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Appel de Quimper du 21 octobre 2022

Appel de Quimper du 21 octobre 2022                                      

Actions syndicales conjointes

SNA – UNAF- Confédération Paysanne

soutenues par l’association Beefriendly

 Signer l’appel sur change.org : lien  ici

Liste des mesures agricoles faciles à mettre en place et à encourager d’urgence.

Pour faire face au déclin des pollinisateurs, freiner la dramatique perte de biodiversité, et relever le défi du bouleversement climatique.

Confrontés aux effets du dérèglement climatique qui s’ajoutent aux conséquences déjà mortelles des pesticides, du varroa et du frelon asiatique et conscients aussi du rôle irremplaçable des abeilles et des insectes pollinisateurs dans les productions agricoles, la production grainière et le maintien de la biodiversité, apiculteurs, agriculteurs, forestiers, élus, usagers du territoire s’unissent, en ce premier jour du Congrès européen d’apiculture pour lister des mesures agricoles d’urgence, faciles à mettre en place, favorables aux abeilles et aux pollinisateurs en grand danger aujourd’hui :

L’objectif est multiple et répond aux nombreux défis auxquels nous sommes confrontés :

• Supprimer la dépendance agronomique et économique aux pesticides.

• Arrêter la course à l’agrandissement des exploitations qui réduit le nombre d’agricultrices et d’agriculteurs dans les territoires.

• Favoriser le retour des oiseaux et des chauve-souris, prédateurs naturels des “ravageurs des cultures”.

• Adapter l’agriculture au dérèglement climatique par un accroissement de la diversité végétale et la mise en place de cultures plus résistantes aux températures élevées et moins consommatrices d’eau.

• Maintenir voire augmenter les rendements agricoles actuels dans le contexte du dérèglement climatique en favorisant la résilience des sols et de la végétation.

• Maintenir voire augmenter les rendements agricoles actuels, en recréant des conditions de vie favorables aux abeilles et aux pollinisateurs qui permettent la production des ⅔ des fruits et légumes, la production grainière et 80% des fleurs (INRAE, mai 2014).

• Empêcher l’érosion des terres cultivables engendrée par le ruissellement des eaux, en les retenant dans le sol des champs.

• Végétaliser les villes pour lutter contre le réchauffement et offrir gîte et couvert aux pollinisateurs.

• Permettre aux apiculteurs de maintenir leurs productions apicoles et favoriser le bien-être de leurs abeilles.

Les 12 mesures exigées par les signataires de l’Appel :

1 Planter des arbres, des arbustes et des haies dans les champs cultivés et à leurs bordures pour héberger et nourrir les oiseaux, les chauves-souris, les pollinisateurs et la faune sauvage.

2 Redécouper les immenses champs cultivés actuels en des mosaïques de parcelles cultivées plus petites séparées par des haies.

3 Laisser les sols couverts de plantes toute l’année, en ne labourant plus les champs et en semant directement dans le sol en “semi sous-couvert”.

4 Favoriser les essences et les plantes mellifères plus résistantes au bouleversement climatique, comme le sainfoin, la luzerne ou le mélilot.

5 Planter des arbres mellifères à racines profondes sur la partie la plus élevée des champs, des arbustes et des haies dans les parties intermédiaires et les plus basses, et créer des talus et des baissières suivant les courbes de niveaux naturelles des terrains.

6 Planter des végétaux mellifères et pollinifères en bordures de cultures ou en intercultures, et ne plus faucher les bordures des champs.

7 Mieux protéger les ruisselets existants, créer des petites mares et des retenues collinaires, bordés d’arbres pour diminuer l’évaporation de l’eau, à moins de trois kilomètres des ruches afin de favoriser des microclimats plus favorables.

8 Privilégier les prairies naturelles et soutenir l’élevage à l’herbe, moins coûteux en intrants.

9 Stopper la déforestation et encourager la gestion de forêts diversifiées en combinant les essences (notamment favorables aux pollinisateurs) et freiner l’expansion des monocultures d’arbres résineux, fragiles, peu productives à long terme et sensibles au bouleversement climatique.

