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Projet Apinoire pour la préservation de l’abeille noire

Avec le soutien du Conseil Régional de Normandie, au travers de son programme pour la sauvegarde des races patrimoniales locales, le projet Apinoire vise à préserver l’abeille noire afin de protéger son patrimoine génétique. Pour ce faire, l’association Abeille Noire de la Manche envisage de mettre en place des ruchers de fécondation.

Afin de choisir un site adapté, il nous faut connaître le patrimoine génétique des abeilles actuellement en place. Cette recherche sera conduite autour du Vast, autour de Marchésieux et aussi autour de Barenton où des analyses génétiques seront conduites par le CNRS. Aussi si vous possédez une ou plusieurs ruches, dans un rayon de 10 km autour de l’un de ces sites, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous en faire part auprès de :

Ces données que vous communiquerez seront strictement confidentielles et ne seront pas partagées, seules les personnes avec qui vous serez en contact auront accès à ces informations. Nous vous remercions de l’intérêt que vous porterez à cette demande.

Sincères salutations.

La présidente de l’Abeille Noire de la Manche : Catherine SIMON

AU FIL DES MOIS … JANVIER 2020

Mais que se passe-t-il donc à l’intérieur de la ruche ? Tout apiculteur, novice ou expérimenté, doit bien connaître le « fonctionnement » de ses colonies. Le froid est arrivé dans notre département après un mois de décembre globalement doux qui n’a fait que perturber nos abeilles. Les températures commencent à être négatives, la grappe est maintenant bien formée avec, en son centre, la reine et les provisions autour.

Pendant les mois d’hiver, les abeilles extérieures à la grappe constituent une « couche isolante » alors que celles du centre, en consommant le miel qui est désoperculé au fur et à mesure des besoins, réchauffent la grappe en contractant certains muscles. Attention, il ne faut en aucun cas les déranger, elles assurent leur survie en étant groupées, toute perturbation de la grappe peut mettre la colonie en péril. Lorsque le soleil sera bien présent et les températures un peu plus élevées, elles sortiront rapidement pour vider leur ampoule rectale ; pour ceux qui ont leurs ruches dans leur jardin, attention au linge qui est étendu, il pourrait se trouver maculé de tâches brunâtres…

La théorie voudrait que le couvain ne soit plus du tout présent, c’est donc le moment de faire un traitement complémentaire contre varroa (acteur principal dans la mortalité des colonies), à l’acide oxalique par dégouttement ou par fumigation, mais ATTENTION : protégez-vous en mettant un masque adapté qui protège des vapeurs d’acides organiques. Mettez également des gants et une combinaison car l’acide pénètre dans l’organisme par les pores de la peau ainsi que des lunettes de protection adaptées. Après ces traitements d’hiver, il est très intéressant d’observer les chutes de varroas pour avoir une idée de l’infestation et de l’efficacité du traitement d’été. Il n’est pas rare de constater la chute de plusieurs centaines voire de quelques milliers de ces parasites qui font des ravages dans nos colonies.

Si vous avez bien surveillé cet automne l’état des provisions, vous n’avez pas à vous inquiéter, mais si l’élevage a débuté, leur consommation va nettement augmenter ; n’hésitez pas à soupeser délicatement vos ruches et si vous jugez qu’elles n’ont pas suffisamment de provisions, vous pouvez déposer un demi pain de candi posé sur le trou de nourrissement en ayant pris soin de ne faire qu’un trou d’environ un centimètre pour éviter que le candi ne coule et englue la grappe. Pour ceux qui utilisent des nourrisseurs couvre-cadres, les soulever, posez délicatement le pain de candi ramolli au préalable sur la grappe d’abeilles, en ayant pris soin d’enfumer pour éviter les écrasements, mettre un journal ou une ou deux feuilles d’aluminium ménager pour calorifuger et retourner le nourrisseur (cette opération n’est possible que s’il fait suffisamment doux).

Pain de candi maison

Il semblerait qu’avec cette fin d’automne très clémente, les abeilles aient consommé beaucoup de réserves, il faudra donc être particulièrement vigilant et ne pas hésiter à distribuer du candi. Même si cet apport n’est pas le fruit de la récolte des abeilles, apporter du candi vaut mieux que de laisser une colonie « mourir de faim », c’est à la fois très contrariant et impardonnable…

Si vous voulez déplacer vos ruches de quelques mètres, c’est le moment opportun, après une période d’une dizaine de jours sans sorties, les abeilles ont perdu la mémoire de leur emplacement, et toujours avec précaution, sans choc, posez vos ruches sur leur nouvel endroit.

