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COMMANDE DE POTS EN PLASTIQUE : DERNIERS JOURS…

Afin de finaliser la commande de pots, pensez à passer votre commande pour le 15 février afin de pouvoir être servis en temps.

Pour rappel adressez-vous à

Jean-Louis RONNAY,

39, route du Val-de-Vire,

50750 La Mancellière-sur-Vire,

tél. 0233057890 ou par mail jl.ronnay@orange.fr

AU FIL DES MOIS… FEVRIER 2020

Après avoir connu un mois de janvier relativement doux où les chatons des noisetiers sont apparus avant le 15 et de ce fait un début de collecte de pollen, février reste la période la plus froide dans notre région. Mais lorsque le soleil est présent, la température peut dépasser les 13°, ce qui est suffisant pour provoquer des sorties en nombre des butineuses vers les saules et noisetiers en fleurs, signe extérieur que ces dernières vont favoriser la relance de la ponte de la reine, mais avec ce redémarrage de l’activité, les abeilles vont consommer davantage : il faut absolument surveiller les réserves et ne pas hésiter à les compléter en posant un pain de candi.

Abeille qui récolte du pollen de noisetier

Pain de candi maison

En fonction des colonies, l’activité peut être plus ou moins intense, la reine n’est peut-être plus présente, ou trop vieille, d’où l’importance du marquage pour en connaître son âge signalé soit avec une punaise de la couleur de l’année plantée sur la ruche ou un relevé sur la fiche de conduite de chaque ruche…S’il n’y a pas suffisamment d’abeilles pour stimuler sa ponte, il faudra attendre une belle journée à la fin du mois ou en mars pour ouvrir et établir un vrai diagnostic et stimuler au sirop tiédi à 35° si cela en vaut la peine.

Déposez des langes graissés sur le plateau de quelques ruches pour voir si le traitement anti-varroas fait à l’automne et celui éventuellement réalisé à l’acide oxalique du début d’hiver ont été suffisants ; faites un comptage et au-delà de 2 varroas/jour, il faudra penser à refaire un traitement.

Varroas sur langes

Si aucune abeille ne sort de la ruche par beau temps, il y a de fortes chances que la colonie soit morte, vous pouvez alors l’ouvrir, retirer les cadres, les fondre pour récupérer la cire qui ne devra pas servir à la confection de cire gaufrée (risque de maladie ou de pollution). En profiter pour ramener tous les éléments vides à l’atelier et nettoyer, gratter, passer au chalumeau, désinfecter tous les éléments où les abeilles ont pu passer.

Nettoyage du matériel à la flamme

Fondre les cadres

Si vous constatez des mortalités importantes, n’hésitez pas à le signaler à la DDPP. Il suffit d’envoyer un mail à l’adresse suivante : ddpp@manche.gouv.fr N’oubliez pas d’indiquer votre numéro d’apiculteur (NAPI).

Un constat cette année : des apiculteurs ont perdu des colonies en nombre, avec de la nourriture en quantité ; après discussions avec certains, il s’avère que le traitement anti-varroa a été mal fait ou pas fait du tout. C’est malheureusement le prix à payer pour celui qui néglige le traitement ou qui n’a pas pris suffisamment d’informations sur le sujet. Bien sûr, les causes de mortalité de nos abeilles sont nombreuses, toutefois le varroa est cité dans toutes les études comme un facteur déterminant.

C’est le moment également de passer en revue tout le matériel et faire une remise en état des cadres, ruches et ruchettes, pour ne pas être pris au dépourvu le moment venu. Préparez et cirez vos cadres, faites des partitions en nombre car nous en avons toujours besoin.

Partition en position 10

Cirer un cadre

Pensez également à déposer dès maintenant des pièges pour capturer des fondatrices frelons asiatiques, car même si 2019 a vu une nette baisse des nids, il y en a quand même eu 2000 de détruits ; nombre de nids n’ont pas été découverts et de jeunes reines sont actuellement en hivernage… Un premier frelon a été vu début janvier et un autre le 20 sur la région saint-loise. Soyons vigilants.

Quelques frelons asiatiques piégés.

Rendez-vous en mars. A.L. et K.L.


Février 2019 : sur un rucher d’une quinzaine de colonies comptant près de 60% de pertes, des nymphes (abeilles allant naître dans quelques jours) ont été prélevées dans des cadres de colonies mortes et observées à la loupe binoculaire. Sur 95% d’entre elles, les ailes étaient complètement atrophiées, signe immanquable d’une très forte infestation varroa (photo Karl Legeay).

