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Mini-salon de l’agriculture

Organisée par le Campus métiers nature de Coutances (Lycée, CFA, CFPPA),

La 9e édition du mini-salon de l’agriculture de Coutances (Manche) s’est déroulée samedi 11 et dimanche 12 mai 2019. Entre 7 000 et 8 000 visiteurs étaient au rendez-vous.

La Manche Apicole, comme chaque année, animait un stand commun avec  l’AMICO (association de la Miellerie Collective du Lycée), la fréquentation de cette manifestation est de plus en plus forte et les abeilles ( dans la ruchette vitrée) attisent toujours la curiosité des visiteurs.

La question de la mortalité des abeilles était au cœur des préoccupations ainsi que la présence du frelon asiatique.

Jacques Bajard animait un atelier de reconnaissance et capture du frelon asiatique.

Plusieurs personnes se sont inscrites pour une formation apiculture en 2020 dans les différents ruchers de La Manche Apicole.

AC 

Abeilles sauvages Coutances

L’association Manche-Nature, organise, à Coutances, sur le thème des Abeilles sauvages, une manifestation qui aura lieu du mardi 14 au dimanche 19 mai de 15 à 19h à l’Espace Saint-Nicolas : conférence, atelier, sortie, exposition.

Toutes les informations sur le site de Manche-Nature : http://manche-nature.fr/exposition-abeilles-sauvages/

AU FIL DES MOIS… MAI 2019

La précocité du printemps 2019 avec d’abondantes floraisons et des températures clémentes a vu se développer de façon considérable nos colonies, les changements de cadres de corps et la pose des hausses étaient à faire sans tarder. Quelques essaimages dès le début du mois d’avril ont été signalés, c’était le signal pour prévenir l’apiculteur que la période tant redoutée avait commencé ; il est vrai que c’est le mode de reproduction naturel des colonies d’abeilles, mais voir ou constater une ruche se vider d’une grande partie de sa population peut engendrer un certain découragement, soyons donc vigilants. Un dicton : essaim de mai vaut vache à lait… à méditer.

En ce début de printemps, l’euphorie qui règne au sein de la ruche est également appelée fièvre d’essaimage, car rien ou presque ne peut contrer ce rituel ancestral. Les ouvrières, poussées par cet instinct, édifieront des cellules en nombre qui pourront potentiellement donner naissance à autant de reines. En fonction de la météo, quelques jours avant l’éclosion de la première cellule, la vieille reine, mise à la diète pour alléger son poids et lui permettre de s’envoler, partira avec pratiquement la moitié de la population ; de la première éclosion sortira la reine de la colonie et les ouvrières procéderont à la destruction des cellules restantes (sauf en cas d’essaimage secondaire).

Gros essaim

Quelques jours après sa naissance, si les conditions météorologiques le permettent, la reine s’envolera pour le vol nuptial, accompagnée d’une centaine d’abeilles. Elle sera alors fécondée par plusieurs mâles ou faux bourdons, une vingtaine, provenant de diverses souches génétiques. Durant sa vie, ce sera sa seule sortie de la ruche (en dehors de l’essaimage).

A noter qu’il faudra surveiller, dans une ruche ayant essaimé, le « remérage », c’est-à-dire le fait que la nouvelle reine ait bien commencé sa ponte. Si, au bout de 3 ou 4 semaines après l’essaimage, l’on n’observe pas de ponte dans la ruche « souche », il faudra introduire dans celle-ci un cadre de couvain ouvert, provenant d’une bonne colonie, afin que les abeilles élèvent une nouvelle reine.

C’est un peu l’effervescence au rucher et la présence de l’apiculteur est indispensable pour :

  • Surveiller l’essaimage et essayer de le prévenir

  • Préparer des ruchettes et des cadres de cire gaufrée.

  • La cueillette des essaims et l’enruchage.

  • Surveiller les colonies en développement et pour celles qui ont des hausses, surveiller le remplissage.

  • Effectuer les premières récoltes. Les miels de printemps, et en particulier celui de colza, sont très riches en glucose. Cette caractéristique fait qu’ils cristallisent rapidement, y compris dans les hausses. Il faut envisager les premières récoltes dès la défloraison des colzas.

