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AU FIL DES MOIS… MAI 2021

Depuis maintenant plusieurs années, un vent dominant de nord-est souffle au printemps, même si nous avons constaté de très belles journées ensoleillées, la fraîcheur est bien présente et malgré les abondantes floraisons, nos abeilles sortent très peu. Un constat tout de même : les colonies sont très bien développées et à chaque visite, des cires neuves ont pu leur être fournies, pour d’une part leur donner du travail et d’autre part assurer cette rotation des cadres, nécessaire au bien-être de la colonie. Une fois construites, vous allez, quelques jours plus tard, les recentrer dans le nid à couvain afin, d’une part, avoir au centre de la ruche des cadres avec de la cire neuve et d’autre part, pour éviter que les abeilles les chargent de miel si vous les laissez entre le couvain et un cadre de pollen. Pensez à numéroter les cadres pour faciliter cette rotation. Autre précision sur ce sujet, cela permet également de faire développer plus rapidement la colonie car au centre du nid à couvain, la reine viendra très rapidement pondre. La pose des hausses a été faite dès la première quinzaine d’avril avec parfois, par précaution, la pose d’un isolant sur une partie des cadres (papier aluminium, morceau de couverture de survie…) et des essaims artificiels ont pu également être constitués pour augmenter son cheptel ou pallier aux pertes hivernales.

Numéroter les cadres

Sur quelques secteurs bien protégés, les hausses se sont remplies, mais rien à voir avec les miellées de printemps précédentes… il y a quelques années, faire une récolte de printemps faisait partie de l’utopie, mais aujourd’hui, non seulement il y a possibilité d’en faire une, mais cela est indispensable si l’on ne veut pas voir partir sur l’ensemble des colonies, des essaims.

Deux corps de Warré sur une grille à reine font office de hausses

La période tant redoutée de tous les apiculteurs reste l’essaimage et même si vous avez été prévoyants, donné de la cire à étirer, posé des hausses, fait des essaims, quelques départs vont quand même être constatés malgré tous ces efforts. L’essaimage reste le mode de reproduction naturel des colonies d’abeilles, mais voir ou constater une ruche se vider d’une grande partie de sa population peut engendrer un certain découragement, soyons donc vigilants. Un dicton à méditer : essaim de mai vaut vache à lait…

Très bel essaim

En ce début de printemps, l’euphorie qui règne au sein de la ruche est également appelée fièvre d’essaimage, car rien ou presque ne peut contrer ce rituel ancestral. Les ouvrières, poussées par cet instinct, édifieront des cellules en nombre qui pourront potentiellement donner naissance à autant de reines et de surcroît à plusieurs essaims secondaires. En fonction de la météo, quelques jours avant l’éclosion de la première cellule, la vieille reine, mise à la diète pour alléger son poids et lui permettre de s’envoler, partira avec pratiquement la moitié de la population ; de la première éclosion sortira la reine de la colonie et les ouvrières procéderont à la destruction des cellules restantes (sauf en cas d’essaimage secondaire).

Cellules royales d’essaimage

Quelques jours après sa naissance, si les conditions météorologiques le permettent, la jeune reine s’envolera pour le vol nuptial, accompagnée d’une vingtaine d’abeilles. Elle sera alors fécondée par plusieurs mâles ou faux bourdons, une vingtaine, provenant de diverses souches génétiques. Durant sa vie, ce sera sa seule sortie de la ruche (en dehors de l’essaimage). Dans certains écrits, il est relaté le fait que la reine pourrait faire plusieurs sorties…

A noter qu’il faudra surveiller, dans une ruche ayant essaimé, le « remérage », c’est-à-dire le fait que la nouvelle reine ait bien commencé sa ponte. Si, au bout de 3 ou 4 semaines après l’essaimage, l’on n’observe pas de ponte dans la ruche « souche », il faudra introduire dans celle-ci un cadre de couvain ouvert avec œufs, provenant d’une bonne colonie, afin que les abeilles élèvent une nouvelle reine.

Œufs

C’est un peu l’effervescence au rucher et la présence de l’apiculteur est indispensable pour :

  • Surveiller l’essaimage et essayer de le prévenir

  • Préparer des ruchettes et des cadres de cire gaufrée.

  • La cueillette des essaims et la mise en ruche.

Récolte d’un essaim au rucher école

  • Surveiller les colonies en développement et pour celles qui ont des hausses, surveiller le remplissage.