Journée régionale d’information sur Varroa destructor

 Journée régionale d’information sur Varroa destructor le 14 mars 2020

Madame, Monsieur, Chers adhérents,

La Section Apicole Régionale Normande organise le 14 mars 2020 une journée régionale d’information sur Varroa destructor destinée à tous les possesseurs de colonies d’abeilles de la région Normandie.

Depuis plus de 30 ans, Varroa destructor affaiblit voire détruit les colonies d’abeilles domestiques. Il est reconnu aujourd’hui comme le problème majeur interne aux élevages apicoles. Les connaissances sur cet acarien évoluent. Les Programmes Sanitaires d’Élevage (PSE) permettent aux apiculteurs de le combattre collectivement. Cette journée régionale est ouverte à tous détenteurs de colonies de la région Normandie qui souhaitent connaître davantage Varroa destructor afin de mieux remédier aux problèmes posés par ce parasite au sein de leurs colonies.

Plusieurs intervenants reconnus proposeront chacun une courte conférence, après laquelle ils pourront répondre aux questions des participants. Le programme de la journée est détaillé dans la fiche d’inscription jointe.

Cette journée aura lieu au lycée Le Robillard de Saint-Pierre-en-Auge (14). L’inscription est gratuite pour les adhérents des structures sanitaires apicoles départementales (GDSA14, Section Apicole du GDS27, GDSA50, Section Apicole du GDS61, GDSA76). Une participation de 20 € est demandée aux personnes non-adhérentes à l’une de ces structures.

Un plateau repas sera proposé par un traiteur dans les locaux du lycée Le Robillard. Si vous souhaitez bénéficier d’un repas, merci de joindre à la fiche d’inscription un chèque de 13,50 € par personne, à l’ordre de la Section Apicole Régionale Normande.

L’inscription à cette journée est obligatoire, dans la limite des places disponibles. Chaque participant peut renvoyer sa fiche d’inscription avant le 28 février 2020 à l’adresse suivante :

Section Apicole Régionale Normande, 76, rue du Chemin de Maures, 61000 ALENÇON

Pour toutes demandes d’informations n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse mail section.apicole@gdsco.fr ou au 02.33.80.38.22.

Je vous prie d’agréer, mesdames, messieurs, chers adhérents, mes sincères salutations.

Daniel PERRET Président de la Section Apicole Régionale Normande

Fiche inscription 

Elle doit être envoyée impérativement avant le 28 février 2020 à l’adresse suivante :
Section Apicole Régionale Normande / 76, rue du Chemin de Maures / 61000 ALENÇON.

 

Projet Apinoire pour la préservation de l’abeille noire

Avec le soutien du Conseil Régional de Normandie, au travers de son programme pour la sauvegarde des races patrimoniales locales, le projet Apinoire vise à préserver l’abeille noire afin de protéger son patrimoine génétique. Pour ce faire, l’association Abeille Noire de la Manche envisage de mettre en place des ruchers de fécondation.

Afin de choisir un site adapté, il nous faut connaître le patrimoine génétique des abeilles actuellement en place. Cette recherche sera conduite autour du Vast, autour de Marchésieux et aussi autour de Barenton où des analyses génétiques seront conduites par le CNRS. Aussi si vous possédez une ou plusieurs ruches, dans un rayon de 10 km autour de l’un de ces sites, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous en faire part auprès de :

Ces données que vous communiquerez seront strictement confidentielles et ne seront pas partagées, seules les personnes avec qui vous serez en contact auront accès à ces informations. Nous vous remercions de l’intérêt que vous porterez à cette demande.

Sincères salutations.

La présidente de l’Abeille Noire de la Manche : Catherine SIMON

AU FIL DES MOIS … JANVIER 2020

Mais que se passe-t-il donc à l’intérieur de la ruche ? Tout apiculteur, novice ou expérimenté, doit bien connaître le « fonctionnement » de ses colonies. Le froid est arrivé dans notre département après un mois de décembre globalement doux qui n’a fait que perturber nos abeilles. Les températures commencent à être négatives, la grappe est maintenant bien formée avec, en son centre, la reine et les provisions autour.

