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RÉUNIONS DE SECTEURS

Réunions de secteurs
Un rendez-vous à ne pas manquer où les échanges sur les différentes techniques apicoles, la saison apicole, le bilan des ruchers-écoles, un point sur le sanitaire, les pertes de colonies, l’implication du Département sur le frelon asiatique…. Les échantillons pour le concours des miels seront également réceptionnésPensez à joindre l’étiquette modèle (sans la coller) que vous trouverez dans le bulletin annuel ainsi que le chèque de 7 € par échantillon (2 pots de 250 g par échantillonpour la participation aux frais du concours. Pour simplifier la tâche du trésorier, évitez de donner de l’argent liquide.
N’hésitez pas à consulter le bulletin annuel ainsi que le site lamancheapicole.fr pour prendre connaissance des modalités du concours et pour la première année, celles du concours de pains d’épices.
Dates à retenir :
La Glacerie : la réunion de secteur du nord-Cotentin se fera au centre socioculturel des Rouges-Terres, rue des Poètes à La Glacerie. Rendez-vous pour 9 h 30 le samedi 5 octobre. Pour ceux qui le souhaitent, un repas pourra être pris en commun le midi.
 Saint-Hilaire-du-Harcouët dans la salle de réunion à l’Espace Saint-Hilaire, route de Paris. Rendez-vous à 10 h le samedi 12 octobre. Si vous le souhaitez, nous pourrons déjeuner ensemble. 
AL

CAMPAGNE DE DÉCLARATION DE RUCHES 2019

CAMPAGNE DE DÉCLARATION DE RUCHES 2019. La campagne de déclaration de ruches 2019 ouverte depuis le 1er septembre et restera possible jusqu’au 31 décembre 2019. Cette démarche revêt un réel enjeu sanitaire et économique pour la filière apicole française.
Ainsi, la DGAl renouvelle la campagne de communication destinée à rappeler aux apiculteurs leur obligation de réaliser chaque année leur déclaration annuelle de ruches entre le 1erseptembre et le 31 décembre.

La DGAl enverra d’ici quelques jours, à l’instar de ce qui avait été fait l’an dernier, un message d’information aux 48 000 apiculteurs ayant donné leur accord pour être contactés par l’Administration par mail. On peut toutefois estimer qu’environ 25 % des apiculteurs français ne recevront pas cette information (apiculteurs n’ayant pas réalisé de déclaration en période obligatoire 2018, ou ayant réalisé une déclaration sans autoriser l’Administration à échanger par mail, ou n’ayant pas d’adresse mail). L’effort de tous est donc requis pour sensibiliser l’ensemble des apiculteurs, afin de maintenir, voire augmenter le nombre d’apiculteurs déclarants.

Déclarer ses ruches : Site officiel : déclarer des ruches

AL

Le festival Cara-Meuh se déroulera sur deux jours, les 14 et 15 septembre, les Viviers
11 route de Saint Léonard – 50300 Vains, l’entrée est gratuite.

La conférence sur l’apiculture se déroulera le 15 septembre à 15h30, à la ferme des Cara-meuh!

Les intervenants :

Nicolas WIART, apiculteur professionnel, producteur de miel « Les Ruchers de la baie »

François CLAVAGNIER, apiculteur professionnel, producteur d’essaims et reines « Pomme d’Apizz »

Didier VIVIER, apiculteur de loisir, producteur de reines et conseiller sanitaire.

Charlie LEFRANC, apiculteur débutant, co-gérant « Entreprise Cara-Meuh! »

Thèmes abordés et déroulement de la conférence :

– présentation de chacun 

– Les pollinisateurs

    – abeille sauvage 

    – abeille à miel

– Comment est-on arrivé à l’apiculture moderne 

– Les challenges de l’apiculteur

    – gestion des parasites 

    – l’abeille et son environnement 

    – pratiques d’élevage  

– Foire aux questions 

Pour en savoir plus, programme, contact, plan, lire en pdf …Festival Cara-Meuh 2019
ou  : www.cara-meuh.com | Le Cara-Meuh Festival !  Lire la suite

AU FIL DES MOIS… SEPTEMBRE 2019

Fleurs de luzerne

Avec la première quinzaine d’août chaotique sur le plan météorologique, les récoltes sont terminées, à part peut-être pour certains quelques ruches mises sur le sarrasin, la luzerne ou sur la bruyère callune, mais en règle générale, tout est fini et bien sûr le traitement anti-varroas a été effectué, nous en avons déjà parlé le mois dernier.