10 Aider les agriculteurs à redéfinir leurs parcellaires et diversifier leurs productions pour augmenter significativement les infrastructures agroécologiques (mares, talus, fossés…). Et créer de nouveaux débouchés, source d’emplois sur les territoires (valorisation et bonne gestion du bocage par exemple).

11 Soutenir par des aides la transition vers l’agriculture biologique et l’agroforesterie.

12 Favoriser la labellisation des exploitations avec l’association Bee Friendly qui œuvre pour une reconnaissance d’une agriculture respectueuse de l’ensemble des pollinisateurs et de la biodiversité par des pratiques agricoles plus vertueuses.

Les signataires demandent une mise en place rapide et à vaste échelle, de ces mesures indispensables pour la sauvegarde des abeilles, des pollinisateurs, de la biodiversité, de l’apiculture comme de l’agriculture.

C’est notre avenir commun qui est en jeu !

Premiers signataires à l’initiative de l’Appel de Quimper :

A votre tour de signer et faire signer 

AU FIL DES MOIS… NOVEMBRE et DECEMBRE 2022

Frelon asiatique accroché à une branche et qui découpe une abeille

Exceptionnellement doux et inquiétant ce mois d’octobre : peu de pluie, températures élevées et jusqu’à 23° relevés… Le lierre a donné et a permis aux colonies de faire le plein de nectar et de pollen pour celles qui n’ont pas eu à affronter les assauts incessants des frelons asiatiques. Depuis son apparition dans le département, jamais nous n’avons constaté une telle pression et prédation avec jusqu’à 20 spécimens devant chaque ruche… Le réveil de printemps risque d’être douloureux car même si les populations d’abeilles sont satisfaisantes, peu ou pas de couvain en cette période où la population d’hiver devrait voir le jour. Il est encore temps de donner un peu de sirop de stimulation, très dilué, pour favoriser la ponte de la reine.

Nid de frelon asiatique

Vers le 20 octobre, nous avons eu un fort coup de vent, des nids de frelons asiatiques sont tombés à terre et des nids « satellites » sont apparus, ce qui a engendré une certaine agressivité. Soyez donc vigilants et prudents.

Il faut s’assurer quand même que les colonies aient entre 15 et 18 kg de provisions pour passer l’hiver dans de bonnes conditions. Les nuits vont normalement se rafraîchir et petit à petit, nous allons rentrer dans la trêve hivernale ; il faudra attendre maintenant le mois de janvier pour voir l’éclosion des chatons de noisetiers, signe de la reprise de l’élevage.

Déplacement des lanières de traitement

Comptage des varroas sur une surface graissée

Traitement varroa. Si les techniques utilisées pour lutter contre varroa diffèrent, les traitements doivent être réalisés, et rappelons que plus il est fait tôt après la miellée et meilleur sera le résultat. Si vous utilisez Apivar ou des lanières d’une autre marque, vous pouvez les changer de cadre et dans une quinzaine de jours, pensez à les retirer. Effectivement, si 12 semaines de traitement sont conseillées (sauf pour l’Apitraz, où il est conseillé de ne le laisser que 6-7 semaines) il ne faut surtout pas les laisser tout l’hiver car il y a un risque de pollution des cires et d’accoutumance pour les varroas à la matière active. Profitez d’une belle journée pour ouvrir et les retirer. Par ailleurs, il faut toujours manipuler les lanières avec des gants.

Isolation d’une ruche

Isolation des ruches. Dans la nature, l’abeille se satisfait de l’endroit qu’elle a trouvé et choisi pour s’installer, mais vous pouvez vous rassurer en déposant au-dessus du couvre-cadres une plaque isolante ou tout simplement deux journaux, ce n’est pas cher et efficace mais si le toit n’est pas parfaitement étanche, vous risquez une infiltration d’eau et avoir de l’humidité. Il existe dans le commerce des mousses isolantes, type Apifoam, complétées d’une plaque « Isoruch » qui sont très recommandables. Pour cette dernière, vous pouvez la placer directement sur les cadres, elle permettra de conserver la chaleur.

