AU FIL DES MOIS… JUIN 2021

 

Joli mois de mai, quand reviendras-tu ?… Cette année encore, le vent froid de nord – nord-est a dominé dans l’ensemble et les « saints de glace » ont duré les trois quarts du mois. Une petite récolte a pu être faite pour certains pendant que d’autres attendent toujours la première goutte de nectar malgré des colonies bien développées. Les essaims artificiels de fin de saison 2020 ont même dû être nourris.

Essaim naturel

Cadre d’élevage de reines type Miller

Essaim par tapotement

 

Peuplement d’une ruche Kenyane au rucher école de Saint-Lô

Mise en place de la ruche Kenyane

Pour ceux qui ont récolté, un peu de colza mais la dominante reste le pissenlit qui donne un miel jaune qui sent légèrement l’étable. Après avoir enlevé uniquement les cadres operculés et remplacé ces derniers par des cadres vides cirés ou juste avec une amorce de cire, le miel extrait, de texture très fine est caractéristique de par sa cristallisation rapide, due au pourcentage élevé de glucose présent dans les miels de printemps. Le miel de printemps est facilement tartinable, mais attention à la cristallisation : il faut le mettre en pots dans les deux à trois jours qui suivent sa récolte.

Cadre de miel operculé

Le beau temps est revenu pour les cinq derniers jours du mois et nous sommes au début de la période creuse, voire de disette (à part les ruches des villes) où les fleurs de jardins donnent encore du nectar avant celles de tilleul, châtaignier, trèfle blanc, ronce qui pointent mais ne sont pas encore ouvertes. Nous aurons probablement cette année un peu de retard pour cette miellée d’été tant attendue qui démarre chez nous aux alentours du 10 juin. Pour celles qui n’ont pas essaimé, les colonies sont prêtes, au summum de leur activité, avec leurs milliers d’abeilles (environ 70000 à cette période). Le pic de l’essaimage est normalement passé, alors patience… Surveillez bien vos essaims artificiels, ils peuvent manquer de nourriture et les reines ont pris du retard pour pondre, n’hésitez pas à les renforcer en couvain ouvert qui ne pénalisera pas la récolte.

Saviez-vous qu’un arbre en fleurs d’une trentaine d’années a un potentiel énorme en production de nectar ? D’où l’utilité de planter également des arbres mellifères pour ceux qui possèdent un peu de terrain. Liste_Plantes_attractives-abeilles

Abeille sur fleur d’olivier de Bohème

Si vous êtes curieux et disposez de temps, vous pouvez faire des mini-extractions pour avoir des miels de différentes origines florales ; il est vrai que dans la Manche, il est toujours compliqué d’avoir des miels monofloraux car la météo nous joue souvent des tours. N’hésitez pas également à faire construire des cadres de hausse pour toujours avoir de la cire en bel état et essayer de prévenir l’essaimage, moins présent, mais toujours d’actualité.

À partir de mi-juin, un temps ensoleillé, une hygrométrie favorable, des fleurs en abondance et des butineuses en quantité favoriseront le remplissage des hausses ; passez régulièrement sur votre rucher, car en une semaine la hausse peut être pleine et si vous voyez que toutes les conditions sont réunies, vous pouvez mettre deux hausses d’un coup, aucun risque à la saison que le couvain ne refroidisse.

La pose de la deuxième hausse : par-dessus ou par-dessous ? Voilà encore une question qui est régulièrement posée mais qui n’a de réponse que pour les apiculteurs convaincus de leurs certitudes. Nous avons essayé les deux méthodes sans aucune différence significative (sans résultat probant signifierait que ni l’une ni l’autre ne donne satisfaction). En tout état de cause, dans le doute, posez une deuxième ou une troisième hausse, cela donnera de la place à la colonie et évitera que les abeilles fassent la barbe sur la planche d’envol. Il faut penser que dans notre région la miellée est courte, donc ne passons pas à côté d’une récolte importante.

Cellules royales d’essaimage

Les essaims : vous en avez sûrement récupéré quelques-uns ; n’hésitez pas à les stimuler, ils se développeront rapidement et pour certains vous empliront une hausse. Pensez à les traiter contre le varroa, avant que le couvain ne soit operculé. Un conseil : une quinzaine de jours après sa récupération et après avoir vérifié la ponte sur trois cadres au moins, cherchez la reine et tuez-la, c’est probablement une reine âgée de plus deux ans, et potentiellement essaimeuse. Les abeilles lanceront un élevage royal et pour 2022 vous aurez une colonie dynamique. Comme toujours, le remérage sera à surveiller de très près. Et même si l’année apicole est loin d’être terminée, vous préparez déjà celle de 2022…

Après ces quelques conseils, place à la miellée qui, espérons-le, sera abondante. Rendez-vous maintenant en juillet.

A.L. et K.L.

3 réponses
  1. Philippe Canivet dit :

    Il faut qu’elles soient déterminées nos petites protégées lorsque l’on constate avec tristesse les bouleversements environnementaux, tels que la disparition des prairies naturelles (comme ici à Saint André de l’Epine). Années après années, c’est désolant.
    Bonne fin de saison apicole et on y croit malgré tout.

  2. ALEXANDRE TOLMER dit :

    Merci beaucoup LamancheApicole pour l’info et bons conseils.

    Et aussi d’accord avec Philippe Canivet :
    « Bonne fin de saison apicole et on y croit malgré tout. »

  3. ALEXANDRE TOLMER dit :

    Et aussi merci pour la LISTE DE PLANTES ATTRACTIVES POUR LES ABEILLES
    Plantes nectarifères et pollinifères à semer et à planter
    C’est utile

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.. et on dit quoi à la Reine .?. *