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La Manche Apicole prend le micro

Dans le cadre d’un programme appelé « Fier de mon 50 : les associations », La Manche Apicole a été invitée par France Bleu Cotentin à participer à une émission.

Le jeudi 14 mars, nous avons pu présenter notre association, son évolution et son fonctionnement. Nous avons également pu évoquer les problèmes rencontrés par les abeilles et les apiculteurs.

Bien sûr, le temps imparti ne nous permettait pas de nous « étendre » mais nous avons apprécié cette communication et nous remercions France Bleu Cotentin pour cette invitation ainsi que Valoris pour son accueil.

Il est possible de réécouter l’émission grâce au lien suivant : https://www.francebleu.fr/emissions/fier-de-mon-50-la-vie-des-associations/cotentin (sélectionner l’émission du 14 mars).

AC et KL

Apiculture connectée

Une plateforme numérique ?

Développer les outils « de demain » avec les apiculteurs d’aujourd’hui.
VOS besoins, VOS contraintes, VOTRE solution !

Enquête sur les usages et les attentes des outils numériques pour l’apiculteur

L’ITSAP – Institut de l’abeille, en partenariat avec les Associations de Développement de l’Apiculture des régions Nouvelle-Aquitaine (ADA NA), Auvergne-Rhône-Alpes (ADA AURA) et PACA (ADAPI), ainsi que l’école d’informatique EFREI, est en charge d’un projet de Plateforme numérique dédié à l’apiculture.

C’est pourquoi l’ITSAP lance une enquête auprès des apicultrices et apiculteurs,

Lettre de l’ITSAP

Apicultrices, apiculteurs,
Nous sommes persuadés qu’il manque un outil pratique et bien pensé pour améliorer le quotidien des apiculteurs. Aidez-nous à le construire !

Nous avons besoin de vous afin de mieux vous connaître pour développer un outil adapté.

De quelles informations avez-vous besoin au rucher ? Chez vous ? Aimeriez-vous pouvoir générer automatiquement un registre d’élevage ? Identifier les colonies de votre cheptel qui produisent le mieux ? Quels sont les services que vous utilisez actuellement dans le cadre de votre activité apicole ? Sont-ils satisfaisants ?

Autant de questions pour lesquelles nous avons besoin de vos réponses !

Lien vers l’enquête

 

Selon l’ITSAP,

Outils à développer :

Une application smartphone

Enregistrer des données au rucher (saisie tactile et vocale), visualiser l’évolution de vos colonies, signaler aux apiculteurs à proximité des événements au rucher, être informé (alertes sanitaires, rappel des démarches administratives).

Un portail web

Analyser les performances de votre cheptel, gérer votre planning de travail, partager vos données avec d’autres apiculteurs de votre choix (associés, collègues), accéder à des données environnementales (assolement, météo, indice de sécheresse, qualité de l’environnement, et bien d’autres !), bénéficier de conseils et infos diverses comme les suivis d’efficacité des traitements anti-varroas (ADA – ITSAP), et PLEIN d’autres fonctionnalités !

VD AC

L’ITSAP Institut de l’abeille communique :

Actualités sur le blog de l’ITSAP

Avis de l’Anses : reconnaissance du travail de l’Itsap et du réseau des ADA dans l’observatoire des résidus

Un avis de l’Anses a été publié le 5 février relatif à l’évolution de la réglementation liée à l’usage des pesticides visant à protéger les abeilles domestiques et les insectes pollinisateurs sauvages. Il répond à une saisine du ministère chargé de l’agriculture de juin 2018. Il fait suite à un premier avis apporté par l’Anses en mars 2014 destiné à mieux définir le terme « en dehors de la présence des abeilles » des mentions abeille. Dans le cadre de l’avis paru, l’ITSAP a été auditionné le 1er octobre 2018. Nous avons alors rappelé les facteurs environnementaux et climatiques influençant le butinage des abeilles. Nous avons également fait état des résultats de l’observatoire des résidus de pesticides quantifiant les co-expositions des abeilles à des mélanges de résidus d’insecticides, acaricides, fongicides et herbicides. Nous avons détaillé la récente étude de l’UMT Prade qui a révélé que certains de ces mélanges provoquent des effets négatifs sur l’activité de butinage. Finalement nous avons donné notre regard sur les pistes d’évolution des procédures de mise sur le marché des pesticides, en lien avec notre participation au groupe de la Commissions des Essais Biologiques et à notre travail de validation de la méthode de vol de retour à la ruche.
L’avis recommande de modifier la réglementation sur les traitements phytosanitaires en élargissant la restriction d’usage (et la demande de dérogation via les mentions Abeille) sur l’ensemble des produits (incluant les fongicides et herbicides) pendant la floraison ou la production d’exsudats. L’agence réitère son avis déjà exprimé en 2014 sur les traitements nocturnes des produits présentant une mention Abeilles. Elle demande également que les éventuels effets d’une exposition répétée ou sur le comportement soient mesurés. En réponse, le gouvernement annonce la création d’un groupe de travail sur le sujet.

