AU FIL DES MOIS… MARS 2022

Quelques belles journées ensoleillées, surtout à la fin du mois, ont permis à nos abeilles de sortir de leur léthargie et incité la reine à reprendre sa ponte, c’est le renouveau de la nature qui reprend ses droits. Les saules bourgeonnent, leurs chatons vont bientôt apparaître ainsi que ceux des aulnes qui remplaceront ceux des noisetiers qui commencent à roussir, et bien abrités, les pissenlits vont commencer à donner un peu de gaieté à nos talus. Le réveil est bel et bien là, soyons prêts à intervenir.

Rentrées de pollen

Ne soyez pas trop pressés tout de même d’aller voir ce qui se passe à l’intérieur des ruches, c’est vrai, tant de mois sans ouvrir c’est long et les passionnés que nous sommes ont hâte de reprendre leur activité favorite… Pas d’ouverture possible sans que les températures aient atteint les 16°, la visite sera rapide pour faire le constat de la densité de la ponte. Petit à petit les jeunes abeilles vont remplacer celles d’hiver qui auront passé plusieurs mois à préserver la vie de la colonie.

Les 10 points très importants à ne pas négliger  :

  • Vérifier si la nourriture est suffisante, les semaines à venir vont voir une consommation s’accentuer. Si besoin, ajouter un pain de candi ou si les températures le permettent, à plus de 16° vous pouvez donner en fin de journée aux colonies les plus faibles un peu de sirop épais et tiède pour compléter les réserves (à faire avec parcimonie).

  • Un beau couvain, bien compact est signe que la colonie est prometteuse.

Cadre de couvain compact

  • Un couvain clairsemé est le signe que la reine est âgée ou qu’elle a été mal fécondée. Si vous avez la certitude que c’est une jeune reine, c’est une non-valeur qu’il ne faudra pas garder, mais attendez le mois d’avril car un élevage royal ne peut être réussi sans avoir suffisamment de mâles aptes à la reproduction.

Alvéoles avec œufs

  • Pas de ponte du tout : ne perdez pas de temps à vouloir essayer de sauver la colonie, vous serez déçus. Si les cadres sont beaux, sans anomalie et sains (pas plus de 3 ans de service), vous pouvez les conserver, ce sera un gain de temps appréciable pour faire augmenter une ponte dans une autre colonie, sans avoir à faire construire au préalable des cadres cirés. Les abeilles pourront être secouées au loin en déplaçant la ruche de son emplacement initial, les ouvrières restantes se répartiront dans les autres ruches à proximité et seront facilement acceptées car leur jabot sera plein.

  • Pensez à aller sur votre rucher en amenant des plateaux propres, ils seront tous échangés pour éviter toute propagation de maladies.

Plateau, tiroir et portière anti frelon

  • Attention au pillage ! Tout apiculteur rêve de n’avoir que des ruches populeuses et productives, mais malheureusement, sans en connaître la cause, des colonies plus ou moins faibles et sans surveillance particulière, peuvent se faire piller et un pillage organisé ne dure que quelques heures… Vous allez perdre à la fois une colonie et vous risquez de contaminer une ou plusieurs autres s’il y a un problème sanitaire.

Ruche pillée

  • A la fin du mois, les ruches faibles avec un couvain peu développé mais compact, peuvent facilement repartir avec un nourrissement de stimulation, 50-50 donné tiède et le soir à raison de 20 cl tous les 2 jours ; pensez également à réduire le trou de vol pour éviter tout pillage. Si c’est un sirop du commerce, le risque est moindre car il est sans odeur, mais attention à celui que vous fabriquez avec du sucre !

Nourrir au sirop 50/50

  • Dès la reprise de la ponte, les colonies ont besoin de beaucoup d’eau pour la fabrication de la bouillie larvaire, mélange de pollen, miel et eau. Mettez-leur à disposition des abreuvoirs avec de l’eau saine ; avec un peu d’imagination, vous pourrez facilement trouver le moyen pour que les abeilles ne se noient pas… Changez l’eau régulièrement et si les abreuvoirs sont mis suffisamment tôt, elles en prendront l’habitude et n’iront pas chercher cette eau sur des flaques qui ont pu contenir des traitements agricoles, des hydrocarbures ou tout autre produit polluant…

Idée d’abreuvoir

  • Ne soyez pas impatients, attendez impérativement la fin du mois pour agrandir le nid à couvain, il ne faut pas augmenter prématurément le volume car les nuits sont encore fraîches et la population encore insuffisante. Attendez le bon moment (température adaptée et absence de vent) pour faire une visite approfondie et pour changer les cadres de rives noircis et souvent moisis par des cadres neufs et cirés.

