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BILAN DE LA SAISON DE LUTTE COLLECTIVE 2020 CONTRE LE FRELON ASIATIQUE

Bilan du programme départemental de lutte collective contre les frelons asiatiques pour 2020 dans le département de la Manche confiée à la FDGDON (Fédération Départementale de Défense contre les Organismes Nuisibles).

Le frelon asiatique, espèce exotique envahissante, et danger sanitaire de 2ème catégorie au titre de la santé des abeilles, est apparu dans le Sud-Manche en 2011 et le Nord-Cotentin en 2013.

Le programme de lutte collective a été créé et mis en application dès 2016.

En 2020 96% des collectivités se sont engagées dans la lutte collective contre le frelon asiatique.

Le nombre de nids de frelon localisés était en 2018 de 5898, en 2019 de 2503 et en 2020 de 4034.

D’après la FDGDON les colonies de frelons asiatiques ne sont pas réparties de façon uniforme dans l’espace et dans le temps.

Les densités restent cependant liées à l’urbanisation et la proximité de la mer.

Granville-Terre-et-Mer est l’intercommunalité qui est impactée par une densité nettement supérieure aux autres.

La plus forte progression observée en 2020 est sur Coutances-Mer-et-Bocage.

L’agglomération Saint-loise reste toujours très impactée.

A noter que Cherbourg-en-Cotentin est en régression en 2020.

Informations détaillées à lire dans le bilan complet de la FDGDON de la Manche pour 2020

Le bilan complet de la FDGDON saison 2020 : Bilan Frelons Asiatiques – Manche – Saison 2020

AU FIL DES MOIS … JANVIER 2021

En cette période hivernale, certes pas très froide, que se passe-t-il donc à l’intérieur de la ruche ? Tout apiculteur, novice ou expérimenté, doit bien connaître le « fonctionnement » de ses colonies. Le froid va arriver dans notre département mais après un mois de décembre globalement doux qui a généré encore quelque activité, la grappe est maintenant bien formée avec, en son centre, la reine et les provisions autour.

Pendant les mois d’hiver, les abeilles savent moduler la température, celles présentes à l’extérieur de la grappe constituent une « couche isolante » alors que celles du centre, en consommant le miel qui est désoperculé au fur et à mesure de leur besoin, réchauffent la grappe en contractant certains muscles pour maintenir une température qui oscille aux alentours de 35°. Attention, il ne faut en aucun cas les déranger, elles assurent leur survie en étant groupées, toute perturbation de la grappe peut mettre la colonie en péril. Lorsque le soleil sera bien présent et les températures un peu plus élevées, elles sortiront rapidement pour vider leur ampoule rectale ; pour ceux qui ont leurs ruches dans leur jardin, attention au linge qui est étendu, il pourrait se trouver maculé de tâches brunâtres…

La théorie voudrait que la ponte se soit complètement arrêtée et que le couvain ne soit plus du tout présent, c’est donc le moment de faire un traitement complémentaire contre varroa (acteur principal dans la mortalité des colonies), à l’acide oxalique par dégouttement ou par fumigation,(en utilisant des médicaments avec une Autorisation de Mise sur le Marché, comme Apibioxal, Oxybee, Varromed), mais ATTENTION : protégez-vous en mettant un masque qui protège des vapeurs d’acides organiques, des lunettes de protection adaptées. Mettez également des gants et une combinaison car l’acide pénètre dans l’organisme par les pores de la peau. Avant ce traitement d’hiver, pensez à poser une plaque graissée sur le fond de la ruche, afin de faciliter l’observation des chutes de varroas pour avoir une idée de l’infestation et de l’efficacité du traitement d’été. Il n’est pas rare de constater la chute de plusieurs centaines voire de quelques milliers de ces parasites qui font des ravages dans nos colonies. Moins le nombre de varroas sera important et mieux se portera la colonie à son réveil.

