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Déclaration de ruches 2020

Information du SNA (Syndicat National d’Apiculture)

Déclaration de ruches 2020 : du 1er septembre au 31 décembre 2020

 

Tout apiculteur est tenu de déclarer chaque année entre le 1er septembre et le 31 décembre les colonies d’abeilles dont il est propriétaire ou détenteur, en précisant notamment leur nombre d’une part et leurs emplacements d’autre part[1]. La déclaration est obligatoire dès la première colonie détenue.

Cette déclaration concourt à une meilleure connaissance du cheptel apicole français et participe à sa gestion sanitaire, notamment face à la menace que représente le parasite Aethina tumida. Elle permet également de mobiliser des aides européennes dans le cadre du Plan apicole européen permettant un soutien à la mise en œuvre d’actions en faveur de la filière apicole française.

 

Modalités de déclaration de ruches 2020 :

La déclaration de ruches 2020 est à réaliser du 1er septembre au 31 décembre 2020 en ligne sur le site MesDémarches : http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr

Le numéro d’apiculteur (NAPI) est demandé lors de la procédure. Les apiculteurs n’ayant pas de numéro d’apiculteur, ou l’ayant égaré, s’en verront attribuer un nouveau de façon immédiate. Cette procédure permet également aux nouveaux apiculteurs d’obtenir leur numéro d’apiculteur de façon immédiate.

La déclaration de ruches consiste à renseigner :

– le nombre total de colonies d’abeilles possédées (toutes les colonies d’abeilles sont à déclarer, qu’elles soient en ruches, ruchettes ou ruchettes de fécondation/nuclei),

– pour une meilleure efficacité des actions sanitaires, les communes accueillant ou susceptibles d’accueillir des colonies d’abeilles dans l’année qui suit la déclaration, si connues.

 

N.B. Pour les apiculteurs ne disposant pas d’un accès à internet, il est toujours possible de réaliser une déclaration de ruches en sollicitant un accès en mairie.
Pour cette campagne 2020, il sera également possible d’utiliser le Cerfa papier 13995*04 à compléter, signer et à envoyer au plus tard le 31 décembre 2020 à l’adresse : DGAL-Déclaration de ruches, 251 rue de Vaugirard, 75732 Paris cedex 15.
Le Cerfa 13995*04 est disponible sur le site MesDémarches : http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr ou en mairie.
Les déclarations de ruches sur Cerfa papier 13995*04 envoyées après le 31 décembre (cachet de la poste faisant foi) ne recevront aucun traitement.
Le délai d’obtention d’un récépissé de déclaration de ruches est d’environ 2 mois à compter de la réception à la DGAl.
Les déclarations réalisées sur papier libre ou sur des anciennes versions de Cerfa ne sont pas recevables.

 

Des informations complémentaires concernant la déclaration de ruches sont disponibles sur le site MesDémarches : http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr

[1] Article 33 de la loi 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement et article 11 de l’arrêté du 11 août 1980 relatif au dispositif sanitaire de lutte contre les maladies des abeilles.

AC

Réunions de secteurs

Réunions de secteurs

Il est vrai qu’aujourd’hui nous sommes dans une situation où les organisations de manifestations, réunions… restent compliquées à organiser, mais ne sachant pas si la situation sanitaire va s’améliorer, il faut quand même aller de l’avant.

Ces réunions de secteurs sont des rendez-vous à ne pas manquer où les échanges sur les différentes techniques apicoles, la saison apicole, le bilan des ruchers-écoles, un point sur le sanitaire, les pertes de colonies, l’implication du Département sur le frelon asiatique…. Demeurent des moments forts de notre syndicat.

Pour les raisons que l’on connaît , en raison de la difficulté à organiser un concours des miels cette année, le conseil d’administration a décidé de l’annuler, nous le regrettons vivement et nous nous en excusons auprès de nos participants.

Saint-Hilaire-du-Harcouët : dans la salle de réunion à l’Espace Saint-Hilaire, route de Paris. Rendez-vous à 10 h le samedi 10 octobre. Si vous le souhaitez, nous pourrons déjeuner ensemble.

La Glacerie : la réunion de secteur du nord-Cotentin se fera au centre socioculturel des Rouges-Terres, rue des Poètes à La Glacerie. Rendez-vous pour 9 h 30 le samedi 3 octobre. Pour ceux qui le souhaitent, un repas pourra être pris en commun le midi.

A.L.