Pendant les mois d’hiver, les abeilles extérieures à la grappe constituent une « couche isolante » alors que celles du centre, en consommant le miel qui est désoperculé au fur et à mesure des besoins, réchauffent la grappe en contractant certains muscles. Attention, il ne faut en aucun cas les déranger, elles assurent leur survie en étant groupées, toute perturbation de la grappe peut mettre la colonie en péril. Lorsque le soleil sera bien présent et les températures un peu plus élevées, elles sortiront rapidement pour vider leur ampoule rectale ; pour ceux qui ont leurs ruches dans leur jardin, attention au linge qui est étendu, il pourrait se trouver maculé de tâches brunâtres…

La théorie voudrait que le couvain ne soit plus du tout présent, c’est donc le moment de faire un traitement complémentaire contre varroa (acteur principal dans la mortalité des colonies), à l’acide oxalique par dégouttement ou par fumigation, mais ATTENTION : protégez-vous en mettant un masque adapté qui protège des vapeurs d’acides organiques. Mettez également des gants et une combinaison car l’acide pénètre dans l’organisme par les pores de la peau ainsi que des lunettes de protection adaptées. Après ces traitements d’hiver, il est très intéressant d’observer les chutes de varroas pour avoir une idée de l’infestation et de l’efficacité du traitement d’été. Il n’est pas rare de constater la chute de plusieurs centaines voire de quelques milliers de ces parasites qui font des ravages dans nos colonies.

Si vous avez bien surveillé cet automne l’état des provisions, vous n’avez pas à vous inquiéter, mais si l’élevage a débuté, leur consommation va nettement augmenter ; n’hésitez pas à soupeser délicatement vos ruches et si vous jugez qu’elles n’ont pas suffisamment de provisions, vous pouvez déposer un demi pain de candi posé sur le trou de nourrissement en ayant pris soin de ne faire qu’un trou d’environ un centimètre pour éviter que le candi ne coule et englue la grappe. Pour ceux qui utilisent des nourrisseurs couvre-cadres, les soulever, posez délicatement le pain de candi ramolli au préalable sur la grappe d’abeilles, en ayant pris soin d’enfumer pour éviter les écrasements, mettre un journal ou une ou deux feuilles d’aluminium ménager pour calorifuger et retourner le nourrisseur (cette opération n’est possible que s’il fait suffisamment doux).

Pain de candi maison

Il semblerait qu’avec cette fin d’automne très clémente, les abeilles aient consommé beaucoup de réserves, il faudra donc être particulièrement vigilant et ne pas hésiter à distribuer du candi. Même si cet apport n’est pas le fruit de la récolte des abeilles, apporter du candi vaut mieux que de laisser une colonie « mourir de faim », c’est à la fois très contrariant et impardonnable…

Si vous voulez déplacer vos ruches de quelques mètres, c’est le moment opportun, après une période d’une dizaine de jours sans sorties, les abeilles ont perdu la mémoire de leur emplacement, et toujours avec précaution, sans choc, posez vos ruches sur leur nouvel endroit.

Faites le point sur le matériel à renouveler et à acheter, ne vous y prenez pas au dernier moment et pensez au temps de séchage des lasures ou autres produits protecteurs (ruches, ruchettes).

Il est temps également de fondre les cadres pour récupérer la cire ; surtout ne pas tout mélanger, faire un tri au préalable afin de différencier celle des corps et celle des opercules. La cire la moins belle servira à fabriquer des bougies ou sera vendue à un artiste sculpteur pour ses moules ou à un ébéniste pour la confection d’encaustique et l’autre pourra, à l’aide du gaufrier mis à disposition par votre syndicat vous permettre de fabriquer vos propres cires gaufrées qui seront d’ailleurs bien mieux acceptées que celles du commerce.

Fondre les cadres

Atelier cire : gaufrer sa cire

Atelier cire : fabriquer des bougies

Pour conclure, disons que l’automne et l’hiver sont les périodes les plus appropriées pour se cultiver et enrichir sa bibliothèque d’ouvrages apicoles ; vous pourrez y puiser de judicieux conseils car il faut reconnaître que le sujet est complexe ! Plus que jamais, il nous faut être informés. Rendez-vous maintenant en février.

Bonne année 2020 à toutes les apicultrices, tous les apiculteurs et toutes les abeilles de la Manche !

A.L. et K.L.

Assemblée générale : le public au rendez-vous

Pierre Javaudin, spécialiste français de la ruche horizontale

Rayon d’une ruche Kenyane

C’est une belle journée d’assemblée générale que nous avons vécue le samedi 7 décembre 2019. Le matin, c’est devant un parterre de 140 personnes que Pierre Javaudin, spécialiste français de la ruche horizontale dite « kenyane » a donné toutes les ficelles pour mener à bien cette ruche originale.

La vie est ainsi faite de joie et de peine, nous avons rendu hommage par une minute de silence, à ceux qui nous ont quittés cette année et notamment René Sorel, notre ami disparu en décembre, ce fut l’introduction de notre AG qui par la suite a trouvé sa vitesse de croisière où la bonne humeur a pris le pas.

