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Plan Pollinisateurs. Un manque d’ambition préoccupant

Communiqué du SNA (Syndicat National d’Apiculture)

Après des mois d’attente, le Plan Pollinisateurs publié ce 20 novembre se révèle trop peu ambitieux pour garantir une réelle protection de la faune pollinisatrice.
Souvent trop floues et ambigües, certaines dispositions du texte, relatives notamment à l’arrêté « abeilles » nécessitent, pour nos organisations, d’être clarifiées.
Le fléchage du budget de ce Plan, encore inconnu, pose également question.

Si certaines mesures répondent aux attentes des apiculteurs – comme le soutien à la lutte contre le frelon asiatique, réclamé de longue date, l’aspect règlementaire en matière d’utilisation des traitements pesticides en période de floraison nécessite une réécriture.
Car cet arrêté « abeilles » s’avère déterminant pour l’avenir de l’apiculture et de la faune pollinisatrice.

Les avancées réglementaires majeures, favorables à la biodiversité et qui représentent une réelle victoire d’étape pour les apiculteurs, sont, en particulier :
– L’extension de la réglementation à toutes les familles de pesticides : herbicides et fongicides – en plus des insecticides et acaricides.
– La clarification de l’étiquetage des pesticides, qui portait à confusion. Les produits ne bénéficiant d’aucune dérogation d’usage devront dorénavant afficher « Dangereux pour les abeilles. Pour protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs, ne pas appliquer durant la floraison et ne pas utiliser sur les zones de butinage ».

Nous déplorons cependant que le texte n’ait pas appliqué l’ensemble des recommandations de l’Anses publiées dans son avis du 5 février 2019 ; celle limitant les horaires de traitement phytosanitaire, en particulier.
Alors que l’Anses préconisait de limiter les horaires de traitement phytosanitaire en floraison à partir du coucher du soleil et dans les trois heures qui suivent, le texte autorise les traitements bénéficiant d’une dérogation deux heures avant le coucher du soleil, sans y associer aucun critère de température extérieure maximum, ni aucune mention d’absence des pollinisateurs pendant cette période.

Nous déplorons également l’autorisation accordée aux agriculteurs de traiter « sans contrainte horaire » jusqu’à juillet 2022 alors que l’entrée en vigueur de l’arrêté «abeilles » est fixée au 1er janvier prochain…

Nos organisations, prioritairement concernées et qui n’ont pas cessé d’apporter leurs contributions, ont cependant été tenues à la marge des discussions. Elles demandent donc que soient réécrit cet arrêté en tenant compte des graves manquements identifiés.

Nous continuerons d’exercer la plus grande vigilance sur le financement de ce Plan et sur sa mise en œuvre, notamment sur l’axe 6 relatif aux pratiques agricoles favorables aux pollinisateurs, dont les clés ont été confiées… aux représentants de l’agriculture chimique !

Frank ALÉTRU, Président du SYNDICAT NATIONAL D’APICULTURE (SNA)

Béatrice ROBROLLE, Présidente de l’association TERRE D’ABEILLES

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Contacts presse
Frank Alétru, pour le SNA : 06 07 80 01 04
Béatrice Robrolle, pour TERRE D’ABEILLES : 06 77 40 16 51

Rapport d’activité du SNA

« Rapport d’activités du SNA non exhaustif, relatif à l’année en cours 

Ce rapport sera complété une fois l’année écoulée, en vue d’une présentation plus détaillée, lors de l’Assemblée Générale du SNA qui se tiendra, le 5 mars 2022, au FIAP, à Paris.

A sa lecture, vous pourrez constater l’importante activité syndicale de notre fédération sur de nombreux fronts.

Cette combativité a un coût financier qui hélas, ne cesse de croître, c’est grâce aux cotisations des adhérents et à leurs abonnements à la revue « l’Abeille de France » que le SNA peut financer la défense des intérêts de tous les apiculteurs de loisir, petits producteurs ou professionnels, de l’abeille et de la biodiversité. »

Frank Alétru

Président du SNA

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Invitation à l’assemblée générale de La Manche Apicole du samedi 4 décembre

Invitation à l’assemblée générale du samedi 4 décembre

Vous allez recevoir, dans quelques jours, le bulletin annuel comportant l’invitation pour notre assemblée générale. Un problème de fourniture d’enveloppes à la Poste devrait générer un retard de distribution, c’est pour cela que nous vous envoyons par mail l’invitation à l’assemblée générale.