Le frelon asiatique : cette année, pour l’instant, nous l’avons très peu vu et pensons qu’il perturbera moins nos colonies que l’an passé. La nouvelle génération d’abeilles, dites « abeilles d’hiver » va voir le jour et pourra ainsi assurer la pérennité et une bonne préparation à l’hivernage.

Vous pouvez quand même piéger sur les ruchers où il est présent, même si cela n’endiguera pas le prélèvement d’abeilles mais réduira la nuisance. Un petit rappel sur l’appât : 1/3 de bière brune, 1/3 de vin blanc et 1/3 de sirop de fruits rouges. Un autre appât qui fonctionne également bien : un mélange d’hydromel et de cidre, également l’eau résiduelle de la fonte des cires.

Quelques frelons asiatiques piégés.

Le stockage des hausses : à effectuer après les avoir fait lécher sur les corps de vos ruches. À la tombée de la nuit, vous pouvez en empiler trois par ruche, au-dessus du couvre-cadre, le trou de nourrissement ouvert, et vous les laissez trois ou quatre jours, elles vous les nettoieront et reconstruiront ce qui a été détérioré.

Les cadres avec du pollen seront remisés, la propolis grattée et vous pouvez déjà préparer la prochaine saison en laissant sur chaque hausse, un espacement équivalent à deux ou trois cadres qui seront remplacés en début de saison.

Afin de ne pas avoir de mauvaise surprise au printemps en découvrant la cire des cadres mangée par la fausse-teigne, empilez les hausses sur un support type parpaings, une grille à reine, un ensemble d’une dizaine de hausses coiffée d’une grille à reine et le tout sous une avancée, ce qui permettra une ventilation de la « colonne » et les larves de fausse-teigne ne pourront pas se développer. Surtout ne pas les stocker au fond du garage.

On trouve également chez les détaillants apicoles le bacille de Thuringe, ennemi des larves de lépidoptères, utilisable en agriculture biologique.

Hausses préparées pour la prochaine saison

Cadres infestés de fausse teigne

L’état des provisions : vous ne trouverez aucune homogénéité de vos colonies dans la gestion des provisions, certaines seront conséquentes et pour d’autres il faudra leur apporter un complément en sirop non-dilué (celui du commerce présente un avantage : il est tout prêt et ne dégage aucune odeur, si bien que vous ne risquez que très peu le pillage). Un conseil : il vaut mieux nourrir au sirop car il est plus assimilable que le candi, plus indiqué en période hivernale.

Pillage dans une ruchette

Nourrisseur plastique dans une hausse vide

Cadre nourrisseur en bois

Construction sauvage dans le nourrisseur

Resserrer ses colonies : c’est une gestion au cas par cas, certaines seront tellement populeuses que vous les laisserez sur les 10 cadres de corps. Cependant, beaucoup auront besoin d’être partitionnées, elles ne passeront que mieux la période hivernale.

Partition en position 10

Le regroupement : deux non-valeurs ne feront jamais une forte colonie… mais vous pouvez tout de même réunir deux petites afin qu’elles puissent passer la période hivernale ; pour cela, attendez le soir et vous superposez les deux ruches séparées de deux feuilles de papier journal (entaillées de quelques coups de couteau) ; la nature fera le reste, les odeurs vont se diffuser, se mélanger et la reine la plus vaillante tuera sa rivale. Le lendemain ou le surlendemain matin, les deux colonies n’en feront plus qu’une.

Le conditionnement du miel : le miel ayant bien décanté (une dizaine de jours), il peut maintenant être mis en pots ; certains apiculteurs l’ensemenceront avec un miel à cristallisation très fine (la plupart des miels de printemps) pour lui donner un aspect plus crémeux et plus agréable en bouche avec sa cristallisation fine.