Varroas

Varroa sur une larve de faux bourdon

Si vous avez bien surveillé cet automne l’état des provisions, vous n’avez pas à vous inquiéter, mais si l’élevage a débuté avec l’apparition des premiers chatons sur les noisetiers, la consommation va nettement augmenter ; n’hésitez pas à soupeser délicatement vos ruches et si vous jugez qu’elles n’ont pas suffisamment de provisions, vous pouvez déposer un demi-pain de candi posé sur le trou de nourrissement, en ayant pris soin de ne faire qu’un trou d’environ un centimètre pour éviter que le candi ne coule et englue la grappe avec la chaleur que dégage celle-ci. Pour ceux qui utilisent des nourrisseurs couvre-cadres, soulevez-le, posez délicatement le pain de candi ramolli au préalable sur la grappe d’abeilles, en ayant pris soin d’enfumer pour éviter les écrasements, mettre un journal ou une ou deux feuilles d’aluminium ménager pour calorifuger et retourner le nourrisseur (cette opération n’est possible que s’il fait suffisamment doux).

Pain de candi maison

Un été sec (donc pauvre en nectar) et un début d’hiver assez clément (favorisant la consommation de réserves) impliquent une surveillance particulière et une vigilance accrue. Il ne faudra pas hésiter à distribuer du candi. Même si cet apport n’est pas le fruit de la récolte des abeilles, apporter du candi vaut mieux que de laisser une colonie « mourir de faim », c’est à la fois très contrariant et impardonnable…

Si vous voulez déplacer vos ruches de quelques mètres, c’est le moment opportun, mais seulement après une période d’une dizaine de jours assez froid et sans sorties. Les abeilles auront alors perdu la mémoire de leur emplacement, et toujours avec précaution, sans choc, posez vos ruches sur leur nouvel endroit.

Faites le point sur le matériel à renouveler et à acheter, ne vous y prenez pas au dernier moment car vous pourrez, si vous vous y prenez un peu tard, avoir la mauvaise surprise que votre distributeur soit en rupture de stock… et pensez au temps de séchage des lasures ou autres produits protecteurs (ruches, ruchettes). Pour ceux qui ont fait l’acquisition de ruches en pin douglas (plus chères mais plus résistantes), le traitement n’est pas obligatoire.

Chaudière à cire pour fondre les cadres

Il est temps également de fondre les cadres pour récupérer la cire. Surtout, ne mélangez pas tout et faites un tri au préalable afin de différencier celle des corps et celle des opercules. La cire la moins belle servira à fabriquer des bougies ou sera vendue à un artiste sculpteur pour ses moules ou à un ébéniste pour la confection d’encaustique et l’autre pourra, à l’aide du gaufrier mis à disposition par votre syndicat, vous permettre de fabriquer vos propres cires gaufrées qui seront d’ailleurs bien mieux acceptées que celles du commerce.

La louche de cire est étalée

Feuilles de cire gaufrées

Pour conclure, disons que l’automne et l’hiver sont les périodes les plus appropriées pour se cultiver et enrichir sa bibliothèque d’ouvrages apicoles ; vous pourrez y puiser de judicieux conseils car il faut reconnaître que le sujet est complexe ! Plus que jamais, il nous faut être informés. Rendez-vous maintenant en février.

Malgré cette période si particulière que nous traversons en ce moment, bonne année 2021 à toutes les apicultrices, tous les apiculteurs et toutes les abeilles de la Manche !

A.L. et K.L.

Production de miel en France

L’Itsap publie sur son blog une étude sur le marché du miel français

Les 2 cartes suivantes sont extraites de cette étude :

Figure 1 : Répartition régionale de la production. 2015

Source : Observatoire de la production de miel et de gelée royale, FranceAgriMer, 2016.

Figure 2 : Répartition régionale de la production de miel. 2018 & 2019

Source : Observatoire de la production de miel et de gelée royale, FranceAgriMer, 2020.

Selon l’ITSAP suite à la production jugée exceptionnelle de 2018 (27 736 tonnes), la production française de miel est en baisse en 2019 : elle est estimée par l’observatoire de la production de FranceAgriMer à 21 626 tonnes soit -21% par rapport à 2018.

Toujours selon l’ITSAP et l’Observatoire de la production de miel et de gelée royale de FranceAgriMer la consommation de miel en 2019 est de 45 760 tonnes soit une hausse de +5% par rapport à 2018, +9% par rapport à 2017 et surtout + 34% par rapport à 2016.