  • Effectuer les premières récoltes. Les miels de printemps, et en particulier celui de colza, sont très riches en glucose. Cette caractéristique fait qu’ils cristallisent rapidement, y compris dans les hausses, d’autant plus si les températures sont basses. Il faut envisager les premières récoltes dès la défloraison des colzas (il faut, si possible, extraire dans un local chauffé et déshumidifié).

Comment prévenir l’essaimage ? Sans les détailler, voici quelques conseils, facilement applicables :

  • A la visite de printemps, bien apprécier les provisions et enlever les cadres de rives, un ou deux bien souvent pourvus de réserves et les remplacer par un ou deux cadres de cire gaufrée à placer juste après le cadre de pollen.

Introduction d’un cadre de cire gaufrée

  • Au-delà de cinq cadres de couvain, prélever des cadres pour faire des essaims. C’est une stratégie « payante » : on limite l’essaimage et, à la fois, on obtient de nouvelles colonies.

Prélever des cadres pour faire un essaim artificiel

Essaim par tapotement

  • Poser des hausses pour donner du volume

  • Surveiller chaque semaine pour voir l’apparition des premières cellules et les détruire ; au bout de deux ou trois passages avec destruction, la fièvre sera normalement retombée. Attention : vérifier la présence d’œufs ou de très jeunes larves avant de détruire les cellules royales ! Cette pratique demande du temps et peut parfois perturber la colonie et la rendre agressive.

Grille à reine ou pas : à chacun sa méthode, mais sur le plan sanitaire, il est incontestable que les grilles à reine empêchent la ponte dans les hausses et ainsi le miel contenu dans les cellules n’est pas en contact avec celles qui ont contenu du couvain. Par ailleurs, le goût du miel peut en être un peu altéré et il peut dans certains cas, avoir un goût dit animal. De même, le travail lors de la récolte est grandement facilité grâce à l’absence de couvain.

grille à reine métallique

C’est également la période favorable pour poser des grilles à propolis pour ceux qui veulent en récupérer pour leur consommation personnelle et également les trappes à pollen, qu’elles soient intégrées dans le plateau ou celles de façade. Un conseil : attendez la défloraison du pissenlit, car son pollen est très amer. Ce pollen pourra être utilisé de deux façons : pour la consommation de l’apiculteur, ou pour distribuer aux colonies à la sortie de l’hiver en le mélangeant avec du candi, il aura un effet dynamisant.

Trappe à pollen

Maintenant que les fleurs sont bien présentes, espérons que la météo sera de la partie !

Rendez-vous maintenant en juin. A.L. et K.L.

Arrêt des cours pratiques dans les ruchers-écoles

Communiqué du SNA (Syndicat National d’Apiculture )

En raison de l’absence de baisse du niveau de contamination de la population française par la COVID 19, le ministère de la Jeunesse et des sports en charge de la vie associative suspend l’autorisation  des cours pratiques en ruchers-école, et ceci, jusqu’à nouvel ordre. Les cours théoriques pourront se poursuivre à distance.

Seuls les Ruchers-école reconnus comme organisme de formation pourront poursuivre les cours pratiques.

Le suivi et l’entretien des colonies du rucher-école est autorisé comme pour tout autre rucher.

Le principe est le suivant : les règles de confinement ne permettent pas de réunion physique https://www.associations.gouv.fr/les-activites-des-benevoles-possibles-en-situation-de-confinement.html

En revanche, les réunions par écrit ou visio sous toujours possibles jusqu’au 31/07/2021 https://www.associations.gouv.fr/report-ou-tenue-des-instances-associatives-ag-ca-un-schema-pour-comprendre.html

Restez prudents.

Bien cordialement. 

Frank Alétru,
Président du Syndicat National d’Apiculture

Travaux apicoles en période de confinement et de couvre-feu

Information du SNA

Suite, à l’annonce du confinement, et du maintien du couvre-feu au niveau national, et afin de répondre à vos nombreuses questions  relatives aux déplacements en lien avec les travaux apicoles ainsi que pour la tenue des cours des ruchers-écoles, nous vous communiquons les informations suivantes:

Les déplacements pour l’entretien de vos ruchers (activité professionnelle ou de loisir) , les déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle, ou de loisir,  les retraits de commandes en magasin et les livraisons à domicile sont autorisés durant cette période.