Comment prévenir l’essaimage ? Sans les détailler, voici quelques conseils, facilement applicables :

  • A la visite de printemps, bien apprécier les provisions et enlever les cadres de rives, un ou deux bien souvent pourvus de réserves et les remplacer par un ou deux cadres de cire gaufrée à placer juste après le cadre de pollen.

Introduction d’un cadre de cire gaufrée

  • Au-delà de cinq cadres de couvain, prélever des cadres pour faire des essaims. C’est une stratégie « payante » : on limite l’essaimage et, à la fois, on obtient de nouvelles colonies.

Création d’un essaim artificiel

  • Poser des hausses pour donner du volume

Poser une hausse avec grille à reine

  • Surveiller chaque semaine pour voir l’apparition des premières cellules et les détruire ; au bout de deux ou trois passages avec destruction, la fièvre sera normalement retombée. Attention : vérifier la présence d’œufs ou de très jeunes larves avant de détruire les cellules royales ! Cette pratique demande du temps et peut parfois perturber la colonie.

Cellules royales d’essaimage

Grille à reine ou pas : à chacun sa méthode, mais sur le plan sanitaire, il est incontestable que les grilles à reine empêchent la ponte dans les hausses et ainsi le miel contenu dans les cellules n’est pas en contact avec celles qui ont contenu du couvain. Par ailleurs, le goût du miel peut en être un peu altéré et il peut dans certains cas, avoir un goût dit animal. De même, le travail lors de la récolte est grandement facilité grâce à l’absence de couvain.

C’est également la période favorable pour poser des grilles à propolis pour ceux qui veulent en récupérer pour leur consommation personnelle et également les trappes à pollen, qu’elles soient intégrées dans le plateau ou celles de façade. Un conseil : attendez la défloraison du pissenlit, car son pollen est très amer. Ce pollen pourra être utilisé de deux façons : pour la consommation de l’apiculteur, ou pour distribuer aux colonies à la sortie de l’hiver en le mélangeant avec du candi, il aura un effet dynamisant.

Maintenant que les fleurs sont bien présentes, espérons que la météo sera de la partie !

Rendez-vous maintenant en juin.

A.L.et K.L.

Association Abeille Noire de la Manche

L’association l’Abeille noire de la Manche propose :

une réunion « Découverte de l’association » le 10 mai 2019 à 20h30, salle R2, à la mairie de Coutances.

une initiation à l’analyse morphométrique le 17 mai 2019 à 20h30, salle R1, à la mairie de Coutances.

Enquête « Apiculture et numérique »

Communication de l’ ITSAP Institut de l’abeille :

  • Retour de l’enquête réalisée par l’ITSAP sur les usages et les attentes des outils numériques pour l’apiculteur (voir article du 11 mars 2019 sur le site)

http://blog-itsap.fr/fin-de-lenquete-ligne-apiculture-numerique/

  • Santé des abeilles : évaluer le risque lié aux pesticides après leur mise sur le marché

L’observatoire des résidus de l’ITSAP fournit régulièrement à l’Anses des données d’exposition des abeilles aux pesticides. Comment sont utilisées ces informations ? Réponses avec Thomas Quintaine, coordinateur d’études et de projets sur le volet santé animale et biodiversité au sein de l’unité de phytopharmacovigilance de l’ Anses.

http://blog-itsap.fr/sante-abeilles-evaluer-risque-lie-aux-pesticides-apres-mise-marche/

  • Un Mooc gratuit en ligne : un cours gratuit et ouvert à toutes et tous

http://blog-itsap.fr/mooc-abeilles-environnement-cours-ligne-gratuit-ouvert-a/

  • L’infestation de la colonie par varroa et la météo modifient l’effet d’un insecticide néonicotinoïde sur le vol de retour à la ruche des butineuses.

http://blog-itsap.fr/effet-dun-insecticide-vol-de-retour/

AC

Premiers nids primaires de frelons asiatiques

Les premiers nids primaires de cette espèce sont signalés dans notre département. Ils sont situés dans des endroits abrités et, souvent, près des habitations. Rappelons que ce nid primaire ne comprend que peu d’individus et sera rapidement abandonné par la fondatrice qui le quittera, accompagnée d’ouvrières, pour fonder le nid secondaire.

N’hésitez pas à inspecter les bâtiments auxquels vous avez accès (dépendances, abris de jardins, greniers…) pour les détecter et incitez votre entourage à le faire.