Nécrologie

Président d’honneur de La Manche Apicole

 

Une « figure » du monde apicole manchois s’en est allée…

C’est à l’aube de ses 89 ans que Claude Roulland nous a quittés. C’est en 1949 que Claude, élève de l’Ecole normale des instituteurs de Saint-Lô, là où il y avait quelques ruches, que sa curiosité l’a amené à se rapprocher, non sans piqûres… de ce monde encore inconnu pour lui, celui des abeilles.

L’apiculture manchoise est en deuil aujourd’hui. Après avoir suivi les traces de M. André Ledieu, président de La Manche Apicole et fondateur du Groupement de défense sanitaire de la Manche en 1970, dont il en a assuré la présidence jusqu’en 1986, Claude en a été le premier secrétaire et en a assumé la tâche jusqu’à ce qu’il prenne la présidence de La Manche Apicole en 1987 jusqu’en 2006.

Homme de terrain par sa profession, professeur de sciences et vie de la terre, il aimait partager ses connaissances. Les quelques ruches de l’Ecole normale, propriété du conseil général à l’époque ont déménagé pour la ferme musée de Boisjugan et Claude n’a pu s’empêcher de proposer ses services au monde apicole et bien sûr bénévolement pour créer le rucher-école ouvert à toutes les personnes intéressées pour s’occuper de quelques ruches. Le rucher-école était né…

Son engagement pour l’apiculture manchoise a été sans faille pendant une cinquantaine d’années, il a su communiquer sa passion aux élèves du rucher-école dont j’en suis un représentant. Combatif, il savait frapper aux bonnes portes lorsqu’il s’agissait du bien-être des abeilles.

Organisateur avec son épouse Marie-Thérèse du traditionnel voyage des apiculteurs le 1er mai, c’était, à l’époque où les moyens de déplacements étaient limités, des moments de partage et de convivialité entre les familles.

Pendant de nombreuses années il fut membre du conseil d’administration du Syndicat national d’apiculture où il a bien représenté notre département.

Par ces quelques lignes, La Manche Apicole ainsi que le GDSA te remercient pour toutes ces années investies au monde des abeilles et si aujourd’hui le syndicat compte quelque 635 adhérents, c’est un peu grâce à toi.

Merci à toi, Claude et nous tirons notre révérence.

Alain LESCLAVEC

AU FIL DES MOIS… AOÛT 2020

Fleur de luzerne

Après une miellée de printemps très honorable sur l’ensemble du secteur manchois, nous rêvions à ce que celle d’été soit du même acabit… Vent de nord-est dominant, peu de pluie et des températures restant en-dessous des normales de saison ont fait que la grande miellée d’été n’a pas été à la hauteur des espérances et s’est terminée cette année assez tôt, vers la mi-juillet. Les ruchers près des bois ou dans les zones humides comme celles les marais ont davantage donné, par rapport à ceux des plaines.

Portière anti frelon

Lorsque sur la planche d’envol les abeilles musardent, c’est le signe que la récolte est terminée… Elle a été correcte pour les colonies qui n’ont pas déserté leurs ruches. Après toute cette activité du lever du jour à la tombée de la nuit, nos avettes vont maintenant se préparer doucement à l’hivernage. L’essaimage tant redouté est maintenant terminé, reste encore quelques petites miellées sur la bruyère, la luzerne et le sarrasin. L’activité se réduit de jour en jour et le calme est revenu.

Les hausses pleines, les corps de ruches bien garnis (ce n’était pas le cas à la mi-juin) vous pouvez commencer la récolte, car plus vous attendrez et plus il vous sera difficile de le faire sans avoir à affronter l’humeur agressive de vos abeilles. De même, une récolte tardive peut compromettre le niveau des réserves de miel de la colonie.

Hausses empilées avec chasse abeilles haut et bas

Les abeilles quittent les hausses par les chasses abeilles

Dès les hausses de miel retirées, pensez à nourrir avec un sirop non dilué s’il est du commerce, 3 à 4 litres par colonie, ou s’il est préparé par vous-même, comptez 5 litres d’eau pour 8 kg de sucre de betterave agrémenté de cinq ou six cuillères de vinaigre de cidre pour acidifier le mélange et rendre le sirop plus assimilable par l’abeille. Il vaut mieux que ce soient les vieilles butineuses qui le stockent et le transforment, parce que cette opération leur demande une grande énergie. Une semaine après ce complément de nourriture, vous pouvez donner la valeur d’un litre de sirop coupé (50-50) pour stimuler la ponte, car plus vos abeilles seront nombreuses et meilleur sera l’hivernage. Surtout nourrissez le soir et soyez particulièrement vigilant au pillage, qui constitue un réel danger, bien souvent sous-estimé, dans nos ruchers.