Entretien du rucher

Entretien du rucher. C’est la période où vous allez pouvoir élaguer si nécessaire l’environnement de votre rucher, rajouter des plots si vous souhaitez l’agrandir, passer un dernier coup de tondeuse ou de débroussailleuse pour être prêt pour le printemps.

Commande de matériel. En cette période de troubles, l’approvisionnement peut être compliqué, réfléchissez déjà à vos achats, ne vous y prenez pas au dernier moment car les fournisseurs ont du mal à fournir en pleine saison apicole. L’hiver, on peut également trouver du matériel d’occasion. Pour les ruches et les ruchettes, le temps de séchage peut être long avec certaines peintures, il est donc intéressant de les acquérir dès le début de l’année. Si le bois de construction utilisé est de bonne qualité (type douglas), il n’est pas nécessaire de les peindre, vos ruches vont « griser » et elles seront aussi résistantes que si elles étaient peintes.

Ruche kenyane en douglas

Réservation des essaims. Ils sont malheureusement très difficiles à obtenir dans notre département. Là aussi, si vous en avez besoin, il faut les réserver le plus tôt possible ; ce sera trop tard quand les beaux jours reviendront. Attention à leur provenance, un commerce avec des essaims venant de pays étrangers se pratique, essayez de rester local…

N’hésitez pas à passer une fois par semaine sur votre rucher, pour s’assurer que tout est en bon ordre.

Passez de joyeuses fêtes de fin d’année et rendez-vous maintenant en janvier.

A.L. et K.L

Projection du film “Une terre sans les abeilles”

La Manche Apicole a été sollicitée pour participer à un débat après la projection du film “une terre sans abeilles” au cinéma le Palace d’ Equeurdreville le 17 octobre 2022 à 20h30.
A cette occasion, les apiculteurs du nord Cotentin sont invités à venir voir ce film et participer s’ils le souhaitent, au débat qui suivra en dehors de toute polémique politique.

Synopsis

Les alertes et alarmes sont nombreuses. On sait aujourd’hui que les abeilles sont menacées partout dans le monde. En France, 56 millions d’abeilles meurent chaque jour. Quelles sont les solutions envisagées ? Comment l’être humain répond-il à cette situation ? Les réponses sont diverses. Certaines sont ubuesques, futuristes, d’autres innovantes, d’autres encore sont solidaires et collectives. Partons autour du monde à la rencontre des divers acteurs et à la découverte des solutions envisagées. De l’Amérique à l’Asie, en passant par l’Europe, derrière les réponses apportées, se dessine le monde de demain.

Flyer Une terre sans abeilles

Pour les apiculteurs du centre Manche ou sud Manche

Granville le 11 novembre à 16h

Villedieu-les-Poêles le 15 novembre à 18h

Dans le cadre du traditionnel Troc’Plantes du 11 novembre de Manche-Nature à Granville en partenariat avec Granville Environnement, Sel’In et Agissons pour le Climat Granville terre et Mer

Projection débat autour du film “Une terre sans abeilles” 

Vendredi 11 novembre après-midi : Troc’Plantes à partir de 14h

projection-débat à partir de 16h

Granville

Quartier Saint-Nicolas, parvis de l’AGORA et Salle Santorin

Après la projection du documentaire

Une discussion vous sera proposée avec les intervenants :

Michel LECHARPENTIER, Président Départemental du groupement Défense Sanitaire section Apiculture, Jacques ALLAIN apiculteur « Farm’Abeille » à Bréhal. Des naturalistes nous feront une présentation plus large des différents pollinisateurs.

Villedieu

Le film sera également projeté au cinéma le Rex à Villedieu les poêles le 15 novembre à 18h et un débat aura lieu avec des apiculteurs

AC

2023 nouvelle signalétique de tri obligatoire sur les pots de miel

 

 

La Manche apicole a réglé la redevance Citéo, pour une partie des adhérents, auprès du SNA en 2022, et à ce titre nous vous rappelons les principales informations concernant la nouvelle signalétique obligatoire présentant la règle de tri des emballages ménagers et des papiers graphiques (sur les étiquettes des pots de miels et de tout autre produit conditionné ou emballé par l’apiculteur en vue de la vente).