Le signalement, conformément au plan de lutte existant dans la Manche en partenariat avec la FDGDON, doit être effectué en mairie.

Ce nid primaire avait la taille d’une balle de ping-pong et était situé dans un abri de jardin. Photo prise le 3 avril 2019 à Bourgvallées (centre-Manche)

Texte et photo KL

AU FIL DES MOIS… AVRIL 2019

Après une deuxième quinzaine de mars plutôt agréable avec des températures printanières, les colonies ont pu profiter de cette météo pour se développer. Les réserves s’épuisent petit à petit, la ponte augmente, le couvain prend de plus en plus de place, il va être temps maintenant de faire une bonne visite de printemps par une température d’au moins 16° et en l’absence de vent et mettre des cadres cirés à construire ou pour ceux qui ont choisi les cadres à jambage, de les positionner entre le cadre à pollen et celui du couvain. Pensez à les numéroter, par exemple 19 pour cette année, ainsi le renouvellement se fera plus aisément, il faut impérativement faire de la place afin que la ponte puisse garnir une bonne partie des rayons. Un couvain compact et concentrique sera le signe d’une reine prolifique.

Cadre de couvain operculé

La colonie croît rapidement, les naissances se font de plus en plus nombreuses, il faut impérativement donner du travail à la nouvelle génération d’abeilles. Il faudra également penser à préparer les hausses,.. car depuis quelques années maintenant, nous faisons une récolte de printemps et l’an dernier, en certains endroits, cette récolte a été presque aussi bonne que celle d’été.

Le couvain de mâles commence à apparaître sur certaines colonies, attention, s’il est trop important, c’est peut-être déjà un message que la colonie prépare déjà l’essaimage.

Abeille et faux bourdon

Nous l’avons déjà vu lors des cours du rucher-école, mais une petite révision n’est jamais néfaste. Une fois née, l’abeille passe par différents stades :

  • À peine sortie de sa cellule, elle commencera à s’affairer pour la nettoyer, afin que la reine puisse pondre de nouveau, la jeune abeille jouera ce rôle pendant à peu près deux jours.

Nettoyeuse

  • Ensuite viendra le stade de nourrice pendant une dizaine de jours, elle secrétera, à l’aide de ses glandes hypopharyngiennes la gelée royale qui servira à alimenter pendant les trois premiers jours, les jeunes larves et bien sûr nourrir la reine. Egalement pendant cette période, elle contribuera, car « tout le monde » s’y met durant la nuit, butineuses comprises, à maintenir une chaleur constante, estimée à 35°.

  • Après ce stade de nettoyeuse, couveuse et nourrice, viendra celui de cirière ou maçonne pendant une petite dizaine de jours, Elle produira des petites écailles de cire grâce à des glandes situées sous l’abdomen. Elle s’affairera à réparer et à construire de nouvelles alvéoles. Saviez-vous qu’il faudra à la colonie consommer entre cinq et sept kilos de miel pour fabriquer un kilo de cire ?

  • Un nouveau statut lui est maintenant défini, celui de ventileuse et gardienne. Grâce à ses battements d’ailes, elle maintiendra une température constante, ventilera l’excédent d’humidité en se trouvant sur le devant de la porte d’entrée, elle assurera également son rôle de gardienne.

Ventileuses

  • Son dernier rôle, celui de butineuse pendant environ trois semaines. En fonction des conditions environnementales, de la distance à parcourir, de la météo, le stade « butineuse » peut durer beaucoup plus longtemps si les abeilles ne peuvent pas sortir, pour aller chercher le nectar, le pollen, l’eau nécessaire à l’élevage et la propolis pour assainir la ruche, elle s’épuisera plus ou moins rapidement.

Rendez-vous maintenant en mai. A.L.et K.L.

