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L’ITSAP Institut de l’abeille communique :

Actualités sur le blog de l’ITSAP

Avis de l’Anses : reconnaissance du travail de l’Itsap et du réseau des ADA dans l’observatoire des résidus

Un avis de l’Anses a été publié le 5 février relatif à l’évolution de la réglementation liée à l’usage des pesticides visant à protéger les abeilles domestiques et les insectes pollinisateurs sauvages. Il répond à une saisine du ministère chargé de l’agriculture de juin 2018. Il fait suite à un premier avis apporté par l’Anses en mars 2014 destiné à mieux définir le terme « en dehors de la présence des abeilles » des mentions abeille. Dans le cadre de l’avis paru, l’ITSAP a été auditionné le 1er octobre 2018. Nous avons alors rappelé les facteurs environnementaux et climatiques influençant le butinage des abeilles. Nous avons également fait état des résultats de l’observatoire des résidus de pesticides quantifiant les co-expositions des abeilles à des mélanges de résidus d’insecticides, acaricides, fongicides et herbicides. Nous avons détaillé la récente étude de l’UMT Prade qui a révélé que certains de ces mélanges provoquent des effets négatifs sur l’activité de butinage. Finalement nous avons donné notre regard sur les pistes d’évolution des procédures de mise sur le marché des pesticides, en lien avec notre participation au groupe de la Commissions des Essais Biologiques et à notre travail de validation de la méthode de vol de retour à la ruche.
L’avis recommande de modifier la réglementation sur les traitements phytosanitaires en élargissant la restriction d’usage (et la demande de dérogation via les mentions Abeille) sur l’ensemble des produits (incluant les fongicides et herbicides) pendant la floraison ou la production d’exsudats. L’agence réitère son avis déjà exprimé en 2014 sur les traitements nocturnes des produits présentant une mention Abeilles. Elle demande également que les éventuels effets d’une exposition répétée ou sur le comportement soient mesurés. En réponse, le gouvernement annonce la création d’un groupe de travail sur le sujet.

Lire la suite : http://itsap.asso.fr/

Enquête nationale sur les pertes hivernales 2017-2018

A la suite de témoignages d’apiculteurs indiquant un taux de mortalité des colonies anormal durant l’hiver 2017-2018, le ministère chargé de l’Agriculture a réalisé une enquête à l’échelle nationale entre début juillet et fin septembre 2018.

Lire la suite : https://www.plateforme-esa.fr/sites/default/files/ENMHA%202017-2018%20Premiers%20r%C3%A9sultats_2018_10_24.pdf

Construction d’un Indicateur de Référence Ecotoxicologique de la CIRE (CIRE2)

L’ITSAP et l’INRA d’Avignon (UMT PrADE) se sont engagés dans le projet CIRE2 dont l’objectif est de définir des seuils toxicologiques à partir desquels la présence de résidus altère d’une part le développement et la longévité des ouvrières ou des reines et d’autre part la qualité des semences des faux bourdons.

Lire la suite : http://blog-itsap.fr/construction-dun-indicateur-de-reference-ecotoxicologique-de-cire-cire2/

Lutte contre Varroa : détecter au plus tôt pour intervenir efficacement

L’ITSAP-Institut de l’abeille était présent au congrès international d’apiculture et d’apithérapie de Rouen, organisé par le Syndicat National d’Apiculture, avec le Syndicat Apicole de Haute Normandie et l’Association Francophone d’Apithérapie. A cette occasion, l’ITSAP a tenu sur son stand un atelier devant une quarantaine d’apiculteurs.

Lire la suite : http://blog-itsap.fr/lutte-contre-varroa-detecter-plus-tot-intervenir-efficacement/

Résistance des colonies à varroa : la technique pour l’évaluer

Lors du congrès de Rouen, l’ITSAP-Institut de l’abeille, en collaboration avec l’INRA d’Avignon et LABOGENA, a animé un atelier sur la sélection d’abeilles résistantes à varroa.

Lire la suite : http://blog-itsap.fr/resistance-colonies-a-varroa-technique-levaluer/

Dérogation pour l’approvisionnement en cire AB

Les cires exemptes de traces de résidus chimiques sont rarissimes et presque introuvables sur le marché. Pour favoriser l’approvisionnement en cire des apiculteurs exploitant sous le label AB, un groupe de travail a défini, dans le cadre de conditions dérogatoires, une liste minimale de résidus (acaricides, pesticides) à rechercher…

Lire la suite : http://blog-itsap.fr/derogation-lapprovisionnement-cire-ab/

AC

AU FIL DES MOIS… SEPTEMBRE 2018

Les abeilles massées sur le devant de la ruche essayent de faire barrage au frelon asiatique

Dans notre département, la récolte est terminée, à part peut-être quelques apiculteurs qui veulent faire un peu de miel de bruyère callune, ou de sarrasin, mais en règle générale, tout est fini. Bien sûr, après la récolte, vous n’avez pas omis de faire un traitement anti-varroas, nous en avons déjà parlé le mois dernier.