Faites le point sur le matériel à renouveler et à acheter, ne vous y prenez pas au dernier moment et pensez au temps de séchage des lasures ou autres produits protecteurs (ruches, ruchettes).

Il est temps également de fondre les cadres pour récupérer la cire ; surtout ne pas tout mélanger, faire un tri au préalable afin de différencier celle des corps et celle des opercules. La cire la moins belle servira à fabriquer des bougies ou sera vendue à un artiste sculpteur pour ses moules ou à un ébéniste pour la confection d’encaustique et l’autre pourra, à l’aide du gaufrier mis à disposition par votre syndicat vous permettre de fabriquer vos propres cires gaufrées qui seront d’ailleurs bien mieux acceptées que celles du commerce.

Fondre les cadres

Atelier cire : gaufrer sa cire

Atelier cire : fabriquer des bougies

Pour conclure, disons que l’automne et l’hiver sont les périodes les plus appropriées pour se cultiver et enrichir sa bibliothèque d’ouvrages apicoles ; vous pourrez y puiser de judicieux conseils car il faut reconnaître que le sujet est complexe ! Plus que jamais, il nous faut être informés. Rendez-vous maintenant en février.

Bonne année 2020 à toutes les apicultrices, tous les apiculteurs et toutes les abeilles de la Manche !

A.L. et K.L.

Assemblée générale : le public au rendez-vous

Pierre Javaudin, spécialiste français de la ruche horizontale

Rayon d’une ruche Kenyane

C’est une belle journée d’assemblée générale que nous avons vécue le samedi 7 décembre 2019. Le matin, c’est devant un parterre de 140 personnes que Pierre Javaudin, spécialiste français de la ruche horizontale dite « kenyane » a donné toutes les ficelles pour mener à bien cette ruche originale.

La vie est ainsi faite de joie et de peine, nous avons rendu hommage par une minute de silence, à ceux qui nous ont quittés cette année et notamment René Sorel, notre ami disparu en décembre, ce fut l’introduction de notre AG qui par la suite a trouvé sa vitesse de croisière où la bonne humeur a pris le pas.

Bilan financier présenté par Louis Leterrier

Bilan moral sur toute notre activité de l’année avec prise de parole de chaque élément moteur qui a participé à ces événements, toujours dans la valorisation de l’abeille et de l’apiculture. Début décembre, nous avons clôturé les inscriptions pour les ruchers-écoles, pratiquement 100 inscrits sur les trois sites, encore une fois, une réussite qui ne va que faire grossir l’effectif de nos adhérents qui est aujourd’hui de 604.

Avec un engagement fort du Conseil départemental, la lutte menée contre le frelon asiatique est rentrée maintenant dans les mœurs avec 95 % des communes qui ont signé la convention avec la FDGDON. 2449 nids détruits en 2019 contre 4967 en 2018.

Deux projets de recherche sur le frelon asiatique entièrement financés par le Conseil départemental (Eric Darrouzet en lien avec l’Institut de recherche apicole chinoise) : protection des ruchers avec un répulsif et le deuxième projet : destruction thermique des nids. Un constat a été fait sur la transmission des maladies communes aux abeilles et aux frelons.

Un point sur les finances et un remerciement particulier à Louis Leterrier, trésorier, pour son travail sérieux et rigoureux accompli depuis 10 ans auprès de la Manche Apicole et merci à Madeleine pour avoir loué les qualités de Louis, non sans une certaine pointe d’humour. Antoine Chapron lui succède, c’est une charge importante car nous avons pratiquement doublé les effectifs depuis dix ans.

A l’occasion de cette assemblée générale, les lauréats de nos concours des miels (départemental et de Normandie) ont pu recevoir les récompenses méritées, un beau palmarès pour le concours de Normandie où 4 des 9 médailles des catégories miels clair, ambré et foncé ont été remportées par la Manche et non des moindres, trois d’or et une de bronze.

Lauréats des concours des miels

Le pot de l’amitié a clôturé cette réunion annuelle.

A.L.

Concours régional des miels

Concours régional des miels : l’or pour les 3 catégories

Après avoir sélectionné les trois premiers de chaque catégorie des miels du concours de la Manche, comme chaque département normand a pu le faire, nous nous sommes retrouvés à Caen, département organisateur cette année, pour déguster ce qui se fait de mieux dans nos cinq départements.

C’est dans un cadre magnifique de l’abbaye aux Hommes que la trentaine de juges et organisateurs ont pris part à cette manifestation très bien organisée, remerciements à toute l’équipe organisatrice ; les trois médailles d’or ont été remises à la Manche et une médaille de bronze, félicitations..