Que faire de la cire ? Il y en a deux sortes, celle des cadres réformés dite « de corps » qui sera fondue à la chaudière ou un peu plus tôt dans la saison, au cérificateur solaire (en cette année 2019, cela a bien fonctionné). Elle sera revendue ou échangée chez votre fournisseur de matériel apicole.

Cadres à réformer

Vous avez également de la cire d’opercules, moins abondante, mais d’une grande pureté, il faut l’isoler et la conserver sur plusieurs années en fonction du nombre de ruches dont vous disposez, et ensuite la recycler, La Manche Apicole prête à ses adhérents un gaufrier à cire à refroidissement par eau, le meilleur moyen pour utiliser ses propres cires, les abeilles vous le rendront bien.

La louche de cire est étalée

Prochain rendez-vous en octobre. A.L. et K.L.

Un livre consacré au frelon asiatique

Sortie prochaine (septembre-octobre) du livre du Dr ERIC DARROUZET consacré au frelon asiatique aux éditions du SNA (Syndicat National d’Apiculture): « Le frelon asiatique, un redoutable prédateur ».
Celui-ci fait le bilan des connaissances sur la biologie et l’écologie de ce frelon, il présente les outils de lutte actuels et prochains et se termine en donnant de nombreux conseils.
L’ouvrage fait 206 pages avec des textes accessibles au plus grand nombre, avec une riche iconographie de plus de 200 photos, schémas et cartes.
Le conseil départemental de la Manche est cité dans la partie remerciements de l’ouvrage.
Fiche de présentation de l’ouvrage avec son sommaire : Livre frelon asiatique Dr Darrouzet
Dr Eric Darrouzet
Université de Tours, Faculté des Sciences
Parc de Grandmont
37200 Tours, France
Pré-commande
Envoyez votre règlement par chèque
5 rue de Copenhague – 75008 Paris
ou par CB sur le site internet du SNA
www.snapiculture.com
AC

AU FIL DES MOIS… AOÛT 2019

Depuis la mi-juin, la météo a été très favorable pour accompagner la grande miellée d’été qui s’est terminée aux alentours du 25 juillet, en fonction des zones qui ont été arrosées ou non par quelques pluies éparses. La récolte du nectar est terminée lorsque nous apercevons sur la planche de vol, les abeilles musarder… Elle a été intense pour les colonies qui n’ont pas déserté leurs ruches. Après toute cette activité du lever du jour à la tombée de la nuit, nos avettes vont maintenant se préparer doucement à l’hivernage. L’essaimage tant redouté est maintenant terminé, restent encore quelques petites miellées sur la bruyère, la luzerne et le sarrasin. L’activité se réduit de jour en jour et le calme est revenu.

Un rucher bien actif

Les hausses pleines, les corps de ruches bien garnis (ce n’était pas le cas à la mi-juin) vous pouvez commencer la récolte, car plus vous attendrez et plus il vous sera difficile de le faire sans avoir à affronter l’humeur agressive de vos abeilles. De même, une récolte tardive peut compromettre le niveau des réserves de miel de la colonie.

Dès les hausses de miel retirées, pensez à nourrir avec un sirop non dilué s’il est du commerce, 3 à 4 litres par colonie. Si vous le préparez vous-mêmes, comptez 5 litres d’eau pour 8 kg de sucre de betterave agrémentés de cinq ou six cuillères de vinaigre de cidre pour acidifier le mélange et rendre le sirop plus assimilable par l’abeille (toujours à raison de quelques lites par colonie). Il vaut mieux que ce soient les vieilles butineuses qui le stockent et le transforment, parce que cette opération leur demande une grande énergie. Une semaine après ce complément de nourriture, vous pouvez donner la valeur d’un litre de sirop coupé (50-50) pour stimuler la ponte, car plus vos abeilles seront nombreuses et meilleur sera l’hivernage. Surtout nourrissez le soir et soyez particulièrement vigilant au pillage, qui constitue un réel danger, bien souvent sous-estimé, dans nos ruchers. L’utilité du nourrissement est parfois contestée mais, au fil des années, il devient de plus en plus nécessaire, notamment du fait de la sécheresse (nous en connaissons une actuellement).