Le frelon asiatique : nouveau fléau, a déjà fait son apparition dès le début du mois d’août sur certains ruchers, il est présent de manière constante, quelques colonies lui tiennent tête en s’amassant sur la paroi de la ruche, une barrière conséquente l’empêche de prélever les abeilles dans le groupe. Nous l’avons longuement observé, il s’approche, se pose même à quelques centimètres, mais ne prélève pas, redoutant l’attaque en masse… Ce système de défense, commun à d’autres espèces animales, réduit donc la prédation mais, malheureusement, maintient les abeilles à la ruche et il n’y a plus de rentrée de nectar et de pollen. Ces absences de sorties constituent la principale conséquence de la présence du frelon asiatique.

Frelon asiatique qui découpe une abeille

Quelques frelons asiatiques piégés.

Il est temps pour tout un chacun de piéger, même si cela n’endiguera pas le prélèvement, il réduira la pression. Un petit rappel sur l’appât : 1/3 de bière brune, 1/3 de vin blanc et 1/3 de sirop de fruits rouges. Un autre appât qui fonctionne également bien : un mélange d’hydromel et de cidre, également l’eau résiduelle de la fonte des cires.

Le stockage des hausses : après les avoir fait lécher sur les corps de vos ruches à la tombée de la nuit, vous pouvez en empiler trois par ruche, au-dessus du couvre-cadre, le trou de nourrissement ouvert, et vous les laissez trois ou quatre jours, elles vous les nettoieront et reconstruiront ce qui a été détérioré.

Les cadres avec du pollen seront remisés, la propolis grattée et vous pouvez déjà préparer la prochaine saison en laissant sur chaque hausse, un espacement équivalent à deux ou trois cadres qui seront remplacés en début de saison.

Afin de ne pas avoir de mauvaise surprise au printemps en découvrant la cire des cadres mangée par la fausse-teigne, empilez les hausses sur un support type parpaings, une grille à reine, un ensemble d’une dizaine de hausses coiffée d’une grille à reine et le tout sous une avancée, ce qui permettra une ventilation de la « colonne » et les larves de fausse-teigne ne pourront pas se développer. Surtout ne pas les stocker au fond du garage.

On trouve également chez les détaillants apicoles le bacille de Thuringe, ennemi des larves de lépidoptères, utilisable en agriculture biologique.

L’état des provisions : vous ne trouverez aucune homogénéité de vos colonies dans la gestion des provisions, certaines seront conséquentes et pour d’autres il faudra leur apporter un complément en sirop non-dilué (celui du commerce présente un avantage : il est tout prêt et ne dégage aucune odeur, si bien que vous ne risquez pas le pillage). Un conseil : il vaut mieux nourrir au sirop car il est plus assimilable que le candi, plus indiqué en période hivernale.

Resserrer ses colonies : c’est une gestion au cas par cas, certaines seront tellement populeuses que vous les laisserez sur les 10 cadres de corps ; d’autres, plus faibles, auront besoin d’être partitionnées, elles ne passeront que mieux la période hivernale.

Le regroupement : deux non-valeurs ne feront jamais une forte colonie… mais vous pouvez tout de même réunir deux petites afin qu’elles puissent passer la période hivernale ; pour cela, attendez le soir et vous superposez les deux ruches séparées de deux feuilles de papier journal ; la nature fera le reste, les odeurs vont se diffuser, se mélanger, la reine la plus vaillante tuera sa rivale et le lendemain ou surlendemain matin, les deux colonies n’en feront plus qu’une.

Le conditionnement du miel : le miel ayant bien décanté (une dizaine de jours), il peut maintenant être mis en pots ; certains apiculteurs l’ensemenceront avec un miel à cristallisation très fine (la plupart des miels de printemps) pour lui donner un aspect plus crémeux et plus agréable en bouche avec sa cristallisation fine.

Quoi faire de la cire : il y en a deux sortes, celle des cadres réformés qui seront fondus à la chaudière ou un peu plus tôt dans la saison, au cérificateur solaire (en cette année 2018, cela a bien fonctionné) elle sera revendue ou échangée chez votre fournisseur de matériel apicole.

Le gaufrier, en prêt par La Manche Apicole, commence à avoir des adeptes.

Vous avez également de la cire d’opercules, moins abondante, mais d’une grande pureté, il faut l’isoler et la conserver sur plusieurs années en fonction du nombre de ruches dont vous disposez, et ensuite la recycler, La Manche Apicole prête à ses adhérents un gaufrier à cire à refroidissement par eau, le meilleur moyen pour utiliser ses propres cires, les abeilles vous le rendront bien.

Prochain rendez-vous en octobre. A.L. et K.L.