Cette signalétique de tri harmonisée (Triman et Info-tri), développée par CITÉO pour inciter les consommateurs à déposer tous leurs emballages et papiers dans le bac de tri, devra être apposée obligatoirement sur tous les emballages ménagers et tous les papiers graphiques (1) à partir du 1er janvier 2022 et au plus tard le 9 mars 2023 (loi AGEC, Art.17).

Signalétique de tri : Info-Tri-Citeo-SNA

Possibilité de charger les fichiers Citéo via Wetranfer : https://we.tl/t-EqkihGSqGx

La Manche apicole vous propose une formule pour les pots en verre conçue à partir des fichiers de Citéo :

Une planche d’étiquettes en PDF : Etiquettes tri selectif LMA

Une matrice modifiable : Logo tri-selectif couvercle et pot verre LMA

Une image tri-sélectif :

 

 

AC

AU FIL DES MOIS… OCTOBRE 2022

Abeille sur fleurs de lierre

Un été chaud et sec comme on n’en avait pas vu depuis de nombreuses années s’achève. Les abeilles ont pu sortir pendant toute la durée des floraisons (sauf sur le trèfle qui a rapidement « grillé ») et ainsi, contrairement à 2021, nous pouvons écrire aujourd’hui que dans l’ensemble, ce fut une belle et bonne année apicole. Les floraisons sont maintenant presque terminées, le lierre est en fleurs et apporte du nectar en quantité non négligeable, ce qui favorisera la ponte et les naissances des futures abeilles d’hiver et plus elles seront nombreuses et mieux se passera l’hivernage. L’important apport de pollen facilitera le redémarrage de nos colonies courant janvier, à condition bien sûr que la météo soit favorable.

Nourrisseur plastique dans une hausse vide

Le sirop de nourrissement. Deux solutions, vous pouvez l’acheter dans un commerce apicole en bidons ou en seaux (il est bien assimilable et sans odeur) ou le préparer vous-même, donnez-lui alors une concentration importante en sucre, 5 litres d’eau pour 16 kg de sucre agrémenté de 4-5 cuillères à soupe de vinaigre de cidre car la transformation reste toujours délicate pour nos abeilles et il ne s’agit pas de les épuiser. Ce nourrissement d’appoint doit être terminé pour le 15 octobre, au plus tard. Dans tous les cas, le sirop doit être distribué le soir pour éviter le pillage (surtout si vous le préparez vous-même, celui du commerce posant moins problème sur ce point). À cette période, Il est préférable de donner du sirop plutôt que du candi, car plus facilement assimilable ; il faut savoir qu’en donnant du candi, les abeilles auront besoin d’eau pour le dissoudre et le consommer et en période hivernale, les sorties ne sont parfois pas possibles.

Cadre nourrisseur en bois

Renforcement des ruches faibles. Si vous possédez plusieurs colonies, essayez « d’équilibrer » leur force en étant, bien sûr, vigilant sur l’état sanitaire de celles où vous aller prélever…. Ainsi, si vous disposez d’une ruche comprenant plus de 3 cadres de couvain, il est possible d’en donner un à une colonie qui n’en possèderait que un ou deux. Le raisonnement est le même pour les cadres de provisions : on trouve parfois des colonies très « chargées » et d’autres qui le sont peu.

Niveau des ruches. Pensez à les caler en leur donnant une pente vers l’avant, à la fois cela permettra aux abeilles de ne pas se noyer dans le sirop de nourrissement que vous leur avez donné et pendant cette longue période hivernale, l’écoulement de l‘humidité présente dans les ruches sera facilitée.

Tiroir pour fermer le plateau plastique

Fermer les plateaux. Pour ceux qui avaient choisi d’ouvrir le fond de leurs ruches, pensez à glisser vos plaques pour éviter les courants d’air à l’intérieur.