Pour en savoir plus :

http://blog-itsap.fr/marche-francais-miel-2019-geographie-de-production-segmentation-marche-miels-signe-de-qualite-existant/

http://blog-itsap.fr/wp-content/uploads/2020/11/PPT_March%C3%A9-fran%C3%A7ais_miel_en-2019_ITSAP_VF.pdf

http://blog-itsap.fr/category/etudes/

AC

ASSEMBLEE GENERALE 2020 ANNULEE…

En raison des mesures gouvernementales prises pour lutter contre la pandémie
Covid-19, nous ne sommes pas en mesure cette année d’organiser notre assemblée générale annuelle, nous nous en excusons.

Vous allez recevoir à la fin du mois de novembre, notre bulletin de communication avec, comme à l’habitude, la fiche d’adhésion centrale à détacher et à retourner au plus tard pour le 31 janvier 2021, afin de faciliter l’enregistrement des adhérents, tâche particulièrement prenante pour notre trésorier.

Je vous souhaite des jours meilleurs et restez prudents, prenez bien soin de vous.

Alain LESCLAVEC

AU FIL DES MOIS… NOVEMBRE et DECEMBRE 2020

Vent et pluie sur tout le mois d’octobre n’ont pas généré de gros travaux au rucher et, sans de réelles période de douceur au cours de ce mois, le lierre n’a pas donné cette année comme à l’accoutumée. Il a donc fallu surveiller davantage les provisions et donner un complément et une stimulation pour faire redémarrer la ponte, car ce sont les abeilles qui passeront de nombreux mois dans la ruche qui naissent en ce moment. Plus que quelques jours avant cette trêve hivernale et nous allons attendre maintenant le mois de janvier pour voir l’éclosion des chatons de noisetiers, signe de la reprise de l’élevage.

Le frelon asiatique, très présent sur quelques secteurs cette année comme le Granvillais, le Saint-Lois ainsi que sur le Coutançais a généré quelques stress et sur ces secteurs la mise en hivernage n’a pas été facilitée. Il faut s’assurer que les colonies aient entre 15 et 18 kg de provisions pour passer l’hiver dans de bonnes conditions.

Traitement varroa. Si les techniques utilisées pour lutter contre varroa diffèrent, les traitements doivent être réalisés, et rappelons que plus il est fait tôt après la miellée et meilleur sera le résultat. Si vous utilisez Apivar ou des lanières d’une autre marque, pensez à les retirer, car si 12 semaines de traitement sont conseillées (sauf pour l’Apitraz, où il est conseillé de ne le laisser que 6 semaines) il ne faut surtout pas les laisser tout l’hiver car il y a un risque de pollution des cires et d’accoutumance pour les varroas à la matière active ; profitez d’une belle journée pour ouvrir et les retirer. Par ailleurs, il faut toujours manipuler les lanières avec des gants.

Lanières acaricides

Isolation des ruches. Dans la nature, l’abeille se satisfait de l’endroit qu’elle a trouvé pour s’installer, mais vous pouvez vous rassurer en déposant au-dessus du couvre-cadres une plaque isolante ou tout simplement deux journaux, ce n’est pas cher et efficace mais si le toit n’est pas parfaitement étanche, vous risquez une infiltration d’eau et avoir de l’humidité. Il existe dans le commerce des mousses isolantes, type Apifoam, qui sont très recommandables.

Plaque de polystyrène extrudé et feuille de réfléchissant

Entretien du rucher. C’est la période où vous allez pouvoir élaguer si nécessaire l’environnement de votre rucher, rajouter des plots si vous souhaitez l’agrandir, passer un dernier coup de tondeuse ou de débroussailleuse pour être prêt pour le printemps.

Commande de matériel. Réfléchissez déjà à vos achats, ne vous y prenez pas au dernier moment car les fournisseurs ont du mal à fournir en pleine saison apicole. L’hiver, on peut également trouver du matériel d’occasion. Pour les ruches et les ruchettes, le temps de séchage peut être long avec certaines peintures, il est donc intéressant de les acquérir dès le début de l’année.

Fondre sa cire

Réservation des essaims. Ils sont malheureusement très difficiles à obtenir dans notre département. Là aussi, si vous en avez besoin, il faut réserver ses essaims le plus tôt possible ; ce sera trop tard quand les beaux jours reviendront.

N’hésitez pas à passer une fois par semaine sur votre rucher, pour s’assurer que tout est en bon ordre.