Si votre rucher se situe à plus de 10 km de votre domicile ou si vous devez transhumer durant le couvre-feu, vous devez vous munir de tous les documents qui prouveront le motif de vos déplacements  soient :

– Votre déclaration télé ruchers qui fait apparaître les emplacements de vos ruchers ainsi que votre numéro SIRET qui correspond à l’identification d’une activité économique et d’élevage ou votre NAPI.

– Un justificatif de domicile

– Votre attestation de déplacement  est téléchargeable sur le site du gouvernement et  vous y cocherez la case correspondant au motif de votre déplacement : https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Attestations-de-deplacement

Pour les ruchers-écoles le protocole est le suivant :

Les élèves sont considérés  arriver au rucher en étant déjà équipés de leurs vêtements apicoles.

1/ Passage des mains au gel désinfectant ou lavage eau savonneuse. Avant toute manipulation dés l’arrivée au rucher-école.

2/ Gants api obligatoires . Il existe des lingettes désinfectantes ; passage des gants (une fois mis aux mains ) à la lingette désinfectante.

3/ Masque obligatoire .

4/ Passage des outils apicoles à la lingette .

Ainsi pas de limite pour manipuler puisque l’environnement  matériel est désinfecté.

Nombre maximum d’élèves autour d’une ruche ouverte :  SELON DISPOSITION ET ECARTEMENT DES RUCHES  pour que les élèves puissent bien voir et maintenir une distance entre eux suffisante.

Distance entre les élèves: 1 mètre logiquement . Mais le principal est qu’il n’y ait pas de contact entre eux.

Qui peut manipuler les outils et les cadres  (le moniteur seul ou le moniteur + les élèves ?   TOUS SI RESPECT DU PROTOCOLE CI DESSUS.

Désinfection préalable  des outils (enfumoir, lève cadre):   Utilisation du gel et des lingettes.  Passage du lève cadre au petit brûleur chalumeau à gaz puis rinçage eau de javel et eau pure.

Renouvellement de l’opération sur le matériel en fin de visite.

Les magasins de matériel apicole peuvent rester ouverts, étant des magasins de première nécessité (alimentation pour animaux) mais avant tout déplacement nous vous conseillons de contacter votre boutique pour connaître les conditions d’accès.

Restez prudents.

Bien cordialement et bons travaux apicoles.

Frank Alétru,

Président du Syndicat National d’Apiculture

AU FIL DES MOIS… AVRIL 2021

 

Un mois de mars plutôt frais malgré les quelques belles journées ensoleillées où nous avons pu observer une activité assez intense. La ponte augmente et le couvain prend de plus en plus de place. Attention aux réserves : elles fondent comme neige au soleil, n’hésitez pas à leur fournir un complément sous forme de pain (candi) sans avoir de regret. Les derniers jours du mois, nous avons vu des températures avoisiner les 20°, et en observant les planches d’envol, l’activité demeurait intense, avec du pollen en quantité et pour ceux qui ont déjà ouvert, une rentrée de nectar assez conséquente.

Évolution du poids de 3 ruches disposées sur des balances, sur février et mars 2021. La perte de poids par ruche varie de 4,4 à 5,1 kg (rucher situé dans le centre-Manche)

En profitant d’une belle journée, il va être temps maintenant de faire une bonne visite de printemps par une température d’au moins 16° et en l’absence de vent. Durant cette visite, il faudra mettre des cadres cirés à construire ou pour ceux qui ont choisi les cadres à jambage, les positionner entre le cadre à pollen et celui du couvain. Pensez à les numéroter, par exemple 21 pour cette année, et lorsqu’ils sont construits et pondus, les replacer au centre du nid à couvain, ainsi leur renouvellement se fera plus aisément. Il faut impérativement faire de la place afin que la ponte puisse garnir une bonne partie des rayons. Un couvain compact et concentrique sera le signe d’une reine prolifique.

Numéroter les cadres cirés à construire (expl : 21 pour cette année)

Profitez également de ces premières visites pour repérer la reine et la marquer, cela sera plus aisé que d’attendre que les populations soient importantes. Pour le marquage, deux façons de procéder : utiliser le piston pour encager la reine et la marquer avec un stylo type Posca (une encre à l’eau) ou pour les plus habiles, sans gants, vous attrapez la reine entre vos doigts et vous la marquez. Pour les débutants, vous pourrez vous entraîner sur des mâles afin de pouvoir maîtriser la pression sur l’insecte pour ne pas l’écraser… Rappel : les reines de 2020 seront marquées en bleu.