Toits. S’ils sont plats, vous pouvez y poser une grosse pierre ou un petit parpaing afin qu’ils ne soient pas emportés par le vent. Il est également intéressant de mettre une couche de matière isolante entre les toits et le couvre-cadres.

Portière anti-frelons

Intrusion des rongeurs. C’est le moment de poser les portières à l’entrée des ruches pour éviter que des intrus viennent s’installer bien au chaud pour passer l’hiver ; nous pensons au mulot, il trouvera gîte et couvert et souillera l’intérieur. Cet aspect est important et il n’est pas rare, malheureusement, de retrouver des colonies mortes à cause des rongeurs. Choisissez plutôt des portières anti-frelons pour également éviter leur intusion.

Partition en position 10

Partitions. Il est grand temps de resserrer les colonies avec des partitions pour celles qui sont un peu moins populeuses, car il faut toujours penser au calorifugeage, moins il y aura de déperdition et mieux ce sera.

Lanières de traitement anti-varroa

Traitement contre varroa. Phase très importante, il est grand temps de faire le traitement et surtout il est indispensable pour la survie des colonies. Si vous avez utilisé des lanières, grattez-les à la brosse métallique (pour enlever la propolis) au bout de 4-5 semaines depuis la pose et repositionnez-les là où se situe le couvain car il ne faut pas oublier que la grappe se déplace…

Mise en hivernage. A partir de maintenant, plus d’intervention sur vos ruches, après le travail important qu’elles ont fourni, elles ont bien mérité qu’on les laisse en paix.

Nos abeilles souffrent de beaucoup de maux. Les paramètres que l’on peut maîtriser restent peu nombreux, cependant, l’action de l’apiculteur en début d’automne est déterminante : traitement varroa, compléter si besoin les provisions et mise en place des partitions.

Prochain rendez-vous en novembre. A.L. et K.L.

Hydromel aux poires et aux pommes

 

A la demande de plusieurs élèves du rucher-école Karl propose sa recette d’hydromel au poires et aux pommes

                                             Hydromel aux pommes et aux poires
L’hydromel semble être une des plus vieilles boissons alcoolisées élaborée par l’Homme.
Beaucoup d’apiculteurs (et pas seulement eux) se prêtent à sa « fabrication ». Celleci peut
sembler facile mais il existe néanmoins de nombreuses subtilités qui peuvent faire la différence
entre une boisson saine et agréable et des « piquettes au miel » qui peuvent parfois dégoûter
durablement.

La Nature est bien faite et rend parfois les choses faciles. Tel est le cas de la fabrication du
cidre et du vin. Effectivement, les jus de pomme et de raisin contiennent l’un et l’autre :

des levures qui, la plupart du temps, sont de qualité ;

des matières azotées et minérales nécessaires au développement de ces levures.

Hélas, le miel qui est pourtant un produit très noble ne contient que très peu de ces dernières
et il faut donc en amener… Cet aspect est d’une importance fondamentale dans l’approche
de la fabrication d’hydromel et, pour obtenir une boisson de qualité, il faudra apporter :

des matières azotées et minérales en quantité suffisante ;

des levures sélectionnées.

On peut apporter « le tout » grâce à des spécialités commerciales mais les amateurs de fruits
que nous sommes disposent dans leur verger de tout ce qu’il faut ! Ce sont ces éléments qui
permettent la fermentation « spontanée » d’un jus de raisin, de pomme, ou de poire.