Lire la suite : http://itsap.asso.fr/

Enquête nationale sur les pertes hivernales 2017-2018

A la suite de témoignages d’apiculteurs indiquant un taux de mortalité des colonies anormal durant l’hiver 2017-2018, le ministère chargé de l’Agriculture a réalisé une enquête à l’échelle nationale entre début juillet et fin septembre 2018.

Lire la suite : https://www.plateforme-esa.fr/sites/default/files/ENMHA%202017-2018%20Premiers%20r%C3%A9sultats_2018_10_24.pdf

Construction d’un Indicateur de Référence Ecotoxicologique de la CIRE (CIRE2)

L’ITSAP et l’INRA d’Avignon (UMT PrADE) se sont engagés dans le projet CIRE2 dont l’objectif est de définir des seuils toxicologiques à partir desquels la présence de résidus altère d’une part le développement et la longévité des ouvrières ou des reines et d’autre part la qualité des semences des faux bourdons.

Lire la suite : http://blog-itsap.fr/construction-dun-indicateur-de-reference-ecotoxicologique-de-cire-cire2/

Lutte contre Varroa : détecter au plus tôt pour intervenir efficacement

L’ITSAP-Institut de l’abeille était présent au congrès international d’apiculture et d’apithérapie de Rouen, organisé par le Syndicat National d’Apiculture, avec le Syndicat Apicole de Haute Normandie et l’Association Francophone d’Apithérapie. A cette occasion, l’ITSAP a tenu sur son stand un atelier devant une quarantaine d’apiculteurs.

Lire la suite : http://blog-itsap.fr/lutte-contre-varroa-detecter-plus-tot-intervenir-efficacement/

Résistance des colonies à varroa : la technique pour l’évaluer

Lors du congrès de Rouen, l’ITSAP-Institut de l’abeille, en collaboration avec l’INRA d’Avignon et LABOGENA, a animé un atelier sur la sélection d’abeilles résistantes à varroa.

Lire la suite : http://blog-itsap.fr/resistance-colonies-a-varroa-technique-levaluer/

Dérogation pour l’approvisionnement en cire AB

Les cires exemptes de traces de résidus chimiques sont rarissimes et presque introuvables sur le marché. Pour favoriser l’approvisionnement en cire des apiculteurs exploitant sous le label AB, un groupe de travail a défini, dans le cadre de conditions dérogatoires, une liste minimale de résidus (acaricides, pesticides) à rechercher…

Lire la suite : http://blog-itsap.fr/derogation-lapprovisionnement-cire-ab/

AC

Journées sensorielles : les nez sont en piste…

  Un concours des miels, ça ne s’improvise pas, il faut des juges, des nez… pour départager les lauréats. Nous venons d’organiser deux journées sensorielles, animées par Bernadette Gosselin qui s’adressent à des personnes curieuses qui désirent s’impliquer dans cette épreuve, afin de compléter le nombre de juges existants.

Bernadette notre formatrice.

Déjà, le visuel joue un rôle très important sur un échantillon, l’olfactif ainsi que le goût qui sera défini par le sucré, l’amer, le salé. Chaque miel a son intensité, qu’elle soit faible, neutre, fade, discrète ou forte ; sa franchise, qui peut être altéré ou douteux ; son harmonie qui va de l’élégant au raffiné.

Alex, le nez dans le pot…

La complexité des arômes, qui peuvent être persistants ou fugaces et très aromatiques allant du floral au fruité en passant par le végétal, minéral, animal ou brûlé font qu’un minimum de formation est nécessaire pour détecter toute cette subtilité.