Cadre nourrisseur en bois

Le traitement contre varroa doit être effectué juste après la récolte : plusieurs médicaments sont proposés pour lutter contre ce fléau, qu’ils soient d’origine naturelle ou de synthèse. Faites-le impérativement, vous diminuerez ainsi la pression de cet acarien, premier responsable de beaucoup de maux. Utilisez des produits homologués, pas de « recette maison », n’oubliez pas que vous consommez et faites consommer les produits de vos ruches, alors faîtes attention !

Varroas

Lanières anti varroas

Les jours diminuent de plus en plus, pratiquement plus de fleurs à butiner, les réserves sont présentes, nos petites protégées peuvent donc se donner un peu de répit en attendant la dernière floraison qu’est le lierre qui débute en général fin septembre.

Rendez-vous maintenant en septembre.

A.L. et K.L.

AU FIL DES MOIS… JUILLET 2020

Comme chaque année, après avoir connu quelques jours de disette, c’est aux alentours du 10 juin que la miellée d’été a réellement débuté. Quelques pluies orageuses ont permis au trèfle blanc de fleurir et de faire monter le nectar dans les ronces ; la deuxième quinzaine de juin a connu des jours d’intense miellée. Par ces journées très chaudes, même si les essaimages se raréfient, certains ont encore eu lieu, anéantissant le travail de l’apiculteur, mais c’est la loi de la nature, où l’homme peut intervenir, mais ne reste pas maître de la situation.

Très gros essaim

Les essaims faits par division étaient à surveiller car, par manque de nourriture, ils n’ont pu se développer et quelques pillages ont pu être constatés. Maintenant, la miellée bat son plein, et si la météo est clémente avec suffisamment d’humidité, les nombreuses butineuses sont aux champs et travaillent sans relâche du lever du jour à la tombée de la nuit lorsque la température le permet. Les ventileuses ne chôment pas, les faux bourdons sortent également à la recherche d’une reine non fécondée, mais, pour eux, les jours sont comptés, la saison de reproduction touche à sa fin.

Vous pouvez encore faire quelques essaims en ne prenant que des cadres avec du couvain ouvert qui ne pénaliseront pas la miellée en cours et n’affaibliront pas trop les colonies. En règle générale, les essaims faits à cette période essaiment peu la saison suivante car les reines débutant tardivement leur ponte, n’ont pas encore une année de ponte derrière elles. La prévention de l’essaimage aura été en 2020 (comme chaque année) une préoccupation majeure pour l’apiculteur et nous aurons connu des essaimages en assez grand nombre en juin.

Faire un essaim artificiel

Ce n’est plus le moment de mettre des cires à construire, le nombre de cirières a considérablement diminué et vous n’aurez plus de cadres bien bâtis ! Concentrez-vous sur la surveillance du remplissage des hausses ; en cas de chaleur humide, le nectar rentre à flot et une petite semaine suffit généralement pour les remplir, sachez que par une belle journée, ce sont plus de 10 litres de nectar qui peuvent rentrer sur les colonies les plus fortes… Allez le soir visiter votre rucher, vous sentirez des odeurs bien caractéristiques d’une miellée qui se déroule dans les meilleures conditions et vous observerez les ventileuses battre des ailes afin de créer un courant d’air pour assécher le nectar. C’est un spectacle dont on ne se lasse pas ! Vous pouvez retirer des cadres operculés pour les extraire et dans la foulée les remettre vides, le dynamisme que cela engendre incite nos petites protégées à les remplir à nouveau… Dans tous les cas, ces cadres odorants seront remis à la ruche à la tombée de la nuit pour éviter le pillage (un mal souvent sous-estimé).

Ventileuses

Encore et toujours, surveillez les remérages. Dans les colonies où vous ne constatez pas de ponte, introduisez des cadres comprenant des œufs ou des très jeunes larves afin que les abeilles puissent élever une reine si elles devaient ne plus en avoir.

À partir du solstice d’été, la reine réduit considérablement sa ponte et plus on avancera dans le mois et moins les butineuses seront nombreuses. Après le 15-20 juillet, la grande miellée sera presque terminée. Pour ceux qui ont des ruches sur les bruyères de la lande de Lessay, des falaises de Champeaux, les landes de la Hague ou des emplacements à proximité de champs de sarrasin, la miellée pourra se poursuivre un peu mais l’essentiel aura déjà été récolté.

Préparons maintenant la miellerie pour accueillir les hausses et récolter le miel, récompense de tous nos efforts (le local doit être propre et sec).

Au mois prochain. A.L. et K.L.

