Articles

Atelier Cire à la ferme-musée Boisjugan à Saint-Lô

Tous les ans (sauf en 2020), la Manche Apicole organise un atelier autour de la cire pour les nouveaux apiculteurs des ruchers-écoles.

Que faire de notre cire d’abeilles ? Quelle qualité choisir, comment la reconnaître ? Comment et à quelle température chauffer la cire ?

Présentation de la cire avec un bref historique de l’utilisation de la cire au fil du temps, ses usages, le travail de la cire.

Fondre le pain de cire au bain-marie

Fabrication de bougies à partir de moules en silicone, théorie et pratique.

 

 

Parallèlement les participant(e)s ont pu assister à la fonte de cadres réformés dans la chaudière de la Manche Apicole avec récupération de la cire.

Utiliser la chaudière à cire pour fondre les vieux cadres.

Repas en commun dans une ambiance conviviale.

Puis l’après midi utilisation du gaufrier dédié à la fabrication de feuilles de cire gaufrées.

Chacun(e) a pu réaliser une ou deux feuilles de cire gaufrée qui seront utilisées au rucher-école.

Une journée bien remplie où les participants ont pu repartir avec un ou deux sujets en cire.

A la demande des élèves, K.L. qui animait l’atelier fabrication de bougies met à disposition sa présentation en PDF sur le site

Se rendre sur la page « communication » « fiches techniques par thème » du site : ou https://lamancheapicole.fr/communication-bibliotheque/fiches-techniques-pas-theme/

Rappel : la chaudière peut-être prêtée aux adhérents de la Manche Apicole

              un gaufrier par secteur est également disponible aux adhérents

Il est nécessaire d’avoir suffisamment de cire pour utiliser ces matériels ou se grouper à plusieurs.

Contacts pour le prêt de matériel : page 9 du bulletin de communication 2022

AC

 

 

Produire des feuilles de cire gaufrée plus souples

Nous avons la chance de posséder, au sein de notre syndicat La Manche Apicole, trois gaufriers à refroidissement à eau répartis par zone géographique sur l’ensemble du département auxquels chaque adhérent peut avoir accès gratuitement

La fabrication de ses propres feuilles de cire gaufrée, à partir des cires d’opercules, est très recommandable : elle permet de faire des économies non négligeables et il est facile de constater que ces cires sont acceptées plus rapidement et plus facilement par nos abeilles que celles « du commerce ».

Cependant, ce procédé aboutit assez souvent à la production de feuilles de cire manquant de souplesse et assez cassantes. Ce léger défaut n’est toutefois pas très gênant car il suffit de mettre les cires dans un local assez chaud afin de les manipuler plus facilement.

Suite à la rencontre d’apiculteurs en Picardie, nous (moi-même et Alain Lesclavec) avons pu échanger sur de nombreux sujets techniques, dont le gaufrage « maison ». Nos amis picards nous ont fait part de la possibilité d’utiliser de l’huile de colza afin d’assouplir les feuilles de cire gaufrée, sans toutefois en préciser le dosage.

Je n’ai rien trouvé sur Internet concernant cette utilisation lors du gaufrage. En revanche :

  • j’ai pu constater que les huiles végétales sont utilisées massivement pour la production de cires et de baumes auxquels elles confèrent de la souplesse1 ;

  • notre trésorier-adjoint, Antoine Chapron, a pu observer sur un site Internet2 que certains emballages à la cire d’abeille, les « bee’s wraps », contiennent des huiles de jojoba également pour apporter une texture plus souple.

J’ai pu réaliser, en ce début du mois de novembre, quelques essais et voici les conclusions que j’en tire :

  • l’assouplissement me paraît réel, même après refroidissement complet (voir photo) ;

  • la dose d’une cuillère et demi à soupe d’huile de colza par kilogramme de cire m’a donné satisfaction. Il faut les ajouter lorsque la cire est liquéfiée puis remuer ensuite (la température doit être comprise être 70 et 75 degrés).

Il faut avoir pesé la cire au préalable pour connaître la quantité d’huile à ajouter.

À cette dose, cela représente environ 20 grammes d’huile de colza par kilogramme de cire, donc une quantité assez faible (utilisez de l’huile BIO). Réalisez vos propres essais, il se peut que cette quantité diffère selon les cires, même si je pense qu’il ne faille pas trop augmenter cette proportion, les huiles végétales étant sensibles à l’oxydation et au rancissement.

Après refroidissement complet, j’ai pu constater une amélioration de la souplesse.

Texte et photos Karl LEGEAY

: https://www.aroma-zone.com/info/dossiers-thematiques/les-bougies#les-ingredients-en-detail

: https://www.femmesdaujourdhui.be/cuisine/article/201044/bees-wrap-emballage-cire-abeille

                                                                                                       

Formation « cire »

Le 15 décembre dernier, les élèves des ruchers-écoles étaient invités à participer à une formation « cire ». Après un cours théorique, rappelant quelques généralités (origine, composition) sur cette « substance » d’une importance capitale en apiculture, nous avons fabriqué des sujets et des bougies. Ensuite, pour la première fois, nous avons réalisé un atelier « gaufrage », grâce au gaufrier récemment acquis par notre association.

Nous avons pu fabriquer une quarantaine de sujets et de bougies, vendus aux élèves au bénéfice de La Manche Apicole. C’est une opération assez longue, qui demande quelques connaissances ainsi que du matériel. L’obtention d’une cire de qualité, sans impuretés et d’une belle couleur, demeure assez délicate (la cire la plus « belle » étant obtenue grâce au cérificateur solaire), le moulage, quant à lui, ne pose pas de difficultés particulières (il faut toutefois signaler que les moules en silicone qui sont les plus pratiques sont également assez coûteux). Il est important de souligner que la fonte de la cire doit être réalisée au bain-marie, en s’entourant de précautions car la cire constitue un matériau très inflammable.

La cire fondue, bien décantée, est versée dans les moules.

 

Après démoulage…

Vous trouverez en détail les différentes étapes grâce au PDF mis en ligne.

PDF : Cours cire-bougies

La démonstration de gaufrage constituait pour beaucoup une découverte. L’installation du gaufrier et le raccordement à un robinet pour assurer le refroidissement ne posent pas de difficultés particulières. En revanche, il faut un certain « doigté » pour le gaufrage, en particulier pour le prélèvement de la cire et son étalement, mais ces gestes peuvent s’acquérir rapidement, comme les élèves ont pu le constater.

La confection, par l’apiculteur, de ses propres feuilles de cire gaufrée, nous paraît être une technique très intéressante. Ceux qui le pratiquent depuis quelques années ont déjà pu remarquer une très bonne acceptation de cette cire et il y a également une économie possible. Bien sûr, la cire réservée à cet usage doit provenir exclusivement des opercules.

La louche de cire est étalée

Cette formation a réuni une quinzaine de personnes et s’est déroulée tout au long de la journée. Nous avons pu déjeuner ensemble et, comme c’est souvent (toujours) le cas chez les apiculteurs, nous avons pu partager les préparations de chacun.

Nous avons également réalisé un petit film qui « suivra » le gaufrier, afin que chacun puisse s’initier à son fonctionnement dans les meilleures conditions.

Une bien belle journée, mêlant convivialité, découverte et réalisations concrètes !

Texte de K L

Photos d’A C