Pas facile de définir les miels

Il faudra que chacun s’entraîne au quotidien, non pas seulement sur les miels, mais également sur les plats cuisinés, le vin, le café ou le thé afin d’entretenir son vocabulaire, si difficile à trouver pour définir un ressenti.

Repas convivial en milieu de journée.

Le midi, un repas convivial a permis de partager les mets que chacun avait pu apporter, et ce, dans une chaleureuse ambiance.

A.L.

Observatoire-miel 2018

Cher (es) Ami (es) apiculteurs (trices),

voici une étude à remplir en ligne. Pour ceux ou celles qui souhaiteraient participer, vous trouverez le lien plus bas.

abeillement

VD

 

 

Madame, Monsieur,

Le cabinet Agrex Consulting a été chargé par FranceAgriMer pour la cinquième année d’actualiser l’Observatoire de la production de miel et de gelée royale française. L’objectif de cette étude est d’estimer au plus près la production française de ces produits apicoles, sa répartition régionale, de déterminer la part des ventes de miel en vrac et en pot par les apiculteurs ainsi que celle des différents circuits de distributions utilisés.

Dans le cadre de cette étude, nous avons élaboré un questionnaire en ligne s’adressant à tous les apiculteurs. Votre participation à ce questionnaire est primordiale pour nous permettre de répondre à ces problématiques relatives à la filière apicole en France.

Le lien vers le questionnaire en ligne est le suivant :  https://fr.surveymonkey.com/r/observatoire-miel-2018

Ci-jointe également, la lettre de mission fournie par FranceAgriMer dans le cadre de l’actualisation de l’Observatoire de la production apicole.
En vous remerciant par avance pour votre participation à cette étude,

Ces données ne pourront être transmises à aucune autre partie et ne pourront être utilisées à d’autres fins que la mise à jour annuelle de cette étude.

L’équipe d’Agrex Consulting

 

AU FIL DES MOIS…MARS 2019

 

Février se termine sans avoir eu de jours véritablement froids ; de belles et inquiétantes journées à 17° ont fait sortir de la léthargie nos colonies et ont favorisé la reprise de la ponte de la reine. Les noisetiers sont encore en fleurs, les aulnes et les saules commencent à fleurir, quelques fleurs de pissenlit marquent les prairies d’un jaune intense. Le réveil est bel et bien là, soyons prêts à intervenir.

Récolte de pollen sur chatons noisetier

Tout apiculteur a hâte d’aller voir si tout son petit monde va bien, mais attention, il ne faut surtout pas ouvrir à moins de 16° pour cette première visite de printemps qui sera non pas appliquée mais très brève pour constater la densité de la ponte. Les abeilles d’hiver vont petit à petit disparaître pour donner naissance à celles d’été qui iront chercher le pollen et le nectar tant convoités.

Plusieurs points importants  :

  • Vérifier si la nourriture est suffisante, car la consommation, dans les semaines à venir ne va que s’accentuer, si besoin ajouter un pain de candi ou si les températures le permettent vous pouvez donner en fin de journée aux colonies les plus faibles un peu de sirop épais et tiède pour compléter les réserves.

  • Un beau couvain, bien compact est signe que la colonie est prometteuse.

  • Un couvain clairsemé, c’est le signe que la reine est soit âgée ou qu’elle a été mal fécondée. S’il s’agit d’une jeune reine, c’est une non-valeur qu’il ne faudra pas garder, mais attendez le mois d’avril avant de la pincer.

  • Pas de ponte du tout : il n’est même pas nécessaire de garder la colonie. Si les cadres sont beaux, sans anomalie et sains, vous pouvez les conserver, ce sera un gain de temps appréciable pour faire augmenter une ponte dans une autre colonie. Les abeilles pourront être secouées au loin en déplaçant la ruche de son emplacement initial, les ouvrières restantes se répartiront dans les autres ruches à proximité et seront facilement acceptées car leur jabot sera plein.

  • Pensez à aller sur votre rucher en amenant des plateaux propres, ils seront échangés pour éviter toute propagation de maladies.