Or miels clairs : Jacques Brault de Ravenoville

Or miels ambrés : Auguste Sautour, Vauville. Bronze : Michel Vindard.

Or miels foncés : Pierre et Maria Groult, Bretteville-en-Saire.

Produire des feuilles de cire gaufrée plus souples

Nous avons la chance de posséder, au sein de notre syndicat La Manche Apicole, trois gaufriers à refroidissement à eau répartis par zone géographique sur l’ensemble du département auxquels chaque adhérent peut avoir accès gratuitement

La fabrication de ses propres feuilles de cire gaufrée, à partir des cires d’opercules, est très recommandable : elle permet de faire des économies non négligeables et il est facile de constater que ces cires sont acceptées plus rapidement et plus facilement par nos abeilles que celles « du commerce ».

Cependant, ce procédé aboutit assez souvent à la production de feuilles de cire manquant de souplesse et assez cassantes. Ce léger défaut n’est toutefois pas très gênant car il suffit de mettre les cires dans un local assez chaud afin de les manipuler plus facilement.

Suite à la rencontre d’apiculteurs en Picardie, nous (moi-même et Alain Lesclavec) avons pu échanger sur de nombreux sujets techniques, dont le gaufrage « maison ». Nos amis picards nous ont fait part de la possibilité d’utiliser de l’huile de colza afin d’assouplir les feuilles de cire gaufrée, sans toutefois en préciser le dosage.

Je n’ai rien trouvé sur Internet concernant cette utilisation lors du gaufrage. En revanche :

  • j’ai pu constater que les huiles végétales sont utilisées massivement pour la production de cires et de baumes auxquels elles confèrent de la souplesse1 ;

  • notre trésorier-adjoint, Antoine Chapron, a pu observer sur un site Internet2 que certains emballages à la cire d’abeille, les « bee’s wraps », contiennent des huiles de jojoba également pour apporter une texture plus souple.

J’ai pu réaliser, en ce début du mois de novembre, quelques essais et voici les conclusions que j’en tire :

  • l’assouplissement me paraît réel, même après refroidissement complet (voir photo) ;

  • la dose d’une cuillère et demi à soupe d’huile de colza par kilogramme de cire m’a donné satisfaction. Il faut les ajouter lorsque la cire est liquéfiée puis remuer ensuite (la température doit être comprise être 70 et 75 degrés).

Il faut avoir pesé la cire au préalable pour connaître la quantité d’huile à ajouter.

À cette dose, cela représente environ 20 grammes d’huile de colza par kilogramme de cire, donc une quantité assez faible (utilisez de l’huile BIO). Réalisez vos propres essais, il se peut que cette quantité diffère selon les cires, même si je pense qu’il ne faille pas trop augmenter cette proportion, les huiles végétales étant sensibles à l’oxydation et au rancissement.

Après refroidissement complet, j’ai pu constater une amélioration de la souplesse.

Texte et photos Karl LEGEAY

: https://www.aroma-zone.com/info/dossiers-thematiques/les-bougies#les-ingredients-en-detail

: https://www.femmesdaujourdhui.be/cuisine/article/201044/bees-wrap-emballage-cire-abeille

                                                                                                       

AU FIL DES MOIS… NOVEMBRE et DÉCEMBRE 2019

La météo très pluvieuse du mois d’octobre n’a pas généré de gros travaux au rucher mais a permis au lierre de fournir les dernières arrivées de nectar et pollen si précieuses pour redémarrer la ponte, car ce sont les abeilles qui passeront de nombreux mois dans la ruche qui naissent en ce moment. Plus que quelques jours avant cette trêve hivernale et nous allons attendre maintenant le mois de janvier pour voir l’éclosion des chatons de noisetiers, signe de la reprise de l’élevage.

Récolte de pollen sur un chaton de noisetier

Le frelon asiatique, peu présent cette année sur l’ensemble du département, a permis à nos colonies, dans la plupart des cas, de vivre sans stress. Ceci a facilité la mise en hivernage, le sirop a pu être distribué avec parcimonie, car certaines colonies ont pu faire un stock dépassant les 15-18 kg de provisions pour passer l’hiver dans de bonnes conditions.

Traitement varroa. Si les techniques utilisées pour lutter contre varroa diffèrent, les traitements doivent être réalisés, et rappelons que plus il est fait tôt après la miellée et meilleur sera le résultat. Si vous utilisez Apivar ou des lanières d’une autre marque, pensez à les retirer, car si 12 semaines de traitement sont conseillées (sauf pour l’Apitraz, où il est conseillé de ne le laisser que 6 semaines) il ne faut surtout pas les laisser tout l’hiver car il y a un risque de pollution des cires et d’accoutumance pour les varroas à la matière active ; profitez d’une belle journée pour ouvrir et les retirer. Par ailleurs, il faut toujours manipuler les lanières avec des gants.