Vous êtes conviés à participer à l’assemblée générale de notre syndicat qui se tiendra au centre culturel, place du Champ-de-Mars à Saint-Lô,

le SAMEDI 4 DECEMBRE 2021.

  • 9 h 15 : Accueil des participants.
  • 10 h 00 : Conférence : « le frelon asiatique : actualités et perspectives » par le Dr Eric DARROUZET, enseignant-chercheur à l’université de Tours, maître de conférence, .
  • 11 h 30 : échanges questions/réponses
  • 12 h 15 : Un repas en commun est prévu au restaurant LE BOUNTY où nous pourrons nous rendre à pied. S’inscrire avant le lundi 29 novembre en joignant un chèque de 23,50 € au bon à découper qui se trouve dans le bulletin.
  • 14 h 30 : assemblée générale statutaire. Rapports moral et financier. Activités 2020 et projets 2021. Election du tiers sortant (envoyer candidatures au président avant le 30 novembre).
  • Un pot de l’amitié clôturera la journée.
  • Le conseil d’administration se réunira pour élire le nouveau bureau à la fin de l’assemblée générale.

Un mail a été envoyé à chaque adhérent qui possède une adresse mail valide.

Certaines adresses mails ne sont pas fonctionnelles, nous invitons toutes celles et ceux qui n’ont pas reçu ce mail d’envoyer un courriel au trésorier (ce qui confirmera l’exactitude de cette adresse), voir aussi dans les indésirables de votre boite de courriels.

AU FIL DES MOIS… NOVEMBRE et DÉCEMBRE 2021

Abeille sur fleurs de lierre

Météo relativement clémente au cours du mois d’octobre avec humidité et douceur, ce qui a favorisé la floraison du lierre, dernière fleur mellifère avant le retour progressif des premières fleurs printanières. Nous avons constaté de grosses rentrées de nectar et de pollen qui espérons-le, n’ont pas généré de blocage de ponte par manque de place… Il faut quand même s’assurer que les colonies aient entre 15 et 18 kg de provisions pour passer l’hiver dans de bonnes conditions. Les nuits se rafraîchissent et petit à petit nous entrons dans la trêve hivernale ; il faudra attendre maintenant le mois de janvier pour voir l’éclosion des chatons de noisetiers, signe de la reprise de l’élevage.

Le fort coup de vent que nous avons subi récemment a mis à terre un bon nombre de nids de frelons asiatiques, cela a généré la construction d’autres nids et créé une agressivité inhabituelle ; soyez donc vigilants et prudents.

Traitement varroa. Si les techniques utilisées pour lutter contre varroa diffèrent, les traitements doivent être réalisés, et rappelons que plus il est fait tôt après la miellée et meilleur sera le résultat. Si vous utilisez Apivar ou des lanières d’une autre marque, pensez à les retirer, car si 12 semaines de traitement sont conseillées (sauf pour l’Apitraz, où il est conseillé de ne le laisser que 6-7 semaines) il ne faut surtout pas les laisser tout l’hiver car il y a un risque de pollution des cires et d’accoutumance pour les varroas à la matière active ; profitez d’une belle journée pour ouvrir et les retirer. Par ailleurs, il faut toujours manipuler les lanières avec des gants.

Plaques isolantes

Isolation des ruches. Dans la nature, l’abeille se satisfait de l’endroit qu’elle a trouvé et choisi pour s’installer, mais vous pouvez vous rassurer en déposant au-dessus du couvre-cadres une plaque isolante ou tout simplement deux journaux, ce n’est pas cher et efficace mais si le toit n’est pas parfaitement étanche, vous risquez une infiltration d’eau et avoir de l’humidité. Il existe dans le commerce des mousses isolantes, type Apifoam, complétées d’une plaque Isoruch qui sont très recommandables.