C’est l’heure de traiter contre varroa. Plusieurs médicaments sont proposés pour lutter contre ce fléau, qu’ils soient d’origine naturelle ou de synthèse, faites-le impérativement, vous diminuerez ainsi la pression de cet acarien, premier responsable de beaucoup de maux. Utilisez des produits homologués, pas de « recette maison », n’oubliez pas que vous consommez et faites consommer les produits de vos ruches, alors faîtes attention !

Varroas

Mise en place des lanières Apivar

Si vous ne constatez pas de ponte, n’hésitez pas à introduire un cadre de couvain ouvert ou un « carré d’œufs » afin que les abeilles puissent élever une reine si la colonie était devenue orpheline. Les remérages sont encore possibles au mois d’août.

Les jours diminuent de plus en plus, il n’y a pratiquement plus de fleurs à butiner, les réserves sont présentes, nos petites protégées peuvent donc se donner un peu de répit en attendant la dernière floraison importante qui est celle du lierre, débutant généralement à la fin du mois de septembre.

Rendez-vous maintenant en septembre.

A.L. et K.L.

AU FIL DES MOIS… JUILLET 2019

Après avoir connu trois semaines de réelle disette où même les corps de ruche étaient secs, nos butineuses vivaient au jour le jour en attendant la miellée d’été qui a réellement débuté le 17 juin. Nous connaissons, sur le plan météorologique, une période assez chaotique, avec à partir du 24 juin, une période caniculaire qui donne bien sûr de la chaleur mais également qui peut roussir les fleurs de trèfle et de ronce.

Les essaims étaient à surveiller car, par manque de nourriture, ils n’ont pas pu se développer et quelques pillages ont pu être constatés. Maintenant, la miellée bat son plein, les nombreuses butineuses sont aux champs et travaillent sans relâche du lever du jour à la tombée de la nuit lorsque la température le permet. Les ventileuses ne chôment pas, les faux bourdons sortent également à la recherche d’une reine non fécondée, mais, pour eux, les jours sont comptés, la saison de reproduction touche à sa fin et les essaimages se raréfient.

Constitution d’un essaim artificiel

Vous pouvez encore faire quelques essaims en ne prenant que des cadres avec du couvain ouvert qui ne pénaliseront pas la miellée en cours et n’affaibliront pas trop les colonies. En règle générale, les essaims faits à cette période essaiment peu la saison suivante car les reines débutant tardivement leur ponte, n’ont pas encore une année de ponte derrière elles. La prévention de l’essaimage aura été en 2019 (comme chaque année) une préoccupation majeure pour l’apiculteur et nous aurons connu des essaimages en assez grand nombre en juin.

Ventileuses

Ce n’est plus le moment de mettre des cires à construire, le nombre de cirières a considérablement diminué et vous n’aurez plus de cadres bien bâtis ? Concentrez-vous sur la surveillance du remplissage des hausses ; en cas de chaleur humide, le nectar rentre à flot et une petite semaine suffit généralement pour les remplir. Allez le soir visiter votre rucher, vous sentirez des odeurs bien caractéristiques d’une miellée qui se déroule dans les meilleures conditions et vous observerez les ventileuses battre des ailes afin de créer un courant d’air pour assécher le nectar. C’est un spectacle dont on ne se lasse pas ! Vous pouvez retirer des cadres operculés pour les extraire et dans la foulée les remettre vides, le dynamisme que cela engendre incite nos petites protégées à les remplir à nouveau… Dans tous les cas, ces cadres odorants seront remis à la ruche à la tombée de la nuit pour éviter le pillage (un mal souvent sous-estimé).

À partir du solstice d’été, la reine réduit considérablement sa ponte et plus on avancera dans le mois et moins les butineuses seront nombreuses. Après le 15-20 juillet, la grande miellée sera presque terminée. Pour ceux qui ont des ruches sur les bruyères de la lande de Lessay, des falaises de Champeaux, les landes de la Hague ou des emplacements à proximité de champs de sarrasin, la miellée pourra se poursuivre un peu mais l’essentiel aura déjà été récolté.

Préparons maintenant la miellerie pour accueillir les hausses et récolter le miel, récompense de tous nos efforts (le local doit être propre et sec).

Au mois prochain. A.L. et K.L.