Pour faire un bon hydromel, il faut une fermentation rapide (contrairement au cidre). Celleci
sera permise, entre autres, par une température comprise entre 20 et 25°. C’est donc l’été qui
convient le mieux (à moins de chauffer la pièce) et les fruits d’été conviennent très bien. De
plus, ces derniers étant souvent de conservation assez courte, ils trouveront là une « utilisation »
à propos…………

Pour lire la suite : Hydromel aux poires et aux pommes

Egalement :

Les hydromels et autres boissons miellées 

Les hydromels ou vins de miel aux fruits

Réunions de secteur 2022

 

Réunion de secteur Nord-Cotentin : 

La réunion du secteur nord Cotentin a été programmée le samedi 1er octobre 2022 de 9h30 à 12h00 à l’hôtel de ville de Cherbourg-Octeville.
Le salon de l’Impératrice est mis à notre disposition de 9h00 à 12h00 avec une soixantaine de chaises.
Ce salon est au 1er étage à gauche de la salle des mariages (entrée au bas de la rue de la paix).

Si vous le souhaitez, nous pourrons déjeuner ensemble.

Ce sont les mêmes modalités qu’en 2021 sans les mesures Covid.

Réunion de secteur Saint-Hilaire-du-Harcouët :

Elle se déroulera le samedi 8 octobre 2022

Dans la salle de réunion à l’Espace Saint-Hilaire, route de Paris. Rendez-vous à 10 h.

Si vous le souhaitez, nous pourrons déjeuner ensemble.

Concours des miels : 

Les échantillons pour le concours des miels seront également réceptionnésPensez à joindre l’étiquette modèle (sans la coller) que vous trouverez dans le bulletin annuel ainsi que le chèque de 7 € par échantillon (2 pots de 250 g par échantillonpour la participation aux frais du concours. Pour simplifier la tâche du trésorier, évitez de donner de l’argent liquide.
N’hésitez pas à consulter le bulletin annuel ainsi que le site lamancheapicole.fr pour prendre connaissance des modalités du concours des miels et pains d’épices.
Le concours des miels et pains d’épices départemental aura lieu le samedi 22 octobre 2022
Date limite du dépôt des échantillons le 08 octobre 2022

AU FIL DES MOIS… SEPTEMBRE 2022

Malgré les quelques pluies observées sur la deuxième moitié d’août, nous sommes toujours en période de sécheresse et n’avons pas eu de réelles précipitations depuis la première quinzaine de juin. Tout a « grillé » dans notre Normandie si verte habituellement… Malgré cette année sèche, globalement, une belle saison apicole qui touche maintenant à sa fin. Les récoltes sont maintenant terminées, quelques confrères espèrent encore récolter sur le sarrasin ou la luzerne, mais cela retarde la mise en place du traitement anti-varroas… Les colonies ont été resserrées pour celles qui ne garnissaient pas la totalité du corps de ruche, la visite complète effectuée pour vérifier l’état sanitaire, les portières mises. C’est l’heure maintenant du bilan.

Nid de frelon asiatique

Le frelon asiatique : une vraie calamité cette année, sa présence est exponentielle, les relevés faits par la FDGDON relatent plus de 4700 nids à la fin août, autant qu’en fin de saison 2018. Les colonies souffrent, 4-5 frelons sont souvent présents devant chaque ruche. Espérons qu’il ne perturbera pas trop nos colonies car la nouvelle génération d’abeilles, dites « abeilles d’hiver » va voir le jour et pourra ainsi assurer la pérennité et une bonne préparation à l’hivernage.

Piège à frelons

Piège à frelons

Piéger sur les ruchers où il est présent est primordial, même si cela n’endiguera pas le prélèvement d’abeilles mais réduira la nuisance. Un petit rappel sur l’appât : 1/3 de bière brune, 1/3 de vin blanc et 1/3 de sirop de fruits rouges. Un autre appât qui fonctionne également bien : un mélange d’hydromel et de cidre, également l’eau résiduelle de la fonte des cires.

Portière anti-frelons

Le stockage des hausses : à effectuer après les avoir faites lécher sur les corps de vos ruches (en aucun cas ne pas les mettre à lécher à l’air libre, cela crée une grande excitation, favorise le pillage et attire les abeilles des ruchers voisins avec un risque d’échange de maladie…). Vous pouvez ainsi positionner jusqu’à 4 hausses en même temps par colonie en attendant, surtout, la tombée de la nuit. Le trou de nourrissement ouvert, vous les laissez trois ou quatre jours, pas plus car les abeilles peuvent à nouveau stocker, elles vous les nettoieront et reconstruiront ce qui a été détérioré, et, de plus cela peut contribuer à relancer la ponte.