Capturer le reine avec le piston

Marquer la reine en bleu pour 2020

La colonie croît rapidement, les naissances se font de plus en plus nombreuses, il faut impérativement donner du travail à la nouvelle génération d’abeilles, elles sont dans la première quinzaine de leur vie, productrices de cire en quantité. Il faudra également penser à préparer les hausses,.. car depuis quelques années maintenant, nous faisons une récolte de printemps et l’an dernier, en certains endroits, cette récolte a été aussi bonne que celle d’été.

Cadre de couvain operculé et miel operculé

Le couvain de mâles commence à apparaître sur certaines colonies mais attention : s’il est trop important, c’est peut-être déjà un message que la colonie se  prépare à essaimer.

Nous l’avons déjà vu lors des cours du rucher-école, mais une petite révision n’est jamais néfaste. Une fois née, l’abeille passe par différents stades :

  • À peine sortie de sa cellule, elle commencera à s’affairer pour la nettoyer, afin que la reine puisse pondre de nouveau, la jeune abeille jouera ce rôle pendant à peu près deux jours.
  • Ensuite viendra le stade « nourrice » pendant une dizaine de jours, elle secrètera, à l’aide de ses glandes hypopharyngiennes la gelée royale qui servira à alimenter pendant les trois premiers jours, toutes les jeunes larves et bien sûr la reine. De même, durant cette période, elle contribuera, car « tout le monde » s’y met durant la nuit, butineuses comprises, à maintenir une chaleur constante, estimée à 35°.
  • Après ces stades de nettoyeuse, couveuse et nourrice, viendra celui de cirière ou maçonne pendant une petite dizaine de jours, Elle produira des petites écailles de cire grâce à des glandes situées sous l’abdomen. Elle s’affairera à réparer et à construire de nouvelles alvéoles. Saviez-vous qu’il faudra à la colonie consommer entre cinq et sept kilos de miel pour fabriquer un kilo de cire ?
  • Un nouveau statut lui est maintenant défini, celui de ventileuse et gardienne. Grâce à ses battements d’ailes, elle maintiendra une température constante, ventilera l’excédent d’humidité et, en se trouvant sur le devant de la porte d’entrée, elle assurera également son rôle de gardienne.
  • Son dernier rôle, celui de butineuse pendant environ trois semaines. En fonction des conditions environnementales, de la distance à parcourir, de la météo, le stade « butineuse » peut durer beaucoup plus longtemps si les abeilles ne peuvent pas sortir, pour aller chercher le nectar, le pollen, l’eau nécessaire à l’élevage et la propolis. Elle s’épuisera plus ou moins rapidement.

Ventileuses

Rendez-vous maintenant en mai.                                                                       A.L. et K.L.

Décès de Michel Le Béchec

Décès de Michel Le Béchec, ancien président du GDS apicole de la Manche

Venu  de sa Bretagne natale pour enseigner à Villedieu-les-Poêles, Michel y a installé ses premières ruches il y a une cinquantaine d’années.

Son intérêt pour le monde des abeilles l’a passionné tout au long de sa vie, il a développé son activité apicole en y consacrant beaucoup de son temps ; celle-ci prenant parfois largement le dessus sur les loisirs que son activité d’enseignant aurait pu lui accorder.

Personnellement, lorsque je suis entré dans le monde apicole « Manchois » au début des années 80, Michel était déjà très actif au sein du Groupement Sanitaire Apicole de la Manche (GDSA) au côté du président M. Ledieu. Il lui a succédé à la présidence en 1987, fonction qu’il a occupée jusqu’en 2010, date à laquelle il s’est retiré pour raisons de santé.

Michel a également présidé la Fédération Nationale qui regroupe les organisations sanitaires apicoles départementales de 2001 à 2007, il a œuvré pour la défense de l’apiculture au niveau national en participant à de nombreuses réunions et congrès.

Tous ces engagements au service de l’apiculture lui ont valu la reconnaissance du ministère de l’Agriculture en l’honorant du titre de chevalier de l’Ordre du Mérite Agricole.

Michel, aujourd’hui au moment où tu nous quittes, tous les apiculteurs te remercient pour tes engagements et tes actions en faveur du monde des abeilles.

Nous présentons nos sincères condoléances à son épouse, ses enfants et sa famille.

