école reconnus comme organisme de formation pourront poursuivre les cours pratiques.

Le suivi et l’entretien des colonies du rucher-école est autorisé comme pour tout autre rucher.

Le principe est le suivant : les règles de confinement ne permettent pas de réunion physique https://www.associations.gouv.fr/les-activites-des-benevoles-possibles-en-situation-de-confinement.html

En revanche, les réunions par écrit ou visio sous toujours possibles jusqu’au 31/07/2021 https://www.associations.gouv.fr/report-ou-tenue-des-instances-associatives-ag-ca-un-schema-pour-comprendre.html

Restez prudents.

Bien cordialement. 

Frank Alétru,
Président du Syndicat National d’Apiculture

Travaux apicoles en période de confinement et de couvre-feu

Information du SNA

Suite, à l’annonce du confinement, et du maintien du couvre-feu au niveau national, et afin de répondre à vos nombreuses questions  relatives aux déplacements en lien avec les travaux apicoles ainsi que pour la tenue des cours des ruchers-écoles, nous vous communiquons les informations suivantes:

Les déplacements pour l’entretien de vos ruchers (activité professionnelle ou de loisir) , les déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle, ou de loisir,  les retraits de commandes en magasin et les livraisons à domicile sont autorisés durant cette période.

Si votre rucher se situe à plus de 10 km de votre domicile ou si vous devez transhumer durant le couvre-feu, vous devez vous munir de tous les documents qui prouveront le motif de vos déplacements  soient :

– Votre déclaration télé ruchers qui fait apparaître les emplacements de vos ruchers ainsi que votre numéro SIRET qui correspond à l’identification d’une activité économique et d’élevage ou votre NAPI.

– Un justificatif de domicile

– Votre attestation de déplacement  est téléchargeable sur le site du gouvernement et  vous y cocherez la case correspondant au motif de votre déplacement : https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Attestations-de-deplacement

Pour les ruchers-écoles le protocole est le suivant :

Les élèves sont considérés  arriver au rucher en étant déjà équipés de leurs vêtements apicoles.

1/ Passage des mains au gel désinfectant ou lavage eau savonneuse. Avant toute manipulation dés l’arrivée au rucher-école.

2/ Gants api obligatoires . Il existe des lingettes désinfectantes ; passage des gants (une fois mis aux mains ) à la lingette désinfectante.

3/ Masque obligatoire .

4/ Passage des outils apicoles à la lingette .

Ainsi pas de limite pour manipuler puisque l’environnement  matériel est désinfecté.

Nombre maximum d’élèves autour d’une ruche ouverte :  SELON DISPOSITION ET ECARTEMENT DES RUCHES  pour que les élèves puissent bien voir et maintenir une distance entre eux suffisante.

Distance entre les élèves: 1 mètre logiquement . Mais le principal est qu’il n’y ait pas de contact entre eux.

Qui peut manipuler les outils et les cadres  (le moniteur seul ou le moniteur + les élèves ?   TOUS SI RESPECT DU PROTOCOLE CI DESSUS.

Désinfection préalable  des outils (enfumoir, lève cadre):   Utilisation du gel et des lingettes.  Passage du lève cadre au petit brûleur chalumeau à gaz puis rinçage eau de javel et eau pure.

Renouvellement de l’opération sur le matériel en fin de visite.

Les magasins de matériel apicole peuvent rester ouverts, étant des magasins de première nécessité (alimentation pour animaux) mais avant tout déplacement nous vous conseillons de contacter votre boutique pour connaître les conditions d’accès.

Restez prudents.

Bien cordialement et bons travaux apicoles.

Frank Alétru,

Président du Syndicat National d’Apiculture

AU FIL DES MOIS… AVRIL 2021

 

Un mois de mars plutôt frais malgré les quelques belles journées ensoleillées où nous avons pu observer une activité assez intense. La ponte augmente et le couvain prend de plus en plus de place. Attention aux réserves : elles fondent comme neige au soleil, n’hésitez pas à leur fournir un complément sous forme de pain (candi) sans avoir de regret. Les derniers jours du mois, nous avons vu des températures avoisiner les 20°, et en observant les planches d’envol, l’activité demeurait intense, avec du pollen en quantité et pour ceux qui ont déjà ouvert, une rentrée de nectar assez conséquente.