Les cadres avec du pollen seront remisés, la propolis grattée et vous pouvez déjà préparer la prochaine saison en laissant dans chaque hausse, un espacement équivalent à deux ou trois cadres qui seront remplacés en début de saison.

Hausses préparées pour la prochaine saison

Afin de ne pas avoir de mauvaise surprise au printemps en découvrant la cire des cadres mangée par la fausse-teigne, empilez les hausses sur un support type parpaing, une grille à reine, un ensemble d’une dizaine de hausses coiffée d’une grille à reine et le tout sous une avancée, ce qui permettra une ventilation de la « colonne » et les larves de fausse-teigne ne pourront pas se développer. Surtout ne pas les stocker au fond du garage.

Fausse teigne

Toile de fausse teigne

Larves de fausse teigne

On trouve également chez les détaillants apicoles le bacille de Thuringe, ennemi des larves de lépidoptères, utilisable en agriculture biologique.

L’état des provisions : vous ne trouverez aucune homogénéité de vos colonies dans la gestion des provisions, certaines seront conséquentes et d’autres non. Il ne faut pas hésiter à les répartir dans d’autres plus faibles et apporter un complément en sirop non-dilué à celles qui sont vraiment légères (celui du commerce présente un avantage : il est tout prêt et ne dégage aucune odeur, si bien que vous ne risquez que très peu le pillage). Un conseil : il vaut mieux nourrir au sirop car il est plus assimilable que le candi, plus indiqué en période hivernale.

Pillage dans une ruchette

Resserrer ses colonies : c’est une gestion au cas par cas, certaines seront tellement populeuses que vous les laisserez sur les 10 cadres de corps. Cependant, beaucoup auront besoin d’être partitionnées, elles ne passeront que mieux la période hivernale.

Partition

Le regroupement : deux non-valeurs ne feront jamais une forte colonie… mais vous pouvez tout de même réunir deux petites afin qu’elles puissent passer la période hivernale ; pour cela, attendez le soir et vous superposez les deux ruches séparées de deux feuilles de papier journal (entaillées de quelques coups de couteau) ; la nature fera le reste, les odeurs vont se diffuser, se mélanger et la reine la plus vaillante tuera sa rivale. Le lendemain ou le surlendemain matin, les deux colonies n’en feront plus qu’une.

Le conditionnement du miel : le miel ayant bien décanté (une dizaine de jours), il peut maintenant être mis en pots ; certains apiculteurs l’ensemenceront avec un miel à cristallisation très fine (la plupart des miels de printemps) pour lui donner un aspect plus crémeux et plus agréable en bouche.

Que faire de la cire ? Il y en a deux sortes, celle des cadres réformés dite « de corps » qui sera fondue à la chaudière ou un peu plus tôt dans la saison, au cérificateur solaire (en cette année 2022, il n’y a eu aucun problème à fondre les cires, le soleil était tellement présent que plusieurs fournées pouvaient être mises en place le même jour). Elle sera revendue ou échangée chez votre fournisseur de matériel apicole.

Cérificateur solaire

Vous avez également de la cire d’opercules, moins abondante, mais d’une grande pureté, il faut l’isoler et la conserver sur plusieurs années en fonction du nombre de ruches dont vous disposez, et ensuite la recycler, La Manche Apicole prête à ses adhérents un gaufrier à cire à refroidissement par eau, le meilleur moyen pour utiliser ses propres cires, les abeilles vous le rendront bien.

La louche de cire est étalée

Le traitement contre les varroas. À cette époque, il devrait déjà être réalisé… Si tel n’était pas le cas, cela devient très urgent…

Prochain rendez-vous en octobre. A.L. et K.L.