Entretien du rucher

Entretien du rucher. C’est la période où vous allez pouvoir élaguer si nécessaire l’environnement de votre rucher, rajouter des plots si vous souhaitez l’agrandir, passer un dernier coup de tondeuse ou de débroussailleuse pour être prêt pour le printemps.

Commande de matériel. Réfléchissez déjà à vos achats, ne vous y prenez pas au dernier moment car les fournisseurs ont du mal à fournir en pleine saison apicole. L’hiver, on peut également trouver du matériel d’occasion. Pour les ruches et les ruchettes, le temps de séchage peut être long avec certaines peintures, il est donc intéressant de les acquérir dès le début de l’année. Si le bois de construction utilisé est de bonne qualité (type douglas), il n’est pas nécessaire de les peindre, vos ruches vont « griser » et elles seront aussi résistantes que si elles étaient peintes.

Réservation des essaims. Ils sont malheureusement très difficiles à obtenir dans notre département. Là aussi, si vous en avez besoin, il faut réserver ses essaims le plus tôt possible ; ce sera trop tard quand les beaux jours reviendront. Attention à leur provenance, un commerce avec des essaims venant de pays étrangers se pratique, essayez de rester local…

N’hésitez pas à passer une fois par semaine sur votre rucher, pour s’assurer que tout est en bon ordre.

Passez de joyeuses fêtes de fin d’année et rendez-vous maintenant en janvier.

A.L. et K.L.

Le SNA sur France Inter

Le mardi 19 octobre 2021 le Président du SNA, Frank Alétru, a été invité à participer à l’émission « Le téléphone sonne » sur FranceInter pour parler des difficultés que les apiculteurs français et européens ont rencontré en 2021 et répondre aux questions des auditeurs sur le miel français, l’étiquetage, le frelon asiatique…

Emission à écouter en replay : https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-du-mardi-19-octobre-2021

LE TÉLÉPHONE SONNE du Mardi 19 octobre 2021 sur FranceInter

Pourra-t-on continuer à manger du miel français ?

La récolte de miel français a été divisée par deux en 2021 à cause des mauvaises conditions météorologiques liées au dérèglement climatique. La production de miel français est en grande difficulté. Pourra-t-on continuer à manger du miel français ?

Les invités :

Frank Alétru – Président du Syndicat National d’apiculture

Axel Decourtye – Ecotoxicologue, responsable de l’Unité protection des abeilles à Avignon, directeur scientifique et technique de l’institut de l’abeille, membre de l’ACTA

AU FIL DES MOIS… OCTOBRE 2021

Avec un été particulièrement frais et des jours qui se sont égrainés sans voir réellement de belles journées ensoleillées, nous pouvons écrire aujourd’hui que l’année 2021 aura sûrement été l’une des plus mauvaises depuis plusieurs décennies. Les floraisons sont maintenant presque terminées, les récoltes le sont complètement. Profitons des quelques dernières belles journées pour faire une inspection méticuleuse des colonies et ainsi aider celles qui auront besoin d’un complément de nourriture. Le lierre a débuté sa floraison et apporte du nectar en quantité non négligeable, ce qui favorisera la ponte et les naissances des futures abeilles d’hiver. L’important apport de pollen facilitera le redémarrage de nos colonies courant janvier, à condition bien sûr que la météo soit favorable.

Nourrisseur plastique dans une hausse vide

Le sirop de nourrissement. Si vous le préparez vous-même, donnez-lui une concentration importante en sucre, 5 litres d’eau pour 16 kg de sucre agrémenté de 4-5 cuillères à soupe de vinaigre de cidre car la transformation reste toujours délicate pour nos abeilles et il ne s’agit pas de les épuiser. Ce nourrissement d’appoint doit être terminé pour le 15 octobre, au plus tard. Dans tous les cas, le sirop doit être distribué le soir pour éviter le pillage (surtout si vous le préparez vous-même, celui du commerce posant moins problème sur ce point). À cette période, Il est préférable de donner du sirop plutôt que du candi, car plus facilement assimilable ; il faut savoir qu’en donnant du candi, les abeilles auront besoin d’eau pour le dissoudre et le consommer et en période hivernale, les sorties ne sont parfois pas possibles.