Bernard PONCET

 

Ruche connectée

Installation de balances connectées dans les ruchers-écoles

De plus en plus d’apiculteurs s’équipent de balances « connectées » ou « automatiques » dans leur rucher. Ce sont des dispositifs de pesée qui renvoient des données numériques sur un serveur consultable à distance, selon une certaine périodicité (chaque heure par exemple).

Les intérêts sont nombreux :

  • suivi d’une miellée en cours ;

  • détection de l’essaimage (grâce à la variation de poids) ;

  • contribution à l’analyse de la biologie d’une colonie (par exemple, diminution du poids durant l’hivernage) ;

  • alerte transmise par SMS ou mail en cas de forte variation de poids (vol, malveillance…).

Après plusieurs contacts (dont certains infructueux) et après nous être documentés et renseignés, nous avons retenu un modèle proposé par la société CBK1 (Connected Beekeeping) qui propose un module pouvant équiper 4 ruches pour un coût de 400€, utilisant le « signal » Sigfox2 (il faut que ce dernier soit présent dans le rucher pour ce modèle).

Les trois ruchers-écoles du département vont être équipés et, le samedi 13 février, nous avons installé ces balances à Saint-Lô (il faisait froid !).

La ruche est déplacée.

Balance posée sur une dalle, recouvrant deux parpaings. Ensuite, un carreau de carrelage de 45×45 sera placé sur la balance et la ruche sera installée sur l’ensemble. Plus tard, le câble sera relié à un boîtier.

Les 4 balances sont connectées à un boîter fixé sur l’une des ruches équipées, il transmettra les données numériques. Pas de piles ou de batterie, tout fonctionne grâce à l’énergie solaire.

 

Voici les données consultables sur l’interface développée par le fabricant. Les 4 lignes du haut représentent les résultats de pesée qui ont lieu chaque heure (précision de 200 g), celle du bas étant la température enregistrée sur le boîtier (exposé à l’Ouest, d’où une température élevée en fin de journée). Cet enregistrement ayant eu lieu en février, les données sont bien sûr stables. L’échelle peut être modifiée comme l’apiculteur le souhaite et il est également possible de générer un fichier reprenant toutes les données pour les exploiter sous un tableur.

Nous sommes impatients d’observer les premières variations de poids liées à l’activité des abeilles ! De même, nous publierons et commenterons ces données dans la rubrique mensuelle « Au fil des mois ».

KL

: https://www.connectedbeekeeping.fr

2 : Sigfox est un opérateur de télécommunications français.

AU FIL DES MOIS… MARS 2021

Le mois de février n’a pas failli à sa réputation : alternance de périodes froides ou pluvieuses, avec une dernière semaine presque printanière durant laquelle on a vu des journées à plus de 15° qui ont fait sortir de leur léthargie nos colonies et ont favorisé la reprise de la ponte de la reine. Les chatons des noisetiers commencent à roussir, ceux des aulnes et des saules prennent le relais, quelques fleurs de pissenlit commencent à marquer d’un jaune intense les versants abrités des fossés. Le réveil est bel et bien là, soyons prêts à intervenir.

Fleur d’amandier

Nous commençons à avoir les doigts qui démangent d’aller ouvrir pour voir si tout se passe bien à l’intérieur des ruches, mais attention : il ne faut surtout pas le faire à moins de 16° pour cette première visite de l’année qui sera non pas appliquée mais très brève pour constater la densité de la ponte. Les abeilles d’hiver vont petit à petit disparaître pour donner naissance à celles d’été qui iront chercher le pollen et le nectar tant convoités.

Plusieurs points importants  :

  • Vérifier si la nourriture est suffisante, car la consommation, dans les semaines à venir ne va que s’accentuer. Si besoin, ajouter un pain de candi ou si les températures le permettent, à plus de 16° vous pouvez donner en fin de journée aux colonies les plus faibles un peu de sirop épais et tiède pour compléter les réserves (à faire avec parcimonie).

  • Un beau couvain, bien compact est signe que la colonie est prometteuse.

 

Beau couvain bien compact

  • Un couvain clairsemé est le signe que la reine est soit âgée ou qu’elle a été mal fécondée. Si vous avez la certitude que c’est une jeune reine, c’est une non-valeur qu’il ne faudra pas garder, mais attendez le mois d’avril avant de la pincer afin que les mâles soient aptes à la reproduction.