Évolution du poids de 3 ruches disposées sur des balances, sur février et mars 2021. La perte de poids par ruche varie de 4,4 à 5,1 kg (rucher situé dans le centre-Manche)

En profitant d’une belle journée, il va être temps maintenant de faire une bonne visite de printemps par une température d’au moins 16° et en l’absence de vent. Durant cette visite, il faudra mettre des cadres cirés à construire ou pour ceux qui ont choisi les cadres à jambage, les positionner entre le cadre à pollen et celui du couvain. Pensez à les numéroter, par exemple 21 pour cette année, et lorsqu’ils sont construits et pondus, les replacer au centre du nid à couvain, ainsi leur renouvellement se fera plus aisément. Il faut impérativement faire de la place afin que la ponte puisse garnir une bonne partie des rayons. Un couvain compact et concentrique sera le signe d’une reine prolifique.

Numéroter les cadres cirés à construire (expl : 21 pour cette année)

Profitez également de ces premières visites pour repérer la reine et la marquer, cela sera plus aisé que d’attendre que les populations soient importantes. Pour le marquage, deux façons de procéder : utiliser le piston pour encager la reine et la marquer avec un stylo type Posca (une encre à l’eau) ou pour les plus habiles, sans gants, vous attrapez la reine entre vos doigts et vous la marquez. Pour les débutants, vous pourrez vous entraîner sur des mâles afin de pouvoir maîtriser la pression sur l’insecte pour ne pas l’écraser… Rappel : les reines de 2020 seront marquées en bleu.

Capturer le reine avec le piston

Marquer la reine en bleu pour 2020

La colonie croît rapidement, les naissances se font de plus en plus nombreuses, il faut impérativement donner du travail à la nouvelle génération d’abeilles, elles sont dans la première quinzaine de leur vie, productrices de cire en quantité. Il faudra également penser à préparer les hausses,.. car depuis quelques années maintenant, nous faisons une récolte de printemps et l’an dernier, en certains endroits, cette récolte a été aussi bonne que celle d’été.

Cadre de couvain operculé et miel operculé

Le couvain de mâles commence à apparaître sur certaines colonies mais attention : s’il est trop important, c’est peut-être déjà un message que la colonie se  prépare à essaimer.

Nous l’avons déjà vu lors des cours du rucher-école, mais une petite révision n’est jamais néfaste. Une fois née, l’abeille passe par différents stades :

  • À peine sortie de sa cellule, elle commencera à s’affairer pour la nettoyer, afin que la reine puisse pondre de nouveau, la jeune abeille jouera ce rôle pendant à peu près deux jours.
  • Ensuite viendra le stade « nourrice » pendant une dizaine de jours, elle secrètera, à l’aide de ses glandes hypopharyngiennes la gelée royale qui servira à alimenter pendant les trois premiers jours, toutes les jeunes larves et bien sûr la reine. De même, durant cette période, elle contribuera, car « tout le monde » s’y met durant la nuit, butineuses comprises, à maintenir une chaleur constante, estimée à 35°.
  • Après ces stades de nettoyeuse, couveuse et nourrice, viendra celui de cirière ou maçonne pendant une petite dizaine de jours, Elle produira des petites écailles de cire grâce à des glandes situées sous l’abdomen. Elle s’affairera à réparer et à construire de nouvelles alvéoles. Saviez-vous qu’il faudra à la colonie consommer entre cinq et sept kilos de miel pour fabriquer un kilo de cire ?
  • Un nouveau statut lui est maintenant défini, celui de ventileuse et gardienne. Grâce à ses battements d’ailes, elle maintiendra une température constante, ventilera l’excédent d’humidité et, en se trouvant sur le devant de la porte d’entrée, elle assurera également son rôle de gardienne.
  • Son dernier rôle, celui de butineuse pendant environ trois semaines. En fonction des conditions environnementales, de la distance à parcourir, de la météo, le stade « butineuse » peut durer beaucoup plus longtemps si les abeilles ne peuvent pas sortir, pour aller chercher le nectar, le pollen, l’eau nécessaire à l’élevage et la propolis. Elle s’épuisera plus ou moins rapidement.

