IMPORTANT : Suspicion Aethina tumida

INFORMATION IMPORTANTE :

Pour info : Suspicion de présence d’œufs d’Aethina tumida en France !

Nous précisons que si les premières analyses ont été conduites au laboratoire départemental du 67, ce n’est pas parce que des apiculteur locaux sont incriminés mais bien parce que ce laboratoire est l’un des seul à avoir la compétence nécessaire pour conduire ces analyses.

Dans son communiqué de presse, la DGAL indique d’ailleurs que « les reines ont été introduites dans les ruchers de huit exploitations apicoles situées dans la Drome, le Vaucluse, l’Ardèche, le Loir-et-Cher et le Maine-et-Loire. Les DDPP de ces départements réalisent actuellement des investigations pour identifier l’ensemble des ruchers où ces reines ont été introduites ».

L’ANSES réalise actuellement les analyses nécessaire pour confirmer l’identité des œufs détectés.

Nous vous tiendrons collectivement informés.

Rappels :

  • Privilégier l’approvisionnement auprès de producteurs locaux de reines et d’essaims (ne pas importer , c’est éviter les risques !).
  • Toute importation d’abeille (essaim, reine, …) devrait obligatoirement être contrôlée par les services de l’Etat. Exigez les certificats !
  • En cas de suspicion d’un danger sanitaire de première catégorie, il est obligatoire de prévenir les autorités sanitaires (soit, en Grand Est, les DDPP indiquées sur notre site Internet – http://www.adage.adafrance.org/exploitation/intox.php).
  • Aethina tumida est également susceptible de se diffuser en Europe via les importations de plantes et d’agrumes (présence de larves dans la terre, présence d’adultes dans les cagettes d’agrumes).
  • Soyons tous vigilants ! Notre Mémento de l’apiculteur – pages 63 à 68 – vous présente une description de l’insecte Aethina tumida et des actions de prévention/détection/lutte (en accès libre sur http://www.adage.adafrance.org/ressources/telecharger.php).

ou cet article : https://www7.inra.fr/opie-insectes/pdf/i134hauser.pdf.

V.D.

1 réponse
  1. Alain LESCLAVEC dit :

    Veuillez trouver ci-dessous la dernière information reçue de l’administration sanitaire relative à la suspicion Aethina tumida par Jean-Marie Barbançon, président de la FNOSAD

    EDL suspicion Aethina tumida
    (actualisés au 03/05/2018)

    • Des œufs suspectés d’être des œufs d’Aethina tumida ont été identifiés le 17/04/18 par le laboratoire d’analyses vétérinaires agréé du Bas-Rhin (LDA 67) dans le cadre du contrôle au lieu de première destination de cagettes et d’ouvrières accompagnatrices d’un lot de 1000 reines d’abeilles importées d’Argentine le 26/03/18. Les analyses conduites le 20/04/18 par le Laboratoire national de référence sur la santé des abeilles de l’Anses Sophia-Antipolis (LNR) n’ont pas permis d’écarter la suspicion d’Aethina tumida.

    • Aucune analyse complémentaire ne sera possible au niveau du LNR compte tenu de l’état de l’échantillon recueilli et des très faibles quantités de matériel génétique purifié à partir de celui-ci (4 oeufs), cette suspicion restant donc non conclusive sur le plan diagnostique.
    • Dans ce cadre, face à l’incertitude concernant cette suspicion, la Direction générale de l’Alimentation (DGAl) a saisi en urgence le 23/04/18 l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pour une évaluation du risque d’introduction et de diffusion d’Aethina tumida à partir de ce lot de reines sur le territoire national. En partant de l’hypothèse défavorable que le lot de reines était infesté par le parasite, cet avis remis le 02/05/18 à la DGAl conclut, notamment au vu du bon respect de la réglementation relative aux importations de reines d’abeilles par l’apiculteur importateur, à un risque nul à quasi-nul d’établissement du petit coléoptère des ruches dans un premier rucher français suite à l’importation du lot de reines en provenance d’Argentine. Les reines ont en effet fait l’objet d’un ré-encagement conformément à l’instruction 2012-8128 du 20 juin 2012, conduisant à une probabilité nulle à quasi nulle d’un transfert d’une femelle adulte d’Aethina avec une reine et ainsi, son introduction dans une ruche.
    • Afin d’écarter toutefois tout risque, la DGAl a demandé le 03/05/18 aux directions départementales en charge de la protection des populations des départements concernés par la distribution de ces abeilles de mettre en œuvre une inspection et un examen des ruches ayant reçu les reines importées d’Argentine. Une surveillance programmée va également être mise en place autour de l’aéroport de Marseille, lieu d’introduction du lot sur le territoire national.

    • Le petit coléoptère des ruches Aethina tumida est un parasite ravageur des colonies d’abeilles présent dans plusieurs pays répartis sur tous les continents. En Europe, il a été découvert en 2014 dans le sud de l’Italie, sa dissémination est actuellement limitée à la région de la Calabre. L’introduction en France de ce danger sanitaire de première catégorie aurait des conséquences sanitaires et économiques lourdes pour la filière apicole.

    • Le comité d’experts apicole rattaché au conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale a réaffirmé lors de sa dernière réunion le 14/03/18 qu’il convenait que tout soit mis en œuvre pour qu’Aethina tumida n’arrive pas sur le territoire français, et si des premiers foyers étaient découverts, que des mesures de lutte soient mises en œuvre pour se donner une chance de l’éradiquer, avec toutefois la nécessité d’évaluer la situation sanitaire rapidement et revoir cet objectif d’éradication en tant que de besoin.Tout lot d’abeilles ou de bourdons introduit sur le territoire national, quelle qu’en soit l’origine, doit obligatoirement être accompagné d’un certificat sanitaire officiel. Il est interdit d’introduire des abeilles, des bourdons, des sous-produits apicoles non transformés, des équipements apicoles et du miel en rayon en provenance des zones infestées. Le respect de la réglementation relative aux mouvements des animaux et des produits d’origine animale assure le maintien de la protection de l’ensemble du territoire.
    Il convient de prendre contact avec la direction départementale en charge de la protection des populations en amont de toute introduction en France d’abeilles ou de bourdons provenant de l’étranger. Le non-respect de la réglementation expose non seulement à des risques sanitaires, mais aussi à des poursuites pénales.

    • À titre d’exemple, un apiculteur de la région Occitanie ayant importé au premier trimestre 2018 des reines en provenance d’Argentine et n’ayant pas respecté la réglementation relative aux importations d’abeilles, notamment le contrôle au lieu de première destination de cagettes et d’ouvrières accompagnatrices, fait actuellement l’objet de poursuites pour non respect de la réglementation relative aux importations d’animaux en application de l’article L. 237-1 du code rural et de la pêche maritime. L’ensemble des ruchers destinataires des reines de cet apiculteur ont été placés sous arrêté préfectoral de mise sous surveillance jusqu’à ce que le risque d’infestation par les parasites exotiques Aethina tumida et Tropilaelaps spp. soit écarté.

    • La prévention et la vigilance sont l’affaire de tous. En cas de suspicion d’Aethina tumida (ou de Tropilaelaps spp.), il convient d’informer au plus tôt la direction départementale en charge de la protection des populations ou un vétérinaire.

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.. et on dit quoi à la Reine .?. *