Cette année 2020 a été une année vraiment particulière avec la Covid 19 mais dans la mesure du possible, participez aux réunions organisées par les organisations apicoles (Manche Apicole et GDSA) : vous y apprendrez et rencontrerez des apiculteurs proches de chez vous.

Passez de joyeuses fêtes de fin d’année et rendez-vous maintenant en janvier.

A.L. et K.L.

Travaux apicoles autorisés dans le contexte du reconfinement

 

Information du SNA

Nous espérons que vous allez bien et que votre saison a été satisfaisante.

Suite à l’annonce du reconfinement et comme au printemps dernier, les déplacements pour faire vos achats dans les magasins de matériel apicole ainsi que les déplacements pour l’entretien de vos ruchers seront autorisés durant cette période en vous munissant des documents ci-dessous :

– Votre attestation de déplacement dérogatoire qui sera prochainement téléchargeable sur le site du gouvernement et dont vous cocherez la case adéquate.

– Ainsi que votre déclaration télé ruchers qui fait apparaître votre numéro SIRET  qui correspond à l’identification d’une activité économique et d’élevage , ou votre NAPI.

De plus, vous pouvez cocher  la case déplacements pour effectuer des achats de première nécessité, les magasins de fournitures agricoles (donc apicoles) étant autorisés à rester ouverts ( voir liste sur  sur le site du gouvernement) . Utile si vous avez besoin d’aller acheter du sirop de nourrissement ou du matériel.

L’ensemble de ces déplacements sont autorisés dans la continuité de l’activité apicole donc agricole car ils relèvent du bien être animal.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des éventuelles modifications.

Avec nos vœux de bonne santé, restez prudents.

Frank Alétru,
Président 

Extrait du Décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire

Article 4

I. – Tout déplacement de personne hors de son lieu de résidence est interdit à l’exception des déplacements pour les motifs suivants en évitant tout regroupement de personnes :

1° Déplacements à destination ou en provenance :

a) Du lieu d’exercice ou de recherche d’une activité professionnelle et déplacements professionnels ne pouvant être différés ;

b) Des établissements ou services d’accueil de mineurs, d’enseignement ou de formation pour adultes mentionnés aux articles 32 à 35 du présent décret ;

c) Du lieu d’organisation d’un examen ou d’un concours ;

2° Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle, des achats de première nécessité, des retraits de commandes et des livraisons à domicile ;

3° Déplacements pour effectuer des consultations, examens et soins ne pouvant être assurés à distance et pour l’achat de médicaments ;

4° Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires, pour la garde d’enfants, ainsi que pour les déménagements ;

5° Déplacements des personnes en situation de handicap et leur accompagnant ;

6° Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie ;

7° Déplacements pour répondre à une convocation judiciaire ou administrative ou pour se rendre dans un service public ou chez un professionnel du droit, pour un acte ou une démarche qui ne peuvent être réalisés à distance ;

8° Participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative.

II. – Les personnes souhaitant bénéficier de l’une de ces exceptions doivent se munir, lors de leurs déplacements hors de leur domicile, d’un document leur permettant de justifier que le déplacement considéré entre dans le champ de l’une de ces exceptions.

Les mesures prises en vertu du I ne peuvent faire obstacle à l’exercice d’une activité professionnelle sur la voie publique dont il est justifié dans les conditions prévues à l’alinéa précédent.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042475143

AU FIL DES MOIS… OCTOBRE 2020

 

Abeille sur des fleurs de lierre

Un été sec jusqu’au 20 septembre a mis notre nature à rude épreuve, la pluie est revenue et a fait un grand bien à la flore qui a beaucoup souffert. Cependant, ne nous plaignons pas car, malgré les températures caniculaires, nous avons quand même été épargnés par rapport au reste du pays, aussi bien en récolte de miel qu’en celle de fruits malgré l’importance des attaques du carpocapse. Les floraisons sont maintenant presque terminées, les récoltes le sont complètement. Profitons des quelques dernières belles journées pour faire une inspection méticuleuse des colonies et ainsi aider celles qui auront besoin d’un complément de nourriture avant que le lierre ne fleurisse.