Ventileuses

Rendez-vous maintenant en mai.                                                                       A.L. et K.L.

Décès de Michel Le Béchec

Décès de Michel Le Béchec, ancien président du GDS apicole de la Manche

Venu  de sa Bretagne natale pour enseigner à Villedieu-les-Poêles, Michel y a installé ses premières ruches il y a une cinquantaine d’années.

Son intérêt pour le monde des abeilles l’a passionné tout au long de sa vie, il a développé son activité apicole en y consacrant beaucoup de son temps ; celle-ci prenant parfois largement le dessus sur les loisirs que son activité d’enseignant aurait pu lui accorder.

Personnellement, lorsque je suis entré dans le monde apicole « Manchois » au début des années 80, Michel était déjà très actif au sein du Groupement Sanitaire Apicole de la Manche (GDSA) au côté du président M. Ledieu. Il lui a succédé à la présidence en 1987, fonction qu’il a occupée jusqu’en 2010, date à laquelle il s’est retiré pour raisons de santé.

Michel a également présidé la Fédération Nationale qui regroupe les organisations sanitaires apicoles départementales de 2001 à 2007, il a œuvré pour la défense de l’apiculture au niveau national en participant à de nombreuses réunions et congrès.

Tous ces engagements au service de l’apiculture lui ont valu la reconnaissance du ministère de l’Agriculture en l’honorant du titre de chevalier de l’Ordre du Mérite Agricole.

Michel, aujourd’hui au moment où tu nous quittes, tous les apiculteurs te remercient pour tes engagements et tes actions en faveur du monde des abeilles.

Nous présentons nos sincères condoléances à son épouse, ses enfants et sa famille.

Bernard PONCET

 

Ruche connectée

Installation de balances connectées dans les ruchers-écoles

De plus en plus d’apiculteurs s’équipent de balances « connectées » ou « automatiques » dans leur rucher. Ce sont des dispositifs de pesée qui renvoient des données numériques sur un serveur consultable à distance, selon une certaine périodicité (chaque heure par exemple).

Les intérêts sont nombreux :

  • suivi d’une miellée en cours ;

  • détection de l’essaimage (grâce à la variation de poids) ;

  • contribution à l’analyse de la biologie d’une colonie (par exemple, diminution du poids durant l’hivernage) ;

  • alerte transmise par SMS ou mail en cas de forte variation de poids (vol, malveillance…).

Après plusieurs contacts (dont certains infructueux) et après nous être documentés et renseignés, nous avons retenu un modèle proposé par la société CBK1 (Connected Beekeeping) qui propose un module pouvant équiper 4 ruches pour un coût de 400€, utilisant le « signal » Sigfox2 (il faut que ce dernier soit présent dans le rucher pour ce modèle).

Les trois ruchers-écoles du département vont être équipés et, le samedi 13 février, nous avons installé ces balances à Saint-Lô (il faisait froid !).

La ruche est déplacée.

Balance posée sur une dalle, recouvrant deux parpaings. Ensuite, un carreau de carrelage de 45×45 sera placé sur la balance et la ruche sera installée sur l’ensemble. Plus tard, le câble sera relié à un boîtier.

Les 4 balances sont connectées à un boîter fixé sur l’une des ruches équipées, il transmettra les données numériques. Pas de piles ou de batterie, tout fonctionne grâce à l’énergie solaire.

 

Voici les données consultables sur l’interface développée par le fabricant. Les 4 lignes du haut représentent les résultats de pesée qui ont lieu chaque heure (précision de 200 g), celle du bas étant la température enregistrée sur le boîtier (exposé à l’Ouest, d’où une température élevée en fin de journée). Cet enregistrement ayant eu lieu en février, les données sont bien sûr stables. L’échelle peut être modifiée comme l’apiculteur le souhaite et il est également possible de générer un fichier reprenant toutes les données pour les exploiter sous un tableur.

Nous sommes impatients d’observer les premières variations de poids liées à l’activité des abeilles ! De même, nous publierons et commenterons ces données dans la rubrique mensuelle « Au fil des mois ».

KL

: https://www.connectedbeekeeping.fr

2 : Sigfox est un opérateur de télécommunications français.