Évolution du poids d’une ruche, au cours du mois de septembre, au rucher-école de Saint-Lô. La baisse de poids est d’environ 2,5 kg. Assez nette durant la première quinzaine, cette perte se stabilise au cours de la seconde, probablement sour l’effet d’une faible surface de couvain et de quelques rentrées de nectar. Ceci dit, on ne note aucune phase d’augmentation du poids et la miellée de lierre n’a pas encore commencé durant cette période.

Renforcement des ruches faibles. Si vous possédez plusieurs colonies, essayez « d’équilibrer » leur force en étant, bien sûr, vigilant sur l’état sanitaire de celles où vous aller prélever…. Ainsi, si vous disposez d’une ruche comprenant plus de 3 cadres de couvain, il est possible d’en donner un à une colonie qui n’en possèderait que un ou deux. Le raisonnement est le même pour les cadres de provisions : on trouve parfois des colonies très « chargées » et d’autres qui le sont peu.

Rucher école : ruche de niveau

Niveau des ruches. Pensez à les caler en leur donnant une pente vers l’avant, à la fois cela permettra aux abeilles de ne pas se noyer dans le sirop de nourrissement que vous leur avez donné et pendant cette longue période hivernale, l’écoulement de l‘humidité présente dans les ruches sera facilitée.

Tiroir pour fermer le plateau plastique

Fermer les plateaux. Pour ceux qui avaient choisi d’ouvrir le fond de leurs ruches, pensez à glisser vos plaques pour éviter les courants d’air à l’intérieur.

Toits. S’ils sont plats, vous pouvez y poser une grosse pierre ou un petit parpaing afin qu’ils ne soient pas emportés par le vent. Il est également intéressant de mettre une couche de matière isolante entre les toits et le couvre-cadres.

Portière traditionnelle

Portière anti-frelons

Intrusion des rongeurs. C’est le moment de poser les portières à l’entrée des ruches pour éviter que des intrus viennent s’installer bien au chaud pour passer l’hiver ; nous pensons au mulot, il trouvera gîte et couvert et souillera l’intérieur. Cet aspect est important et il n’est pas rare, malheureusement, de retrouver des colonies mortes à cause des rongeurs. Choisissez plutôt des portières anti-frelons pour également éviter leur intrusion.

Partition en position 10

Partitions. Il est grand temps de resserrer les colonies avec des partitions pour celles qui sont un peu moins populeuses, car il faut toujours penser au calorifugeage, moins il y aura de déperdition et mieux ce sera.

Traitement contre varroa. Phase très importante, il est grand temps de faire le traitement et surtout il est indispensable pour la survie des colonies. Si vous avez utilisé des lanières, grattez-les à la brosse métallique (pour enlever la propolis) et repositionnez-les là où se situe le couvain.

Mise en hivernage. A partir de maintenant, plus d’intervention sur vos ruches, après le travail important qu’elles ont fourni, elles ont bien mérité qu’on les laisse en paix.

Nos abeilles souffrent de beaucoup de maux. Les paramètres que l’on peut maîtriser restent peu nombreux, cependant, l’action de l’apiculteur en début d’automne est déterminante : traitement varroa, compléter si besoin les provisions et mise en place des partitions.

Prochain rendez-vous en novembre. A.L. et K.L.

Réunions de secteurs, concours des miels, enquête SNA

Réunion de secteur Nord-Cotentin : elle se déroulera le samedi 2 Octobre 2021

En raison de travaux effectués dans la salle du centre social de La Glacerie, la réunion de secteur se déroulera cette année à l’hôtel de ville de Cherbourg-Octeville, place de la République. Entrée par le porche situé au bas de la rue de la Paix et c’est au 1er étage (voir plan). La réunion débutera à 9 h 30 précises, il faudra impérativement être sortis pour 12 h, c’est la salle des mariages et le samedi est un jour propice.