Abeille sur une fleur d’Aster

La sécheresse a perturbé quelque peu la sécrétion de nectar car il faut suffisamment d’humidité pour que les fleurs en fournissent généreusement ; espérons que ce sera le cas pour le lierre : il apporte un bon complément à la fois en nectar qui favorisera la ponte et les naissances des futures abeilles d’hiver et surtout en pollen qui facilitera le redémarrage de nos colonies courant janvier.

Le sirop de nourrissement. Si vous le préparez vous-même, donnez-lui une concentration importante en sucre, 5 litres d’eau pour 16 kg de sucre agrémenté de 4-5 cuillères à soupe de vinaigre de cidre car la transformation reste toujours délicate pour nos abeilles et il ne s’agit pas de les épuiser. Ce nourrissement d’appoint doit être terminé pour le 15 octobre, au plus tard. Dans tous les cas, le sirop doit être distribué le soir pour éviter le pillage (surtout si vous le préparez vous-même, celui du commerce posant moins problème sur ce point). À cette période, Il est préférable de donner du sirop plutôt que du candi, car plus facilement assimilable ; il faut savoir qu’en donnant du candi, les abeilles auront besoin d’eau pour le dissoudre et le consommer et en période hivernale, les sorties ne sont parfois pas possible..

Nourrisseur plastique dans une hausse vide

Couvre cadre nourrisseur en bois

Renforcement des ruches faibles. Si vous possédez plusieurs colonies, essayez « d’équilibrer » leur force, bien sûr en étant vigilant sur l’état sanitaire de celles où vous aller prélever…. Ainsi, si vous disposez d’une ruche comprenant plus de 3 cadres de couvain, il est possible d’en donner un à une colonie qui n’en posséderait que un ou deux. Le raisonnement est le même pour les cadres de provisions : on trouve parfois des colonies très « chargées » et d’autres qui le sont peu.

Niveau des ruches. Pensez à les caler en leur donnant une pente vers l’avant, à la fois cela permettra aux abeilles de ne pas se noyer dans le sirop de nourrissement que vous leur avez donné et pendant cette longue période hivernale, l’écoulement de l‘humidité présente dans les ruches sera facilitée.

Fermer les plateaux. Pour ceux qui avaient choisi d’ouvrir le fond de leurs ruches, pensez à glisser vos plaques pour éviter les courants d’air à l’intérieur.

Tiroir pour fermer le plateau plastique

Toits. S’ils sont plats, vous pouvez y poser une grosse pierre ou un petit parpaing afin qu’ils ne soient pas emportés par le vent. Il est également intéressant de mettre une couche de matière isolante entre les toits et le couvre-cadres.

Intrusion des rongeurs. C’est le moment de poser les portières à l’entrée des ruches pour éviter que des intrus viennent s’installer bien au chaud pour passer l’hiver ; nous pensons au mulot, il trouvera gîte et couvert et souillera l’intérieur. Cet aspect est important et il n’est pas rare, malheureusement, de retrouver des colonies mortes à cause des rongeurs. Choisissez plutôt des portières anti-frelons pour également éviter leur intrusion.

Portières anti frelon

Partitions. Il est grand temps de resserrer les colonies avec des partitions pour celles qui sont un peu moins populeuses, car il faut toujours penser au calorifugeage, moins il y aura de déperdition et mieux ce sera.

Partition en position 10

Traitement contre varroa. Phase très importante, il est grand temps de faire le traitement et surtout il est indispensable pour la survie des colonies. Si vous avez utilisé des lanières, grattez-les à la brosse métallique (pour enlever la propolis) et repositionnez-les là où se situe le couvain.

Lanières anti varroas

Mise en hivernage. A partir de maintenant, plus d’intervention sur vos ruches, après le travail important qu’elles ont fourni, elles ont bien mérité qu’on les laisse en paix.

Nos abeilles souffrent de beaucoup de maux. Les paramètres que l’on peut maîtriser restent peu nombreux, cependant, l’action de l’apiculteur en début d’automne est déterminante : traitement varroa, compléter si besoin les provisions et mise en place des partitions.

Prochain rendez-vous en novembre. A.L. et K.L.