Enquête à propos de varroa

Enquête à propos des connaissances actuelles des apiculteurs sur l’infestation par le varroa de leurs colonies et des moyens de lutte mis en place par chacun, avec l’objectif de faire un état des lieux le plus complet possible.
Ce qui demande la participation du plus grand nombre à cette enquête en répondant au questionnaire qui suit le courrier.
A la demande de l’Association It’s My BEEsiness nous diffusons le courrier qui nous a été adressé :
« Nous sommes étudiants en école d’ingénieur en agronomie et, dans le cadre de notre projet de césure, nous réalisons une enquête auprès des apiculteurs. Cette enquête a pour objectif de connaître le rapport des apiculteurs au varroa, au niveau de leurs traitements, leurs connaissances et leur vision de cet enjeu sanitaire actuel de la filière. Nous souhaitons avoir les réponses du plus grand nombre d’apiculteurs, de profils variés et représentatifs des apiculteurs français. 
Cette étude vise uniquement à faire un état des lieux le plus représentatif possible de cette problématique en 2019. Les résultats seront accessibles à tous. Nous avons choisi de traiter ce sujet car il n’y a aujourd’hui pas d’étude semblable qui a été réalisée à l’échelle de la France entière. 
Nous vous contactons aujourd’hui pour vous demander s’il est possible de diffuser ce questionnaire auprès de vos adhérents. Plus les apiculteurs seront nombreux à répondre et plus cette enquête aura un intérêt global et pourra, par la suite, être utilisée par les apiculteurs, techniciens et chercheurs qui travaillent sur ce sujet. N’hésitez pas non plus à nous donner votre avis sur la construction de ce questionnaire s’il vous semble améliorable. « 
Pour connaître un peu mieux notre projet, vous pouvez nous retrouver sur nos réseaux :
AC

La Manche Apicole prend le micro

Dans le cadre d’un programme appelé « Fier de mon 50 : les associations », La Manche Apicole a été invitée par France Bleu Cotentin à participer à une émission.

Le jeudi 14 mars, nous avons pu présenter notre association, son évolution et son fonctionnement. Nous avons également pu évoquer les problèmes rencontrés par les abeilles et les apiculteurs.

Bien sûr, le temps imparti ne nous permettait pas de nous « étendre » mais nous avons apprécié cette communication et nous remercions France Bleu Cotentin pour cette invitation ainsi que Valoris pour son accueil.

Il est possible de réécouter l’émission grâce au lien suivant : https://www.francebleu.fr/emissions/fier-de-mon-50-la-vie-des-associations/cotentin (sélectionner l’émission du 14 mars).

AC et KL

Apiculture connectée

Une plateforme numérique ?

Développer les outils « de demain » avec les apiculteurs d’aujourd’hui.
VOS besoins, VOS contraintes, VOTRE solution !

Enquête sur les usages et les attentes des outils numériques pour l’apiculteur

L’ITSAP – Institut de l’abeille, en partenariat avec les Associations de Développement de l’Apiculture des régions Nouvelle-Aquitaine (ADA NA), Auvergne-Rhône-Alpes (ADA AURA) et PACA (ADAPI), ainsi que l’école d’informatique EFREI, est en charge d’un projet de Plateforme numérique dédié à l’apiculture.

C’est pourquoi l’ITSAP lance une enquête auprès des apicultrices et apiculteurs,

Lettre de l’ITSAP

Apicultrices, apiculteurs,
Nous sommes persuadés qu’il manque un outil pratique et bien pensé pour améliorer le quotidien des apiculteurs. Aidez-nous à le construire !

Nous avons besoin de vous afin de mieux vous connaître pour développer un outil adapté.

De quelles informations avez-vous besoin au rucher ? Chez vous ? Aimeriez-vous pouvoir générer automatiquement un registre d’élevage ? Identifier les colonies de votre cheptel qui produisent le mieux ? Quels sont les services que vous utilisez actuellement dans le cadre de votre activité apicole ? Sont-ils satisfaisants ?

Autant de questions pour lesquelles nous avons besoin de vos réponses !

Lien vers l’enquête

 

Selon l’ITSAP,

Outils à développer :

Une application smartphone

Enregistrer des données au rucher (saisie tactile et vocale), visualiser l’évolution de vos colonies, signaler aux apiculteurs à proximité des événements au rucher, être informé (alertes sanitaires, rappel des démarches administratives).

Un portail web

Analyser les performances de votre cheptel, gérer votre planning de travail, partager vos données avec d’autres apiculteurs de votre choix (associés, collègues), accéder à des données environnementales (assolement, météo, indice de sécheresse, qualité de l’environnement, et bien d’autres !), bénéficier de conseils et infos diverses comme les suivis d’efficacité des traitements anti-varroas (ADA – ITSAP), et PLEIN d’autres fonctionnalités !

VD AC