Louis Leterrier a dû signer une charte Covid nous engageant à un contrôle strict
concernant le passe sanitaire obligatoire dans une salle communale, nous vous demandons donc d’être respectueux des consignes.

Pour le stationnement, il y a un parking gratuit, celui de la plage verte, derrière la statue de Napoléon et un autre possible, place Napoléon, mais celui-ci est payant.

Réunion de secteur Saint-Hilaire-du-Harcouët : elle se déroulera le samedi 9 octobre

Dans la salle de réunion à l’Espace Saint-Hilaire, route de Paris. Rendez-vous à 10 h. Si vous le souhaitez, nous pourrons déjeuner ensemble. Comme pour toute réunion en intérieur, le pass sanitaire est obligatoire et vous sera demandé.

Concours des miels. Très peu de récolte cette année, voire même pas du tout pour certains, bien sûr il y a toujours des exceptions… Après des échanges avec les autres départements normands, nous avons décidé de ne pas organiser de concours cette année, car le peu d’échantillons que nous récolterions ne seraient pas représentatifs des miels de notre département et les prix attribués ne correspondraient pas aux valeurs d’un concours.

Enquête proposée par le SNA. Il y a quelques semaines nous vous avions envoyé un questionnaire sur les besoins en compléments alimentaires, pertes de colonies, non-remérages… il n’est pas trop tard pour nous le renvoyer ; avec ces données chiffrées, nous solliciterons la préfecture, ainsi que la DDTM, pour pouvoir enclencher des mesures de soutien dans le cadre des calamités agricoles.

Le miel local se fera rare cette année…

Article paru dans Ouest France

Entretien avec Alain Lesclavec président du syndicat « la Manche apicole »


AC

AU FIL DES MOIS… SEPTEMBRE 2021

Champ de luzerne

Pluie, froid et vent dominant de nord-est, voilà ce que nous retiendrons de cette fin juillet et première quinzaine du mois d’août. Les récoltes (sûrement petites pour beaucoup d’entre nous) sont maintenant terminées, quelques retardataires espèrent encore récolter sur le sarrasin, la luzerne ou la bruyère callune (peu présente dans la Manche). Au moment du traitement anti-varroas, ce que nous avons remarqué cette année, c’est le nombre de colonies sans couvain, à surveiller tout de même, et beaucoup où la nourriture présente dans les corps était juste… Les colonies ont été resserrées pour celles qui ne garnissaient pas la totalité du corps de ruche, la visite complète effectuée pour vérifier l’état sanitaire, les portières mises. C’est l’heure maintenant du bilan.

Le frelon asiatique : malgré sa timide apparition à la fin août, il est néanmoins à surveiller car sa présence peut devenir exponentielle. Espérons qu’il ne perturbera pas trop nos colonies car la nouvelle génération d’abeilles, dites « abeilles d’hiver » va voir le jour et pourra ainsi assurer la pérennité et une bonne préparation à l’hivernage.

Quelques frelons asiatiques piégés.

portière anti frelon

Vous pouvez quand même piéger sur les ruchers là où il est présent, même si cela n’endiguera pas le prélèvement d’abeilles mais réduira la nuisance. Un petit rappel sur l’appât : 1/3 de bière brune, 1/3 de vin blanc et 1/3 de sirop de fruits rouges. Un autre appât qui fonctionne également bien : un mélange d’hydromel et de cidre, également l’eau résiduelle de la fonte des cires.

Le stockage des hausses : à effectuer après les avoir fait lécher sur les corps de vos ruches, vous pouvez en positionner jusqu’à 4 en même temps par colonie. Surtout, attendez la tombée de la nuit. Le trou de nourrissement ouvert, vous les laissez trois ou quatre jours, pas plus car les abeilles peuvent à nouveau stocker, elles vous les nettoieront et reconstruiront ce qui a été détérioré.

Les cadres avec du pollen seront remisés, la propolis grattée et vous pouvez déjà préparer la prochaine saison en laissant dans chaque hausse, un espacement équivalent à deux ou trois cadres qui seront remplacés en début de saison.

