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AU FIL DES MOIS… NOVEMBRE et DÉCEMBRE 2018

Nous remarquons une certaine activité liée aux températures relativement douces l’après-midi et à la floraison du lierre qui donne encore pollen et nectar. Plus que quelques jours avant cette trêve hivernale et nous allons attendre maintenant l’éclosion des chatons de noisetiers, signe de la reprise de l’élevage.

Cette année, le frelon asiatique a eu un impact certain sur la préparation à l’hivernage, mais si vous avez pallié au manque de nourriture avec un apport en sirop, vous aurez limité la casse.

Traitement varroa. En fonction des techniques utilisées pour lutter contre varroa, les traitements doivent être réalisés, et rappelons que plus il est fait tôt après la miellée et meilleur sera le résultat. Si vous utilisez Apivar ou d’autres lanières, pensez à les retirer, car si 10 semaines de traitement sont conseillées, ne les laissez surtout pas tout l’hiver car il y a un risque de pollution des cires ; profitez d’une belle journée pour ouvrir et les retirer.

Isolation des ruches. Dans la nature, l’abeille se satisfait de l’endroit qu’elle a trouvé pour s’installer, mais vous pouvez vous rassurer en déposant au-dessus du couvre-cadre une plaque isolante ou tout simplement deux journaux, ce n’est pas cher et efficace car le fait d’avoir plusieurs feuilles empilées cela forme un isolant. Attention : votre toit doit être parfaitement hermétique.

Entretien du rucher. C’est la période où vous allez pouvoir élaguer si nécessaire l’environnement de votre rucher, rajouter des plots si vous souhaitez l’agrandir, passer un dernier coup de tondeuse ou de débroussailleuse pour être prêt pour le printemps.

Commande de matériel. Réfléchissez déjà à vos achats, ne vous y prenez pas au dernier moment. L’hiver, on peut également trouver du matériel d’occasion. Pour les ruches et les ruchettes, le temps de séchage peut être long avec certaines peintures, il est donc intéressant de les acquérir dès le début de l’année.

Réservation des essaims. Ils sont malheureusement très difficiles à obtenir dans notre département. Là aussi, si vous en avez besoin, il faut réserver ses essaims le plus tôt possible ; ce sera trop tard quand les beaux jours reviendront.

N’hésitez pas à passer une fois par semaine sur votre rucher, pour s’assurer que tout est en bon ordre.

Participez aux réunions organisées par les organisations apicoles (Manche Apicole et GDSA) : vous y apprendrez et rencontrerez des apiculteurs proches de chez vous.

Passez de joyeuses fêtes de fin d’année et rendez-vous maintenant en janvier.

A.L. et K.L.

AU FIL DES MOIS… JUIN 2018

Après avoir fait notre première récolte de printemps, enlevé uniquement les cadres operculés et remplacés par des cadres vides, vous allez avoir un miel normalement de texture très fine avec une cristallisation rapide, due au fort pourcentage de glucose présent dans les miels de printemps et un goût peu prononcé, plutôt neutre, c’est un miel facilement tartinable. Attention, ce miel, une fois extrait, doit être mis en pot dans les deux ou trois jours après sa récolte.

Ayant connu vers la fin mai une petite période de « disette », la ruche, au summum de son activité, avec ses milliers d’abeilles, environ 70000 à cette période, attend avec impatience la grande miellée d’été qui va démarrer dans notre département, aux alentours du 10 juin. C’est l’époque où les floraisons des tilleuls, ronces, donnant un nectar abondant, trèfle blanc dans nos prairies naturelles, châtaigniers… Saviez-vous qu’un arbre en fleurs d’une trentaine d’années correspond à 1 hectare de trèfle blanc, d’où l’utilité de planter également des arbres mellifères.

Si vous êtes curieux et avec un peu de temps devant vous, vous pouvez faire des mini-extractions pour avoir des miels de différentes origines florales ; il est vrai que dans la Manche, il est toujours compliqué d’avoir des miels monofloraux, la météo nous joue souvent des tours. N’hésitez pas également à faire construire des cadres de hausse pour toujours avoir de la cire en bel état et essayer de prévenir l’essaimage, toujours d’actualité.

A partir de mi-juin, un temps ensoleillé, une hygrométrie favorable, des fleurs en abondance et des butineuses en quantité, l’ensemble de ces facteurs favorisera le remplissage des hausses ; passez régulièrement sur votre rucher, car en une semaine la hausse peut être pleine.

La pose de la deuxième hausse : par-dessus ou par-dessous ? Voilà encore une question qui est régulièrement posée mais qui n’a de réponse que pour les apiculteurs convaincus de leurs certitudes. Nous avons essayé les deux méthodes sans aucun résultat probant. En tout état de cause, dans le doute, posez une deuxième ou une troisième hausse, cela donnera de la place à la colonie et évitera que les abeilles fassent la barbe sur la planche d’envol. Il faut penser que dans notre région la miellée est courte, donc ne passons pas à côté d’une récolte importante.

Les essaims : vous en avez sûrement récupérés quelques-uns ; n’hésitez pas à les stimuler, ils se développeront rapidement et pour certains vous empliront une hausse. Un conseil : une quinzaine de jours après sa récupération et après avoir vérifié la ponte sur trois cadres au moins, cherchez la reine et tuez-là, c’est probablement une reine âgée de plus deux ans, les abeilles lanceront un élevage royal et pour 2019 vous aurez une colonie dynamique.

Après ces quelques conseils, place à la miellée qui, espérons-le, sera abondante. Rendez-vous maintenant en juillet. A.L.et K.L.