  • Pas de ponte du tout : il n’est même pas nécessaire de garder la colonie. Si les cadres sont beaux, sans anomalie et sains (pas plus de 3 ans de service), vous pouvez les conserver, ce sera un gain de temps appréciable pour faire augmenter une ponte dans une autre colonie. Les abeilles pourront être secouées au loin en déplaçant la ruche de son emplacement initial, les ouvrières restantes se répartiront dans les autres ruches à proximité et seront facilement acceptées car leur jabot sera plein.

  • Pensez à aller sur votre rucher en amenant des plateaux propres, ils seront échangés pour éviter toute propagation de maladies.

Plancher ou plateau avec ventilation totale et tiroir

  • Attention au pillage ! Tout apiculteur rêve de n’avoir que des ruches populeuses et productives, mais malheureusement, sans en connaître la cause, des colonies plus ou moins faibles et sans surveillance particulière, peuvent se faire piller et un pillage organisé ne dure que quelques heures… Vous allez perdre à la fois une colonie et vous risquez de contaminer une ou plusieurs autres s’il y a un problème sanitaire.

Pillage

  • A la fin du mois, les ruches faibles avec un couvain peu développé mais compact, peuvent facilement repartir avec un nourrissement de stimulation, 50-50 donné tiède et le soir à raison de 20 cl tous les 2 jours ; pensez également à réduire le trou de vol pour éviter tout pillage. Si c’est un sirop du commerce, le risque est moindre car il est sans odeur, mais attention à celui que vous fabriquez avec du sucre !

Candi posé sur le couvre cadre

Candi posé directement sur les cadres

  • À la reprise de la ponte, les colonies vont avoir besoin de beaucoup d’eau pour la fabrication de la bouillie larvaire, mélange de pollen, miel et eau. Mettez-leur à disposition des abreuvoirs avec de l’eau saine ; avec un peu d’imagination, vous pourrez facilement trouver le moyen pour que les abeilles ne se noient pas… Changez l’eau régulièrement et si les abreuvoirs sont mis suffisamment tôt, elles en prendront l’habitude et n’iront pas chercher cette eau sur des flaques qui ont pu contenir des traitements agricoles, des hydrocarbures ou tout autre produit polluant…

     

     

    Point d’eau avec flotteurs

  • Ne soyez pas impatients, attendez impérativement la fin du mois pour agrandir le nid à couvain, il ne faut pas augmenter prématurément le volume car les nuits sont encore fraîches et la population encore insuffisante. Attendez le bon moment (température adaptée et absence de vent) pour faire une visite approfondie et pour changer les cadres de rives noircis et souvent moisis.

    Partition en position 10

  • Dans le même ordre d’idée, n’hésitez pas à réduire le volume des colonies faibles et à ajouter des partitions isolantes et réfléchissantes, cela va considérablement aider les abeilles dans leur développement en maintenant la chaleur dans le nid à couvain.

Rendez-vous au mois d’avril. A.L. et K.L.

Initiative Citoyenne Européenne « Sauvons les abeilles et les agriculteurs »

 

LInitiative Citoyenne Européenne (I.C.E.) est un outil de démocratie participative à l’échelle européenne. Si cette I.C.E réuni au moins 1 million de citoyens et citoyennes européen(nes) issu(es) d’au moins 7 pays de l’Union Européenne, la Commission européenne devra présenter une proposition d’acte législatif portant sur la problématique portée par l’Initiative Citoyenne Européenne.

« sauvons les abeilles et les agriculteurs » demande à la Commission européenne :

– une élimination progressive des pesticides de synthèse dans l’Union européenne d’ici 2035.

– des mesures de restauration de la biodiversité dans les zones agricoles.

– un soutien aux agriculteurs dans la transition vers un modèle agricole durable en privilégiant les petites exploitations, les pratiques biologiques et agroécologiques.

Une centaine d’ONG sont à l’initiative de cette ICE « sauvons les abeilles et les agriculteurs » dont le but est de récolter un million de signatures dans toute l’union européenne d’ici mars 2021.