  • Dans le même ordre d’idée, n’hésitez pas à réduire le volume des colonies faibles et à ajouter des partitions isolantes et réfléchissantes, cela va considérablement aider les abeilles dans leur développement en maintenant la chaleur dans le nid à couvain.

Partition en position 10

Rendez-vous au mois d’avril. A.L. et K.L.

Appel à la mobilisation pour une protection efficace des abeilles

Info du SNA, Syndicat National d’Apiculture auquel nous sommes affiliés : https://www.snapiculture.com/

Pour plus d’infos aller sur le site du SNA à la page : https://www.snapiculture.com/4681-2/

Voir notamment l’autorisation d’horaires sans notion de température ni de présence des pollinisateurs

Et avec l’autorisation de Léandre ( Une Saison Aux Abeilles) vidéo interview de Frank Aletru sur le sujet

Ci-dessous courrier de Frank Alétru président du SNA

“Suite à la présentation du projet de plan de protection des pollinisateurs par le gouvernement et du nouvel arrêté pour la protection des abeilles et des pollinisateurs, notre déception est immense, puisqu’au lieu d’obtenir une meilleure protection , le nouveau texte est une véritable reculade.

Nous vous demandons de relayer auprès de tous vos adhérents, cet appel à la mobilisation à intervenir dans la consultation publique au plus vite, car elle se termine le 20 juillet.
(Que vous trouverez en pièce jointe) : ARRETE ABEILLE Plan Pollinisateurs CONSULTATION PUBLIQUE 01 07 21

Je compte sincèrement sur votre réactivité, l’avenir de nos abeilles et de l’apiculture est à nouveau en jeu face aux  risques pesticides.

Bien cordialement

Frank Alétru
  Président”


Projet Apinoire pour la préservation de l’abeille noire

Avec le soutien du Conseil Régional de Normandie, au travers de son programme pour la sauvegarde des races patrimoniales locales, le projet Apinoire vise à préserver l’abeille noire afin de protéger son patrimoine génétique. Pour ce faire, l’association Abeille Noire de la Manche envisage de mettre en place des ruchers de fécondation.

Afin de choisir un site adapté, il nous faut connaître le patrimoine génétique des abeilles actuellement en place. Cette recherche sera conduite autour du Vast, autour de Marchésieux et aussi autour de Barenton où des analyses génétiques seront conduites par le CNRS. Aussi si vous possédez une ou plusieurs ruches, dans un rayon de 10 km autour de l’un de ces sites, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous en faire part auprès de :

Ces données que vous communiquerez seront strictement confidentielles et ne seront pas partagées, seules les personnes avec qui vous serez en contact auront accès à ces informations. Nous vous remercions de l’intérêt que vous porterez à cette demande.

Sincères salutations.

La présidente de l’Abeille Noire de la Manche : Catherine SIMON

Enquête nationale du ministère de l’Agriculture

Enquête nationale portant sur les mortalités des colonies d’abeilles durant l’hiver. L’objectif de cette deuxième enquête est d’estimer le taux de mortalité des colonies d’abeilles durant l’hiver 2018/2019 et son évolution éventuelle par rapport à la saison précédente.

A ce jour plus de 5 000 apiculteurs ont répondu à l’enquête. Ils représentent environ 10 % des apiculteurs sollicités. La carte jointe présente des informations plus détaillées sur le taux de réponse par département.

20190507_carte_enquete_abeilles

le questionnaire est disponible sur le lien suivant :

https://survey.anses.fr/SurveyServer/s/Sophia/EMHA_2018-2019/questionnaire.htm
et est à compléter d’ici au 1er juin 2019.

Cette enquête a été élaborée dans le cadre de la Plateforme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale (Plateforme ESA), qui rassemble à la fois l’État, des partenaires professionnels et des organismes scientifiques et techniques dont l’Anses. Les données récoltées seront analysées de manière anonyme et des premiers résultats vous seront diffusés dans le courant de l’été par mail et mis à disposition sur le site de la Plateforme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale : https://www.plateforme-esa.fr.

AC

7ème édition du Jardin à l’assiette 28 avril 2019

Cette année, la Manche Apicole sera présente à l’animation Du jardin à l’assiette organisée par le Conseil Départemental.

Ce sera l’occasion de découvrir les ateliers nature, comme la confection de refuge pour petits insectes, les jeux en bois, les producteurs locaux.

Et n’oublions pas nos chères amies les abeilles qui contribuent énormément à  la pollinisation de la biodiversité.