Hausses préparées pour la prochaine saison

Afin de ne pas avoir de mauvaise surprise au printemps en découvrant la cire des cadres mangée par la fausse-teigne, empilez les hausses sur un support type parpaings, une grille à reine, un ensemble d’une dizaine de hausses coiffée d’une grille à reine et le tout sous une avancée, ce qui permettra une ventilation de la « colonne » et les larves de fausse-teigne ne pourront pas se développer. Surtout ne pas les stocker au fond du garage.

Dégâts occasionnés par la fausse teigne

Larves de fausse teigne

L’état des provisions : vous ne trouverez aucune homogénéité de vos colonies dans la gestion des provisions, certaines seront conséquentes, ne pas hésiter à répartir les réserves sur d’autres plus faibles et apporter un complément en sirop non-dilué à celles qui sont vraiment légères (celui du commerce présente un avantage : il est tout prêt et ne dégage aucune odeur, si bien que vous ne risquez que très peu le pillage). Un conseil : il vaut mieux nourrir au sirop car il est plus assimilable que le candi, plus indiqué en période hivernale.

Évolution du poids d’une ruche sur le mois d’août. Durant les 3 premières semaines, on note une forte baisse de ce poids : consommation de réserves et disparition d’une partie des butineuses. Un nourrissement important a eu lieu le 22 août puis un autre, plus léger, une semaine plus tard.

Cadre nourrisseur en bois

Nourrisseur plastique dans une hausse vide

Resserrer ses colonies : c’est une gestion au cas par cas, certaines seront tellement populeuses que vous les laisserez sur les 10 cadres de corps. Cependant, beaucoup auront besoin d’être partitionnées, elles ne passeront que mieux la période hivernale.

Partition en position 10

Le regroupement : deux non-valeurs ne feront jamais une forte colonie… mais vous pouvez tout de même réunir deux petites afin qu’elles puissent passer la période hivernale ; pour cela, attendez le soir et vous superposez les deux ruches séparées de deux feuilles de papier journal (entaillées de quelques coups de couteau) ; la nature fera le reste, les odeurs vont se diffuser, se mélanger et la reine la plus vaillante tuera sa rivale. Le lendemain ou le surlendemain matin, les deux colonies n’en feront plus qu’une.

Le conditionnement du miel : le miel ayant bien décanté (une dizaine de jours), il peut maintenant être mis en pots ; certains apiculteurs l’ensemenceront avec un miel à cristallisation très fine (la plupart des miels de printemps) pour lui donner un aspect plus crémeux et plus agréable en bouche avec sa cristallisation fine.

Que faire de la cire ? Il y en a deux sortes, celle des cadres réformés dite « de corps » qui sera fondue à la chaudière ou un peu plus tôt dans la saison, au cérificateur solaire (en cette année 2021, les moments ensoleillés n’ont pas été nombreux). Elle sera revendue ou échangée chez votre fournisseur de matériel apicole.

Fondre la cire au bain-marie

La louche de cire est étalée

Vous avez également de la cire d’opercules, moins abondante, mais d’une grande pureté, il faut l’isoler et la conserver sur plusieurs années en fonction du nombre de ruches dont vous disposez, et ensuite la recycler, La Manche Apicole prête à ses adhérents un gaufrier à cire à refroidissement par eau, le meilleur moyen pour utiliser ses propres cires, les abeilles vous le rendront bien.

Prochain rendez-vous en octobre. A.L. et K.L.

Mesures de soutien dans le cadre des calamités agricoles

Au vu des difficultés rencontrées cette année quant à la récolte, le non remérage des colonies et le surplus de nourrissement, un courrier sera envoyé aux différentes administrations départementales afin de mettre l’accent sur cette année particulière.

Un questionnaire a été envoyé à chaque adhérent(e). Vérifiez dans les spams.

Nous vous demandons de répondre à ce questionnaire et nous le retourner, une synthèse sera faite et avec cet appui, nous pouvons espérer avoir une aide. Nous vous remercions pour votre implication.

AL et le CA