A ce jour 450 000 signatures

Comment soutenir l’ICE

Signer l’initiative

Partager l’information

Le site est en français

Afin d’être sûrs de la validité du nombre de signatures, il vous sera demandé d’attester de votre statut de citoyen·ne européen·ne (passeport, carte d’identité). La liste des signataires ne sera en aucun cas rendue publique.

https://www.savebeesandfarmers.eu/fra/

Il est possible d’imprimer un document papier et de l’envoyer à l’adresse indiquée.

https://www.savebeesandfarmers.eu/w/files/paper-signature-form/fr_paper-signature-form.pdf

AC


Comptage collectif Varroas destructor dans la région Normandie

Ci-dessous un communiqué de la Section Régionale Apicole de Normandie…
Je vous invite à en prendre connaissance et à participer nombreux à ce comptage régional, les enseignements tirés de ces statistiques seront nombreux et les répercussions seront très certainement intéressantes pour nous apiculteurs Normands…
Je me charge de compiler les résultats de vos comptages, et ensuite de les retransmettre au représentant de la section régionale.
Vous aurez connaissance des retours de cette étude bien entendu… Tout est indiqué dans le texte ci-dessous.
Stéphan BABIN
Secrétaire GDSA 50
Pour information aux éventuels participants : La date limite d’envoi des résultats est fixée au 21 mars 2021
Pour les participants non adhérents au GDSA50 : merci de le préciser lors de l’envoi des résultats au référent de la Manche
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Comptage de Varroa destructor 

dans la région Normandie

Madame, Monsieur,

La Section Apicole Régionale vous invite à participer à un comptage collectif des Varroa destructor pendant trois jours de votre choix du 22 février au 14 mars 2021.

Pourquoi ? Parce que le taux d’infestation au Varroa est indicateur très important pour l’avenir d’une colonie d’abeilles. Cet indicateur peut conduire à agir en conséquence, notamment par la sélection de colonies et par l’utilisation de traitements appropriés. Le taux d’infestation est une information essentielle pour la conduite sanitaire d’un rucher.

Comment ? En utilisant un lange graissé (ex : planche en tôle, tiroir plastique) sous le plancher aéré de votre ruche. Les varroas qui chutent régulièrement de la colonie vont rester fixés au lange. Les compter permet d’évaluer l’infestation de la colonie. 

  • Recouvrir le lange de matière grasse (graisse à traire, huile végétale sans odeur, vaseline)
  • Insérer le lange sous le plancher grillagé 
  • Retirer le lange après 3 jours
  • Compter les varroas et transmettre ses résultats à la section apicole du GDS ou au GDSA de son département.
Photo varroa

Pour plus d’informations sur le comptage par chutes naturelles : 
Fiche technique GDS Normandie : Chutes naturelles sur lange.
Fiche technique GDS France : Détermination du taux  d’infestation par comptage  de chutes naturelles.

Quand ? 

  • Du 22 février au 14 mars 2021, avant la fin de l’hivernage des colonies. 
  • Entre ces deux dates, choisissez 3 jours consécutifs : installez un tiroir sous un plancher aéré, puis revenez 3 jours plus tard pour compter les varroas. En divisant par 3, vous obtiendrez le nombre de varroas tombés par jour. À cette période, on considère que le seuil d’alerte est atteint dès lors que l’on compte 1 varroa par jour. Testez le nombre de colonies de votre choix.

À qui envoyer le comptage ? A la section apicole du GDS ou au GDSA de votre département. Les résultats peuvent être envoyés par mail, aux adresses indiquées ci-dessous. Vous préciserez : votre nom, les dates des trois jours de comptage, le nombre de colonies comptées, le nombre total de varroas tombés pour chaque ruche.

14 (Calvados) : 

27 (Eure) : 

50 (Manche) : stephbab1@hotmail.com

61 (Orne) : 

76 (Seine-Maritime) : 

Pour toutes questions, nous vous invitons à vous adresser à la section apicole du GDS ou au GDSA de votre département.

Une restitution du comptage à l’échelle régionale sera envoyée aux participants.

Après ce comptage collectif, la section apicole régionale vous incite à compter fréquemment les varroas sur des périodes de plusieurs jours. Une durée globale minimale d’une semaine est recommandée pour ce suivi, l’idéal étant de porter la période de comptage à 2 semaines. 

Cordialement,

La Section Apicole Régionale Normande

Journée technique de la FNOSAD

Retransmise depuis Agen, le 15 janvier 2021

En rediffusion sur le site de La FNOSAD : https://www.fnosad.com/videos

Au programme, des conférences pour tous les apiculteurs sur des sujets majeurs du sanitaire apicole et en particulier sur la lutte contre le varroa : informations sur les phénomènes de résistance aux acaricides, sur des méthodes alternatives, partage d’expérience de stratégies de lutte, etc.

AC