  • Attention au pillage ! Tout apiculteur rêve de n’avoir que des ruches populeuses et en pleine possession de leurs moyens, mais malheureusement, sans en connaître la cause, des colonies sont plus ou moins faibles et sans surveillance particulière, elles peuvent se faire piller et un pillage organisé ne dure que quelques heures… vous allez perdre à la fois une colonie et vous risquez de contaminer une ou plusieurs autres s’il y a un problème sanitaire.

  • A la fin du mois, les ruches faibles peuvent facilement repartir avec un nourrissement de stimulation, 50-50 ( 50 de sirop pur + 50 d’eau) donné tiède et le soir à raison de 20 cl tous les 2 jours ; pensez également à réduire le trou de vol pour éviter toute intrusion.

  • A la reprise de la ponte, les colonies vont avoir besoin de beaucoup d’eau pour la fabrication de la bouillie larvaire, mettez-leur à disposition des abreuvoirs avec de l’eau saine ; avec un peu d’imagination, vous pourrez facilement trouver le moyen pour que les abeilles ne se noient pas… changez la régulièrement et si les abreuvoirs sont mis suffisamment tôt, elles en prendront l’habitude et n’iront pas chercher cette eau sur des flaques qui ont pu contenir des traitements agricoles, des hydrocarbures ou tout autre produit polluant…

Point d’eau avec flotteurs

  • Attendez impérativement la fin du mois pour agrandir le nid à couvain, ne pas augmenter prématurément le volume car les nuits sont encore fraîches et la population pas encore suffisante, ce sera le moment de faire une visite approfondie et changer les cadres noircis.

  • Dans le même ordre d’idée, n’hésitez pas à réduire le volume des colonies faibles et à ajouter des partitions isolantes, cela va considérablement aider les abeilles dans leur développement en maintenant la chaleur dans le nid à couvain.

Rendez-vous au mois d’avril. A.L. et K.L.

Pétition en ligne contre le frelon asiatique

Le syndicat national d’apiculture (SNA) vient de mettre en ligne une pétition afin de faire pression auprès de nos responsables politiques sur ce nouveau fléau qu’est le frelon asiatique. Si vous désirez signer cette pétition, suivez les indications du lien ci-dessous. Merci pour votre participation active.

« Halte au frelon asiatique ».https://www.snapiculture.com/petition-frelon/

A.L.

 

AU FIL DES MOIS… FÉVRIER 2019

C’est la période la plus froide dans notre région, mais lorsque le soleil est présent, la température peut dépasser les 13°, suffisante pour provoquer des sorties en nombre des butineuses vers les saules et noisetiers en fleurs. Ces dernières vont favoriser la relance de la ponte de la reine, mais avec ce redémarrage de l’activité, les abeilles vont consommer davantage : il faut absolument surveiller les réserves et ne pas hésiter à les compléter en posant un pain de candi.

Pain de candi maison

Candi du commerce reconditionné à poser sur le trou du couvre-cadres

Si vous remarquez une activité très réduite sur certaines colonies, la reine n’est peut-être plus présente, ou trop vieille, d’où l’importance du marquage pour en connaître son âge répertorié sur la fiche de conduite de chaque ruche… ou bien pas suffisamment d’abeilles pour stimuler sa ponte.

Reine marquée à la couleur de 2019

Il faudra attendre une belle journée à la fin du mois ou en mars pour ouvrir et établir un vrai diagnostic et stimuler au sirop tiédi à 35° si cela en vaut la peine.

Déposez des langes graissés sur le plateau de quelques ruches pour voir si le traitement anti-varroas fait à l’automne et celui complété à l’acide oxalique du début d’hiver ont été suffisants ; faites un comptage et au-delà de 2 varroas/jour, il faudra penser à refaire un traitement.

Varroas sur nymphe et phorétiques

varroas tombés sur le tiroir

Si aucune abeille ne sort de la ruche, il y a de fortes chances que la colonie soit morte, vous pouvez alors l’ouvrir, retirer les cadres, les fondre pour récupérer la cire qui ne devra pas servir à la confection de cire gaufrée (risque de maladie ou de pollution). En profiter pour ramener tous les éléments vides à l’atelier et nettoyer, gratter, passer au chalumeau, désinfecter tous les éléments où les abeilles ont pu passer.

Nettoyage du matériel à la flamme

Fondre les cadres

Si vous constatez des mortalités importantes, n’hésitez pas à le signaler à la DDPP. Il suffit d’envoyer un mail à l’adresse suivante : ddpp@manche.gouv.fr N’oubliez pas d’indiquer votre numéro d’apiculteur (NAPI).