AU FIL DES MOIS…AOÛT 2022

Abeille sur fleurs de trèfle blanc

Un printemps exceptionnel aussi bien en hygrométrie qu’en température, a permis un développement très rapide de nos colonies. Les hausses ont pu se garnir de miel assez rapidement et pour certains apiculteurs, deux récoltes : une en mai et l’autre en juin ont pu être réalisées. Le creux de miellée s’est à peine fait ressentir, quelques jours de pluie ont pu rafraîchir les sols et faire apparaître le trèfle blanc en quantité. La chaleur de juillet a également été favorable à nos petites protégées, à part bien sûr ces quelques jours de canicule où nous avons pu les voir recouvrir l’avant des ruches et ventiler, pour à la fois retirer l’humidité du nectar et également maintenir une température raisonnable afin d’élever le couvain dans de bonnes conditions.

Le bilan sera fait à la fin de ce mois, mais nous pouvons quand même écrire que l’année a été dans l’ensemble propice à une bonne récolte.

Les abeilles commencent à musarder sur la planche d’envol, c’est le signe que la récolte est terminée… Après toute cette activité du lever du jour à la tombée de la nuit, nos avettes vont doucement se préparer à l’hivernage. L’essaimage tant redouté est maintenant terminé, reste encore quelques petites miellées sur la bruyère, la luzerne et le sarrasin. L’activité se réduit de jour en jour et le calme est revenu.

Attention aux réserves ! Juste après la récolte, ne pas hésiter à donner du sirop, non dilué s’il est du commerce, 3 à 4 litres par colonie, ou s’il est préparé par vous-même, comptez 5 litres d’eau pour 8 kg de sucre de betterave agrémenté de cinq ou six cuillères à soupe de vinaigre de cidre pour acidifier le mélange et rendre le sirop plus assimilable par l’abeille. Une grande énergie est demandée aux abeilles pour le transformer, il vaut mieux réserver cet effort aux vieilles butineuses pour qu’elles le stockent et le transforment. N’hésitez pas à revenir une semaine plus tard pour leur donner un sirop de stimulation cette fois, un sirop coupé (50-50) pour stimuler la ponte, car plus vos abeilles seront nombreuses et meilleur sera l’hivernage. Surtout nourrissez le soir et soyez particulièrement vigilant au pillage, qui constitue un réel danger, bien souvent sous-estimé, dans nos ruchers.

Nourrisseur plastique dans une hausse vide

Couvre cadres nourrisseur en bois

Les hausses pleines ou pas, il va falloir penser à faire la récolte sans attendre car moins il y a à butiner et plus les ardeurs agressives des colonies se fera ressentir. Une récolte trop tardive peut compromettre le niveau des réserves de miel de la colonie et chacun sait que le sirop ne remplacera jamais le miel, nourriture de base de l’abeille.

Le traitement contre varroa doit être effectué juste après la récolte : plusieurs médicaments sont proposés pour lutter contre ce fléau, qu’ils soient d’origine naturelle ou de synthèse. Faites-le impérativement, vous diminuerez ainsi la pression de cet acarien, premier responsable de beaucoup de maux et de pertes hivernales de colonies. Utilisez des produits homologués, pas de « recette maison », n’oubliez pas que vous consommez et faites consommer les produits de vos ruches, alors faîtes attention !

Varroas

Varroas sur une nymphe de faux-bourdon

Varroas phorétique

Varroas dans une alvéole d’abeille

Les jours diminuent de plus en plus, avec pratiquement plus de fleurs à butiner. Les réserves sont présentes, nos petites protégées peuvent donc se donner un peu de répit en attendant la dernière floraison qu’est le lierre qui débute en général fin septembre.

Rendez-vous maintenant en septembre.

A.L. et K.L.

Enquête Nationale de mortalité hivernale 2021-2022

 

Premiers résultats de l’enquête nationale de mortalité hivernale des colonies d’abeilles en métropole durant l’hiver 2021 – 2022 :

Lien :

Vous pouvez prendre connaissance des premiers résultats relatifs à l’enquête nationale de mortalité des colonies d’abeilles 2021-2022 qui nous ont été transmis par le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.