à dimanche au Pavillon des énergies sur la commune du Dézert de 10h à 18h

Pavillon des énergies de 10h à 18h à Le Dézert entre Carentan et Saint-Lô (sur la RN 174 –Sortie 9). Le Pavillon des énergies, Ecosite du Fleurion, 2 Rue Fernand de Magellan Dézert – 50620 Le Dézert.

Animation pépinière d’Elle

Samedi 20 avril 2019,

Comme chaque année, la Manche Apicole était présente à l’occasion des portes ouvertes des Pépinières d’Elle.

Ce fut l’occasion de rencontrer des curieux du monde des abeilles et surtout de sensibiliser les enfants qui ont posé beaucoup de questions.

Quelques personnes très intéressées ont pris des renseignements pour s’inscrire au cours débutant du rucher école l’an prochain.

La Manche Apicole sera également présente dimanche 28 avril 2019 pour la journée du jardin à l’assiette organisée par le Conseil Départemental au pavillon des éngergies sur la commune du Dézert.

1er cours à Bois Jugan

Samedi 23 février a  eu lieu le premier cours d’apiculture à Saint-Lô, au Bois Jugan.

Les élèves ont été attentifs aux cours théoriques et cours pratiques.

Ateliers de cadres cirés et fabrication de partitions ont été réalisés.

Durant ce temps, les apiculteurs bénévoles se sont rendus sur le rucher pour vérifier les réserves des colonies.

Pour l’instant, tout va bien 😀

Rdv au prochain cours ( pour les élèves) samedi 16 mars à 13h30

VD

IMPORTANT : Suspicion Aethina tumida

INFORMATION IMPORTANTE :

Pour info : Suspicion de présence d’œufs d’Aethina tumida en France !

Nous précisons que si les premières analyses ont été conduites au laboratoire départemental du 67, ce n’est pas parce que des apiculteur locaux sont incriminés mais bien parce que ce laboratoire est l’un des seul à avoir la compétence nécessaire pour conduire ces analyses.

Dans son communiqué de presse, la DGAL indique d’ailleurs que « les reines ont été introduites dans les ruchers de huit exploitations apicoles situées dans la Drome, le Vaucluse, l’Ardèche, le Loir-et-Cher et le Maine-et-Loire. Les DDPP de ces départements réalisent actuellement des investigations pour identifier l’ensemble des ruchers où ces reines ont été introduites ».

L’ANSES réalise actuellement les analyses nécessaire pour confirmer l’identité des œufs détectés.

Nous vous tiendrons collectivement informés.

Rappels :

  • Privilégier l’approvisionnement auprès de producteurs locaux de reines et d’essaims (ne pas importer , c’est éviter les risques !).
  • Toute importation d’abeille (essaim, reine, …) devrait obligatoirement être contrôlée par les services de l’Etat. Exigez les certificats !
  • En cas de suspicion d’un danger sanitaire de première catégorie, il est obligatoire de prévenir les autorités sanitaires (soit, en Grand Est, les DDPP indiquées sur notre site Internet – http://www.adage.adafrance.org/exploitation/intox.php).
  • Aethina tumida est également susceptible de se diffuser en Europe via les importations de plantes et d’agrumes (présence de larves dans la terre, présence d’adultes dans les cagettes d’agrumes).
  • Soyons tous vigilants ! Notre Mémento de l’apiculteur – pages 63 à 68 – vous présente une description de l’insecte Aethina tumida et des actions de prévention/détection/lutte (en accès libre sur http://www.adage.adafrance.org/ressources/telecharger.php).

ou cet article : https://www7.inra.fr/opie-insectes/pdf/i134hauser.pdf.

V.D.

Le miel en section : le régal des connaisseurs…

 

Tous habitués à manipuler hausses, cadres, couteau à désoperculer et extracteur, penchez-vous sur le miel en section, rien de plus simple à faire réaliser par nos avettes ; sur la photo, il s’agit de cadres Warré, mettre une amorce de cire en haut du cadre et les abeilles feront le reste, elles construiront avec leur propre cire les rayons et les rempliront en fonction de la miellée. Ensuite découpés, ces rayons seront stockés dans des boîtes adaptées à la situation. Un débouché non négligeable pour les puristes. A.L.

Réunion d’information miellerie collective Coutançaise

Mercredi 19 juillet, à 20h, au lycée agricole de Coutances, réunion d’informations au sujet de la miellerie collective.

Démonstration d’utilisation du matériel, rappel des règles, etc.

Mise à jour du planning d’extraction. RDV à la miellerie (derrière le bâtiment de l’internat, au fond du parking “apprenants”).

Adresse du site AMICO de la miellerie collective Coutançaise : https://picmiellerie.wordpress.com/

AC