C’est le moment également de passer en revue tout le matériel et faire une remise en état des cadres, ruches et ruchettes, pour ne pas être pris au dépourvu le moment venu. Préparez et cirez vos cadres, faites des partitions en nombre car nous en avons toujours besoin.

Pensez également à déposer des pièges pour capturer des fondatrices frelons asiatiques, car même s’il y a eu la destruction de plus de 5200 nids en 2018, nombre de nids n’ont pas été découverts et de jeunes reines sont actuellement en hibernation… Sur ce point, l’année 2019 risque de mettre à mal notre apiculture.

Quelques frelons asiatiques piégés.

Rendez-vous en mars. A.L. et K.L.

Bonne année 2019

AU FIL DES MOIS … JANVIER 2019

Mais que se passe-t-il donc à l’intérieur de la ruche ? Tout apiculteur, novice ou expérimenté, doit bien connaître le « fonctionnement » de ses colonies. Le froid est arrivé dans notre département après un mois de décembre globalement doux qui n’a fait que perturber nos abeilles. Les températures commencent à être négatives, la grappe s’est formée avec, en son centre la reine et les provisions autour. Pendant les mois d’hiver, les abeilles extérieures à la grappe constituent une « couche isolante » alors que celles du centre, en consommant le miel qui est désoperculé au fur et à mesure des besoins, réchauffent la grappe en contractant certains muscles. Attention, il ne faut en aucun cas les déranger, elles assurent leur survie en étant groupées, toute perturbation de la grappe peut mettre la colonie en péril. Lorsque le soleil sera bien présent et les températures un peu plus élevées, elles sortiront rapidement pour vider leur ampoule rectale ; pour ceux qui ont leurs ruches dans leur jardin, attention au linge qui est étendu, il pourrait se trouver maculé de tâches brunâtres…

La théorie voudrait que le couvain ne soit plus du tout présent, c’est donc le moment de faire un traitement complémentaire contre varroa, à l’acide oxalique par dégouttement ou par fumigation, mais ATTENTION : protégez-vous en mettant un masque adapté qui protège des vapeurs organiques. Mettez également des gants car l’acide pénètre dans l’organisme par les pores de la peau ainsi que des lunettes de protection adaptées.

Si vous avez bien surveillé cet automne l’état des provisions, vous n’avez pas à vous inquiéter, mais si l’élevage a débuté, leur consommation va nettement augmenter ; n’hésitez pas à soupeser délicatement vos ruches et si vous jugez qu’elles n’ont pas suffisamment de provisions, vous pouvez déposer un demi pain de candi posé sur le trou de nourrissement en ayant pris soin de ne faire qu’un trou d’environ un centimètre pour éviter qu’il coule et englue la grappe. Pour ceux qui utilisent des nourrisseurs couvre-cadres, les soulever, posez délicatement le pain de candi ramolli au préalable sur la grappe d’abeilles, en ayant pris soin d’enfumer pour éviter les écrasements, mettre un journal pour calorifuger et retourner le nourrisseur (cette opération n’est possible que s’il fait suffisamment doux).

Il semblerait qu’avec cette fin d’automne très clémente, les abeilles aient consommé beaucoup de réserves, il faudra donc être particulièrement vigilant et ne pas hésiter à distribuer du candi. Le fait d’avoir une colonie « morte de faim » est toujours très contrariant…

Si vous voulez déplacer vos ruches de quelques mètres, c’est le moment opportun, après une période d’une dizaine de jours sans sorties, les abeilles ont perdu la mémoire de leur emplacement, et toujours avec précaution, sans choc, posez vos ruches sur leur nouvel endroit.

Faites le point sur le matériel à renouveler et à acheter, ne vous y prenez pas au dernier moment et pensez au temps de séchage des lasures ou autres produits protecteurs (ruches, ruchettes).

Pour conclure, disons que l’automne et l’hiver sont les périodes les plus appropriées pour se cultiver et enrichir sa bibliothèque d’ouvrages apicoles ; vous pourrez y puiser de judicieux conseils car il faut reconnaître que le sujet est complexe ! Plus que jamais, il nous faut être informés. Rendez-vous maintenant en février.

A.L. et K.L.