Étiquetage de l’origine des miels

Apiculteurs, Paysans et ONG lancent une pétition pour mettre fin à l’opacité.

Suite à la pétition initiale concernant l’étiquetage de l’origine du miel, une seconde pétition regroupant le SNA, l’UNAF, la FFAP, la Confédération Paysanne et Agir pour l’environnement a été mise en ligne : https://mielinfrance.agirpourlenvironnement.org

Le sanitaire au rendez-vous.

 Sur les trois ruchers-écoles du département, comme chaque année, la session des débutants se décompose en sept cours bien distincts, de la découverte du matériel apicole en passant par la biologie de l’abeille, les produits de la ruche… et celui du mois de mai était consacré au sanitaire.

Cette année, sur le site de Saint-Lô, le programme a été modifié du fait que le vétérinaire conseil du GDSA, Olivier CHRISTOPHE, est venu animer un cours théorique le matin, sur varroa et toutes ses conséquences, en passant par la loque américaine, comment la reconnaître, sa lutte ; athina tumida, le petit coléoptère de la ruche, de son origine géographique à aujourd’hui.

Au cours de cette séance, Karl LEGEAY avait désoperculé des cellules de mâles avec en prime une observation à la loupe binoculaire, pour que les élèves puissent voir des varroas, ce fut pour eux une découverte. Nous avions sorti des tables pour la pause déjeuner, chacun avait apporté sa spécialité qui a pu être partagée et après ce moment convivial, Karl a repris la présentation sur le frelon asiatique, bien présent sur nos ruchers.

Nous avons profité d’une journée ensoleillée où les élèves, par petits groupes accompagnés d’un moniteur, ont pu manipuler les cadres, chercher la reine, voir et découvrir du couvain ainsi que des œufs fraîchement pondus et jeunes larves baignant dans la gelée royale.

Alain LESCLAVEC

Lutte contre le frelon asiatique : le Département débloque 100 000 € pour aider la recherche…

En 2018, dans la Manche, dans le cadre d’un plan de lutte collective initié par le Département de la Manche, 4967 nids de frelons asiatiques ont été détruits, soit trois fois plus qu’en 2017,

Face aux enjeux écologiques et sanitaires de cette prolifération, le Département de la Manche s’est également engagé dans des programmes de recherche appliquée sur son territoire, permettant de réduire l’impact des frelons asiatiques sur la biodiversité et sur l’homme, à défaut de ne pouvoir envisager son éradication. Ces deux programmes de recherche développés et encadrés par Mr Darrouzet, enseignant-chercheur à l’IRBI (Institut de Recherche sur la Biologie de l’Insecte), rattaché à l’Université de Tours porteront l’un sur la protection des ruchers et l’autre sur la destruction thermique des colonies de frelons.

  • Le programme de recherche visant la protection des ruchers mais également des zones de cultures fruitières ou des zones habitées contre le frelon asiatique, a pour objectif de développer un dispositif répulsif du frelon asiatique fiable, sélectif et facile d’utilisation assurant ainsi une meilleure protection des sites et des personnes. Cette sélectivité permettrait de contrôler cette espèce invasive sans porter atteinte à la biodiversité, en particulier des abeilles des sites protégés.

  • Le programme de recherche visant la destruction thermique des colonies de frelons asiatiques a pour objectif de réduire l’impact de la destruction chimique des nids de frelons asiatiques sur les autres insectes et oiseaux venant s’abriter et/ou se reproduire dans le nid ou venant consommer les frelons morts. En effet, à ce jour, les nids de frelons asiatiques sont détruits avec un produit biocide à base de pyrèthre d’origine végétale. Même s’il s’agit d’un produit à faible rémanence, il reste malgré tout actif plusieurs jours après sa pulvérisation et peut ainsi engendrer des impacts sur la faune auxiliaire.

L’objectif de ce second projet est de déboucher sur la mise au point d’un dispositif de destruction thermique des colonies de frelons asiatiques, dispositif fiable, facile d’utilisation et sans danger pour les opérateurs. Cette méthode permettrait de laisser sur place les nids qui pourraient devenir des sites de protection et de nidification pour divers insectes, et les frelons morts une source de nourriture pour l’avifaune.

AL