Lettre d’information du Syndicat National d’Apiculture

Manifestation contre la ré-autorisation des néonicotinoïdes du 23 septembre 2020 à Paris

Mercredi 23 septembre , à l’initiative d’Agir pour l’Environnement, « 577 abeilles en colère » se sont rassemblées à proximité de l’Assemblée sur l’esplanade des Invalides afin de protester contre la possible ré-autorisation des insecticides « tueurs d’abeilles ».

Cette action a été l’occasion de laisser la parole à une quinzaine de responsables d’associations de protection de l’environnement (Agir pour l’Environnement, Greenpeace, Nous voulons des coquelicots, Foodwatch…) de syndicats apicoles (UNAF et SNA), d’organisations agricoles (FNAB et Confédération Paysanne). Près d’une quinzaine de parlementaires représentant plusieurs groupes politiques sont venus affirmer leur opposition à ce projet de loi.

Les néonicotinoïdes sont l’une des causes majeures de l’effondrement des populations d’abeilles et leur persistance dans l’environnement en font de redoutables toxiques.

Malgré les nombreuses études scientifiques à l’appui, le gouvernement va tenter de passer en force au profit d’un lobby agro-industriel. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’exprimer notre colère à l’égard de ce que nous estimons être un crime contre l’environnement.

Bien cordialement.

Frank Alétru,
Président

577 abeilles en colère - Manifestation contre la ré-autorisation des néonicotinoïdes du 23 septembre 2020

 

Action auprès des ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique et solidaire.

Copie du courrier adressé aux ministères : lettre-neonicotinoide

Action auprès des députés :

Un courrier a été adressé aux députés . Celui ci demande qu’ils se positionnent contre ce projet de loi, car le texte du projet de loi ne limite pas les ré-autorisations à la betterave, mais pourra s’appliquer à d’autres cultures dans le futur.

Copie du courrier type adressé aux députés : Néonic Courrier Syndicats déptx aux parlementaires 

La Manche Apicole, par l’intermédiaire de son président Alain Lesclavec, a envoyé un courrier à chacun des quatre députés de la Manche.

AC

Condoléances SNA

Message du SNA

Je viens d’apprendre avec tristesse en lisant l’Abeille de France, le décès de Claude ROULLAND.

Au nom du S.N.A. et de son président Frank ALETRU, au nom de la Fédération Nationale des Groupements Techniques Apicoles ( FNGTA ), je vous remercie de bien vouloir transmettre mes sincères condoléances à son épouse, à sa famille et à tous les apiculteurs de la Manche.

J’avais eu l’occasion de le rencontrer pour la dernière fois en 2012 , à TROYES, lors du dernier Conseil d’administration du S.N.A. auquel il assistait, et j’en garde un souvenir d’autant plus ému que dans son allocution de départ , il avait annoncé à nos collègues, qu’il partait certes à regret à cause de son âge, mais qu’il était content de savoir être remplacé par votre serviteur.

Avec mes amitiés et mon bon souvenir,

Bernard LAMIDEL – Président de la FNGTA

Claude MAYOUSSE – Secrétaire de la FNGTA

Frank ALETRU – Président du Syndicat National d’Apiculture

AU FIL DES MOIS… SEPTEMBRE 2020

Floraison de la bruyère dans la Hague

Champ de luzerne

Chaleur, canicule, sécheresse, vent dominant de nord-est : voilà ce que nous retiendrons de cette fin juillet et première quinzaine du mois d’août. Les récoltes sont maintenant terminées, quelques retardataires espèrent encore récolter sur le sarrasin, la luzerne ou la bruyère callune (peu présente dans la Manche). Le traitement anti-varroas a été effectué, les colonies resserrées pour celles qui ne garnissaient pas la totalité du corps de ruche, la visite complète pour vérifier l’état sanitaire réalisée, les portières mises. C’est l’heure maintenant du bilan,

Lanières anti-varroas

Le frelon asiatique : une présence équivalente à celle de 2019, il demeure néanmoins très actif sur certaines zones, comme le granvillais. Espérons qu’il ne perturbera pas trop nos colonies car la nouvelle génération d’abeilles, dites « abeilles d’hiver » va voir le jour et pourra ainsi assurer la pérennité et une bonne préparation à l’hivernage.