Isolation des ruches. Dans la nature, l’abeille se satisfait de l’endroit qu’elle a trouvé pour s’installer, mais vous pouvez vous rassurer en déposant au-dessus du couvre-cadres une plaque isolante ou tout simplement deux journaux, ce n’est pas cher et efficace mais si le toit n’est pas parfaitement étanche, vous risquez une infiltration d’eau et avoir de l’humidité. Il existe dans le commerce des mousses isolantes, type Apifoam, qui sont très recommandables.

Entretien du rucher. C’est la période où vous allez pouvoir élaguer si nécessaire l’environnement de votre rucher, rajouter des plots si vous souhaitez l’agrandir, passer un dernier coup de tondeuse ou de débroussailleuse pour être prêt pour le printemps.

Commande de matériel. Réfléchissez déjà à vos achats, ne vous y prenez pas au dernier moment car les fournisseurs ont du mal à fournir en pleine saison apicole. L’hiver, on peut également trouver du matériel d’occasion. Pour les ruches et les ruchettes, le temps de séchage peut être long avec certaines peintures, il est donc intéressant de les acquérir dès le début de l’année.

Réservation des essaims. Ils sont malheureusement très difficiles à obtenir dans notre département. Là aussi, si vous en avez besoin, il faut réserver ses essaims le plus tôt possible ; ce sera trop tard quand les beaux jours reviendront.

N’hésitez pas à passer une fois par semaine sur votre rucher, pour s’assurer que tout est en bon ordre.

Participez aux réunions organisées par les organisations apicoles (Manche Apicole et GDSA) : vous y apprendrez et rencontrerez des apiculteurs proches de chez vous.

Passez de joyeuses fêtes de fin d’année et rendez-vous maintenant en janvier.

A.L. et K.L.

Concours des miels de la Manche : un bon cru…

Comme chaque année à pareille époque, notre concours des miels a eu lieu à Saint-Lô, le samedi 19 octobre. Les miels étaient de bonne facture, tous aussi bons les uns que les autres avec quand même un petit plus pour ceux du nord-Cotentin ; la lande de bruyères, qui a fleuri abondamment cette année, a fait la différence. Voici les résultats :

Miels clairs : 1. Luc Lemarinel, Vauville ; 2. Dominique Avoine, Herqueville ; 3. Jean Boivin, Beaumont-Hague.

Miels ambrés : 1. Michel Vindard, Tourlaville ; Jacques Brault, Ravenoville ; Luc Lemarinel, Gréville.

Miels foncés : 1. Auguste Sutour, Vauville ; 2. Pierre et Maria Groult, Bretteville-en-Saire ; 3. Guy Carhuel, Saint-Pair-sur-Mer.

 

AU FIL DES MOIS… OCTOBRE 2019

La pluie que nous avons eue à la fin du mois de septembre, a fait un grand bien à notre nature qui a terriblement souffert. Cependant, ne nous plaignons pas, nous avons été quand même épargnés par rapport au reste du pays, aussi bien en récolte de miel qu’en celle de fruits. Les floraisons sont maintenant presque terminées, les récoltes le sont complètement. Profitons des quelques dernières belles journées pour faire une inspection méticuleuse des colonies et ainsi aider celles qui auront besoin d’un complément de nourriture avant que le lierre ne fleurisse. Cette année a été particulièrement sèche, elle perturbe quelque peu sa sécrétion de nectar car il faut suffisamment d’humidité pour que le lierre soit généreux ; il apporte un bon complément à la fois en nectar et surtout en pollen qui facilitera le redémarrage de nos colonies courant janvier.

Le sirop de nourrissement. Si vous le préparez vous-même, donnez-lui une concentration importante en sucre, 5 litres d’eau pour 16 kg de sucre agrémenté de 4-5 cuillères à soupe de vinaigre de cidre car la transformation reste toujours délicate pour nos abeilles et il ne s’agit pas de les épuiser. Ce nourrissement d’appoint doit être terminé pour le 15 octobre, au plus tard. Dans tous les cas, le sirop doit être distribué le soir pour éviter le pillage (surtout si vous le préparez vous-même, celui du commerce posant moins problème sur ce point). À cette période, Il est préférable de donner du sirop plutôt que du candi, car plus facilement assimilable ; il faut savoir qu’en donnant du candi, les abeilles auront besoin d’eau pour le dissoudre et le consommer.

