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Le sanitaire au rendez-vous.

 Sur les trois ruchers-écoles du département, comme chaque année, la session des débutants se décompose en sept cours bien distincts, de la découverte du matériel apicole en passant par la biologie de l’abeille, les produits de la ruche… et celui du mois de mai était consacré au sanitaire.

Cette année, sur le site de Saint-Lô, le programme a été modifié du fait que le vétérinaire conseil du GDSA, Olivier CHRISTOPHE, est venu animer un cours théorique le matin, sur varroa et toutes ses conséquences, en passant par la loque américaine, comment la reconnaître, sa lutte ; athina tumida, le petit coléoptère de la ruche, de son origine géographique à aujourd’hui.

Au cours de cette séance, Karl LEGEAY avait désoperculé des cellules de mâles avec en prime une observation à la loupe binoculaire, pour que les élèves puissent voir des varroas, ce fut pour eux une découverte. Nous avions sorti des tables pour la pause déjeuner, chacun avait apporté sa spécialité qui a pu être partagée et après ce moment convivial, Karl a repris la présentation sur le frelon asiatique, bien présent sur nos ruchers.

Nous avons profité d’une journée ensoleillée où les élèves, par petits groupes accompagnés d’un moniteur, ont pu manipuler les cadres, chercher la reine, voir et découvrir du couvain ainsi que des œufs fraîchement pondus et jeunes larves baignant dans la gelée royale.

Alain LESCLAVEC

Loque Américaine

Pour information : carte des foyers de Loque Américaine dans la Manche

La loque américaine est une très grave maladie du couvain qui, le plus souvent, en l’absence d’intervention de l’apiculteur, conduit à la mort de la colonie.

• Elle se traduit par un affaiblissement de la colonie et la présence de signes caractéristiques :

– couvain en mosaïque,

– opercules percés et affaissés,

– nymphes brunes gluantes filantes et adhérentes aux parois de l’alvéole.

Vous pouvez vous référer à la fiche technique n° 7 éditée par la FNOSAD : https://www.fnosad.com/fiches-pratiques/la_loque_americaine.pdf

• C’est une maladie très contagieuse et réglementée, dont toute suspicion doit être déclarée à la DDPP et confirmée par analyse de laboratoire (le test de viscosité ou de l’allumette sur le terrain n’est pas suffisant).

• Le seul traitement efficace et autorisé est le transvasement sur cire gaufrée, réalisé selon des modalités bien précises, lorsque l’état de la colonie et la saison le permettent. Sinon la destruction est obligatoire.

Se référer à la fiche technique n° 3 éditée par la FNOSAD : realisation_transvasement_sanitaire

• La désinfection soigneuse du matériel contaminé et la destruction de la totalité des cadres est indispensable.

Qui contacter en cas de suspicion ?

La DDP50 : 02 33 43 73 00

Le GDSA : 02 33 46 67 62

Les vétérinaires apicoles mandatés :

Olivier Christophe : 02 33 46 63 01

Hélène Lemoine : 02 31 80 99 00

AC