 

Message de la DGAL à l’ensemble des apiculteurs

Mesdames, Messieurs,

Nous souhaitions vous alerter sur une tentative d’hameçonnage qui viserait certains d’entre vous avec un document imitant le logo et l’entête d’une instruction de la DGAL. Cette fausse instruction technique datée du 3 juin 2020 vous demande de communiquer à une boite mail frauduleuse votre CNI ainsi que votre passeport.

Si vous avez reçu ce type de demande, vous ne devez en aucun cas y répondre. La DGAL ne vous demandera jamais ce type d’information que vous ne devez en aucun cas communiquer.

Nous vous remercions de votre vigilance.

Bien cordialement


La Sous-directrice de la Santé et protection animales

Étiquetage des origines du miel en mélange

ÉTIQUETAGE DES ORIGINES DU MIEL EN MÉLANGE

UNE VICTOIRE DES APICULTEURS AU SERVICE DES CONSOMMATEURS !

Paris, le 27/05/2020.

Ce mercredi 27 mai, les députés ont approuvé en 2ème lecture la proposition de loi EGALIM, relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires. Celle-ci concerne notamment l’étiquetage des miels vendus en mélange :
« Pour le miel composé d’un mélange de miels en provenance de plus d’un État membre de l’Union européenne ou d’un pays tiers, tous les pays d’origine de la récolte sont indiqués par ordre pondéral décroissant sur l’étiquette. »
 

« C’est une victoire pour l’apiculture française, confrontée à une concurrence jugée déloyale ; et une avancée très attendue aussi par les consommateurs, nombreux à revendiquer plus de traçabilité et de transparence », affirme Frank ALÉTRU. Le Président du Syndicat National d’Apiculture (SNA), qui est aussi président de l’association des apiculteurs professionnels européens (EPBA : European Professionnal Beekeepers Association) et secrétaire de l’interprofession des produits de la ruche (InterApi) se félicite du travail réalisé depuis plusieurs années par son syndicat sur ce dossier, auprès des politiques et autorités compétentes, et des actions et pétitions intersyndicales.
L’origine de la gelée royale, également concernée par la loi, mais discutée en 1ère lecture en décembre dernier, devra également figurer sur l’étiquetage.

En France, le texte devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2021.
Frank Alétru se réjouit que la loi EGALIM n’ait pas été reportée à une date ultérieure, malgré les circonstances particulières : « Les apiculteurs français attendaient cette disposition depuis bien longtemps ! Pour nos députés, ce vote a été l’opportunité de prouver leur attachement à la production et au savoir-faire français, et d’offrir aux consommateurs plus de transparence dans l’information qui leur est due ».

Le Syndicat National d’Apiculture salue ce signal fort à la Commission européenne et aux autres États membres dont les apiculteurs espèrent la même réglementation.
« Avec l’Espagne et le Portugal, nous partagions la même ambition mais notre proposition de décret a été retoquée par la Commission l’année passée. Aujourd’hui, la situation a évolué et toutes les organisations apicoles se préoccupent désormais des décisions à venir.
 

Le 20 mai dernier, les députés roumains ont fait une surprise aux apiculteurs en profitant de la journée internationale de l’Abeille pour voter la même réglementation ; et l’Espagne, par décret royal, avait fait de même quelques jours auparavant. »

Pour Frank Alétru, le travail avec Bruxelles doit se poursuivre, la Directive « Miel » devant être mise en discussion dans le cadre de la Stratégie européenne « De la ferme à la fourchette » (« Farm To Fork »). L’objectif du SNA : obtenir au niveau européen un étiquetage homogène des origines des miels en mélange, malgré les réticences d’un des principaux acteurs du marché mondial du miel : l’Allemagne.
 

Contact presse
Frank ALÉTRU Président du SNA 

Vidéo pour la journée de l’abeille

Vidéo réalisée par Beelife pour la journée de l’abeille avec la participation de Frank Alétru, Président du SNA.

Favoriser les abeilles en milieu agricole

La Chambre d’Agriculture de Normandie souhaite accompagner les agriculteurs dans l’adaptation de pratiques agricoles favorables aux pollinisateurs et développer les échanges entre apiculteurs et agriculteurs.
Afin de mieux connaître les difficultés rencontrées par la filière apicole ainsi que ses besoins en rapport avec les pratiques agricoles, nous vous remercions de bien vouloir consacrer quelques minutes pour répondre au questionnaire que nous vous proposons, sachant que les données seront anonymes et traitées de façon collective.
Vous remerciant par avance pour votre participation, cliquez sur le lien ci-dessous pour accéder au questionnaire en ligne :
https://forms.gle/SM6veYtrRx1MFVYw5