Cadre nourrisseur en bois

Nourrisseur plastique dans une hausse vide

Renforcement des ruches faibles. Si vous possédez plusieurs colonies, essayez « d’équilibrer » leur force, bien sûr en étant vigilant sur l’état sanitaire de celles où vous aller prélever…. Ainsi, si vous disposez d’une ruche comprenant plus de 3 cadres de couvain, il est possible d’en donner un à une colonie qui n’en possèderait que un ou deux. Le raisonnement est le même pour les cadres de provisions : on trouve parfois des colonies très « chargées » et d’autres qui le sont peu.

Niveau des ruches. Pensez à les caler en leur donnant une pente vers l’avant, à la fois cela permettra aux abeilles de ne pas se noyer dans le sirop et pendant cette longue période hivernale, l’écoulement de l‘humidité présente dans les ruches sera facilitée.

Fermer les plateaux. Pour ceux qui avaient choisi d’ouvrir le fond de leurs ruches, pensez à glisser vos plaques pour éviter les courants d’air à l’intérieur.

Tiroir pour fermer le plateau plastique

Intrusion des rongeurs. C’est le moment de poser les portières à l’entrée des ruches pour éviter que des intrus viennent s’installer bien au chaud pour passer l’hiver ; nous pensons au mulot, il trouvera gîte et couvert et souillera l’intérieur. Cet aspect est important et il n’est pas rare, malheureusement, de retrouver des colonies mortes à cause des rongeurs.

Portière anti frelon

Portière anti frelon pour plateau plastique

Portière traditionnelle

Partitions. Il est grand temps de resserrer les colonies avec des partitions pour celles qui sont un peu moins populeuses, car il faut toujours penser au calorifugeage, moins il y aura de déperdition et mieux ce sera.

Partition en position 10

Traitement contre varroa. Phase très importante, il est grand temps de faire le traitement et surtout il est indispensable pour la survie des colonies. Si vous avez utilisé des lanières, grattez-les à la brosse métallique (pour enlever la propolis) et repositionnez-les là où se situe le couvain.

Lanières Apivar

Mise en hivernage. A partir de maintenant, plus d’intervention sur vos ruches, elles ont bien mérité qu’on les laisse en paix.

Nos abeilles souffrent de beaucoup de maux. Les paramètres que l’on peut maîtriser restent peu nombreux, cependant, l’action de l’apiculteur en début d’automne est déterminante : traitement varroa, compléter si besoin les provisions et mise en place des partitions.

Prochain rendez-vous en novembre. A.L. et K.L.

Et le monde devient silencieux…

Une émission de France culture diffusée aujourd’hui à propos d’un livre intitulé « Et le monde devient silencieux, comment l’agrochimie a détruit les insectes », écrit par Stéphane Foucart, chroniqueur et journaliste au Monde.

Il traite de ce que la plupart d’entre nous sait déjà, les ravages des néonicotinoïdes sur les populations de pollinisateurs, et qui est argumenté par de nombreuses publications scientifiques.

Lien : https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/de-la-disparition-des-abeilles

AC

RÉUNIONS DE SECTEURS

Réunions de secteurs
Un rendez-vous à ne pas manquer où les échanges sur les différentes techniques apicoles, la saison apicole, le bilan des ruchers-écoles, un point sur le sanitaire, les pertes de colonies, l’implication du Département sur le frelon asiatique…. Les échantillons pour le concours des miels seront également réceptionnésPensez à joindre l’étiquette modèle (sans la coller) que vous trouverez dans le bulletin annuel ainsi que le chèque de 7 € par échantillon (2 pots de 250 g par échantillonpour la participation aux frais du concours. Pour simplifier la tâche du trésorier, évitez de donner de l’argent liquide.
N’hésitez pas à consulter le bulletin annuel ainsi que le site lamancheapicole.fr pour prendre connaissance des modalités du concours et pour la première année, celles du concours de pains d’épices.
Dates à retenir :
La Glacerie : la réunion de secteur du nord-Cotentin se fera au centre socioculturel des Rouges-Terres, rue des Poètes à La Glacerie. Rendez-vous pour 9 h 30 le samedi 5 octobre. Pour ceux qui le souhaitent, un repas pourra être pris en commun le midi.
 Saint-Hilaire-du-Harcouët dans la salle de réunion à l’Espace Saint-Hilaire, route de Paris. Rendez-vous à 10 h le samedi 12 octobre. Si vous le souhaitez, nous pourrons déjeuner ensemble. 
AL