Attitude défensive

Vous pouvez quand même piéger sur les ruchers où il est présent, même si cela n’endiguera pas le prélèvement d’abeilles mais réduira la nuisance. Un petit rappel sur l’appât : 1/3 de bière brune, 1/3 de vin blanc et 1/3 de sirop de fruits rouges. Un autre appât qui fonctionne également bien : un mélange d’hydromel et de cidre, également l’eau résiduelle de la fonte des cires.

Quelques frelons asiatiques piégés.

Le stockage des hausses : à effectuer après les avoir fait lécher sur les corps de vos ruches. À la tombée de la nuit, vous pouvez en empiler trois par ruche, au-dessus du couvre-cadres, le trou de nourrissement ouvert, et vous les laissez trois ou quatre jours, pas plus car les abeilles peuvent à nouveau stocker, elles vous les nettoieront et reconstruiront ce qui a été détérioré.

Hausses préparées pour la prochaine saison

Les cadres avec du pollen seront remisés, la propolis grattée et vous pouvez déjà préparer la prochaine saison en laissant sur chaque hausse, un espacement équivalent à deux ou trois cadres qui seront remplacés en début de saison.

Afin de ne pas avoir de mauvaises surprises au printemps en découvrant la cire des cadres mangée par la fausse-teigne, empilez les hausses sur un support (type parpaings) recouvert par une grille à reine, un ensemble d’une dizaine de hausses coiffée d’une autre grille à reine et le tout sous une avancée, ce qui permettra une ventilation de la « colonne » et une effet « cheminée ». Ainsi, les larves de fausse-teigne ne pourront pas se développer. Surtout ne pas les stocker au fond du garage.

Fausse teigne

Dégâts occasionnés par la fausse teigne

Larve de fausse teigne

Cocons de fausse teigne

On trouve également chez les détaillants apicoles le bacille de Thuringe, ennemi des larves de lépidoptères, utilisable en agriculture biologique.

L’état des provisions : vous ne trouverez aucune homogénéité dans la gestion des provisions dans vos colonies, certaines seront conséquentes et pour d’autres il faudra leur apporter un complément en sirop non-dilué (celui du commerce présente un avantage : il est tout prêt et ne dégage aucune odeur, si bien que vous ne risquez que très peu le pillage). Un conseil : il vaut mieux nourrir au sirop car il est plus assimilable que le candi, plus indiqué en période hivernale.

 

 

Nourrisseur plastique dans une hausse vide

 

Cadre nourrisseur en bois

Resserrer ses colonies : c’est une gestion au cas par cas, certaines seront tellement populeuses que vous les laisserez sur les 10 cadres de corps. Cependant, beaucoup auront besoin d’être partitionnées, elles ne passeront que mieux la période hivernale.

Partition en position 10

Le regroupement : deux non-valeurs ne feront jamais une forte colonie… mais vous pouvez tout de même réunir deux petites afin qu’elles puissent passer la période hivernale ; pour cela, attendez le soir et vous superposez les deux ruches séparées de deux feuilles de papier journal (entaillées de quelques coups de couteau) ; la nature fera le reste, les odeurs vont se diffuser, se mélanger et la reine la plus vaillante tuera sa rivale. Le lendemain ou le surlendemain matin, les deux colonies n’en feront plus qu’une.

Le conditionnement du miel : le miel ayant bien décanté (une dizaine de jours), il peut maintenant être mis en pots ; certains apiculteurs l’ensemenceront avec un miel à cristallisation très fine (la plupart des miels de printemps) pour lui donner un aspect plus crémeux et plus agréable en bouche avec sa cristallisation fine.

Que faire de la cire ? Il y en a deux sortes, celle des cadres réformés dite « de corps » qui sera fondue à la chaudière ou un peu plus tôt dans la saison, au cérificateur solaire (en cette année 2020, canicule oblige, cela a bien fonctionné). Elle sera revendue ou échangée chez votre fournisseur de matériel apicole.

Vous avez également de la cire d’opercules, moins abondante, mais d’une grande pureté, il faut l’isoler et la conserver sur plusieurs années en fonction du nombre de ruches dont vous disposez, et ensuite la recycler, La Manche Apicole prête à ses adhérents un gaufrier à cire à refroidissement par eau, le meilleur moyen pour utiliser ses propres cires, les abeilles vous le rendront bien.

La louche de cire est étalée

Prochain rendez-vous en octobre. A.L. et K.L.