AU FIL DES MOIS… JUIN 2020

Cette année encore, les « saints de glace » n’ont pas failli à leur réputation : un vent de nord-est et des températures relativement basses ont prédominé pendant cette période. Une fois de plus, il y a eu une récolte de printemps, et pas des moindres pour certains apiculteurs car les colonies étaient bien développées. Peu de colza mais pissenlits, saules, érables et aubépines ont donné ce nectar qui emplit les hausses. Après avoir enlevé uniquement les cadres operculés et remplacé ces derniers par des cadres vides cirés ou juste avec une amorce de cire, le miel extrait, de texture très fine est caractéristique de par sa cristallisation rapide, due au pourcentage élevé de glucose présent dans les miels de printemps. Un goût de caramel blond ressort de ces récoltes printanières pour ceux qui n’ont pas eu de colza avec, pour ce dernier, un goût peu prononcé voire neutre, c’est un miel facilement tartinable, mais attention à la cristallisation : il faut le mettre en pots dans les deux à trois jours qui suivent sa récolte.

Cadre de hausse operculé

Un beau temps presque anormal en cette fin du mois de mai, et nous sommes au début de la période creuse, voire de disette (à part les ruches des villes) où les fleurs de tilleul, châtaignier, trèfle blanc, ronce pointent mais ne sont pas encore ouvertes. Nous manquons d’eau pour voir apparaître les trèfles blancs si généreux en nectar. Nous aurons à attendre encore une dizaine de jours avant la miellée d’été qui débute chez nous aux alentours du 10 juin. Les colonies sont prêtes, au summum de leur activité, avec leurs milliers d’abeilles, environ 70000 à cette période ; le pic de l’essaimage est normalement passé, alors patience… surveillez bien vos essaims artificiels, ils peuvent manquer de nourriture.

Cadre nourrisseur en bois

Saviez-vous qu’un arbre en fleurs d’une trentaine d’années a un potentiel énorme en production de nectar, d’où l’utilité de planter également des arbres mellifères pour ceux qui possèdent un peu de terrain.

A voir sur le site de l’itsap la liste des plantes attractives :

https://itsap.asso.fr/outils/acteurs-participer-a-protection-pollinisateurs/

Si vous êtes curieux et disposez de temps, vous pouvez faire des mini-extractions pour avoir des miels de différentes origines florales ; il est vrai que dans la Manche, il est toujours compliqué d’avoir des miels monofloraux, la météo nous joue souvent des tours. N’hésitez pas également à faire construire des cadres de hausse pour toujours avoir de la cire en bel état et essayer de prévenir l’essaimage, moins présent, mais toujours d’actualité.

A partir de mi-juin, un temps ensoleillé, une hygrométrie favorable, des fleurs en abondance et des butineuses en quantité favoriseront le remplissage des hausses ; passez régulièrement sur votre rucher, car en une semaine la hausse peut être pleine et si vous voyez que toutes les conditions sont réunies, vous pouvez mettre deux hausses d’un coup, aucun risque à la saison que le couvain ne refroidisse.

Hausses dans la Hague

La pose de la deuxième hausse : par-dessus ou par-dessous ? Voilà encore une question qui est régulièrement posée mais qui n’a de réponse que pour les apiculteurs convaincus de leurs certitudes. Nous avons essayé les deux méthodes sans aucune différence significative (sans résultat probant signifierait que ni l’une ni l’autre ne donne satisfaction). En tout état de cause, dans le doute, posez une deuxième ou une troisième hausse, cela donnera de la place à la colonie et évitera que les abeilles fassent la barbe sur la planche d’envol.

Une ruche qui déborde

Il faut penser que dans notre région la miellée est courte, donc ne passons pas à côté d’une récolte importante.

Bel essaim

Enruchage d’un essaim

Récupération essaim dans ruchette

Les essaims : vous en avez sûrement récupéré quelques-uns ; n’hésitez pas à les stimuler, ils se développeront rapidement et pour certains vous empliront une hausse. Pensez à les traiter contre le varroa, avant que le couvain ne soit operculé. Un conseil : une quinzaine de jours après sa récupération et après avoir vérifié la ponte sur trois cadres au moins, cherchez la reine et tuez-la, c’est probablement une reine âgée de plus deux ans, et potentiellement essaimeuse . Les abeilles lanceront un élevage royal et pour 2021 vous aurez une colonie dynamique. Comme toujours, le remérage sera à surveiller de très près.

Après ces quelques conseils, place à la miellée qui, espérons-le, sera abondante. Rendez-vous maintenant en juillet.

A.L. et K.L.