Bilan financier présenté par Louis Leterrier

Bilan moral sur toute notre activité de l’année avec prise de parole de chaque élément moteur qui a participé à ces événements, toujours dans la valorisation de l’abeille et de l’apiculture. Début décembre, nous avons clôturé les inscriptions pour les ruchers-écoles, pratiquement 100 inscrits sur les trois sites, encore une fois, une réussite qui ne va que faire grossir l’effectif de nos adhérents qui est aujourd’hui de 604.

Avec un engagement fort du Conseil départemental, la lutte menée contre le frelon asiatique est rentrée maintenant dans les mœurs avec 95 % des communes qui ont signé la convention avec la FDGDON. 2449 nids détruits en 2019 contre 4967 en 2018.

Deux projets de recherche sur le frelon asiatique entièrement financés par le Conseil départemental (Eric Darrouzet en lien avec l’Institut de recherche apicole chinoise) : protection des ruchers avec un répulsif et le deuxième projet : destruction thermique des nids. Un constat a été fait sur la transmission des maladies communes aux abeilles et aux frelons.

Un point sur les finances et un remerciement particulier à Louis Leterrier, trésorier, pour son travail sérieux et rigoureux accompli depuis 10 ans auprès de la Manche Apicole et merci à Madeleine pour avoir loué les qualités de Louis, non sans une certaine pointe d’humour. Antoine Chapron lui succède, c’est une charge importante car nous avons pratiquement doublé les effectifs depuis dix ans.

A l’occasion de cette assemblée générale, les lauréats de nos concours des miels (départemental et de Normandie) ont pu recevoir les récompenses méritées, un beau palmarès pour le concours de Normandie où 4 des 9 médailles des catégories miels clair, ambré et foncé ont été remportées par la Manche et non des moindres, trois d’or et une de bronze.

Lauréats des concours des miels

Le pot de l’amitié a clôturé cette réunion annuelle.

A.L.

Concours régional des miels

Concours régional des miels : l’or pour les 3 catégories

Après avoir sélectionné les trois premiers de chaque catégorie des miels du concours de la Manche, comme chaque département normand a pu le faire, nous nous sommes retrouvés à Caen, département organisateur cette année, pour déguster ce qui se fait de mieux dans nos cinq départements.

C’est dans un cadre magnifique de l’abbaye aux Hommes que la trentaine de juges et organisateurs ont pris part à cette manifestation très bien organisée, remerciements à toute l’équipe organisatrice ; les trois médailles d’or ont été remises à la Manche et une médaille de bronze, félicitations..

Or miels clairs : Jacques Brault de Ravenoville

Or miels ambrés : Auguste Sautour, Vauville. Bronze : Michel Vindard.

Or miels foncés : Pierre et Maria Groult, Bretteville-en-Saire.

Produire des feuilles de cire gaufrée plus souples

Nous avons la chance de posséder, au sein de notre syndicat La Manche Apicole, trois gaufriers à refroidissement à eau répartis par zone géographique sur l’ensemble du département auxquels chaque adhérent peut avoir accès gratuitement

La fabrication de ses propres feuilles de cire gaufrée, à partir des cires d’opercules, est très recommandable : elle permet de faire des économies non négligeables et il est facile de constater que ces cires sont acceptées plus rapidement et plus facilement par nos abeilles que celles « du commerce ».

Cependant, ce procédé aboutit assez souvent à la production de feuilles de cire manquant de souplesse et assez cassantes. Ce léger défaut n’est toutefois pas très gênant car il suffit de mettre les cires dans un local assez chaud afin de les manipuler plus facilement.

Suite à la rencontre d’apiculteurs en Picardie, nous (moi-même et Alain Lesclavec) avons pu échanger sur de nombreux sujets techniques, dont le gaufrage « maison ». Nos amis picards nous ont fait part de la possibilité d’utiliser de l’huile de colza afin d’assouplir les feuilles de cire gaufrée, sans toutefois en préciser le dosage.

Je n’ai rien trouvé sur Internet concernant cette utilisation lors du gaufrage. En revanche :

  • j’ai pu constater que les huiles végétales sont utilisées massivement pour la production de cires et de baumes auxquels elles confèrent de la souplesse1 ;

  • notre trésorier-adjoint, Antoine Chapron, a pu observer sur un site Internet2 que certains emballages à la cire d’abeille, les « bee’s wraps », contiennent des huiles de jojoba également pour apporter une texture plus souple.

J’ai pu réaliser, en ce début du mois de novembre, quelques essais et voici les conclusions que j’en tire :

  • l’assouplissement me paraît réel, même après refroidissement complet (voir photo) ;

  • la dose d’une cuillère et demi à soupe d’huile de colza par kilogramme de cire m’a donné satisfaction. Il faut les ajouter lorsque la cire est liquéfiée puis remuer ensuite (la température doit être comprise être 70 et 75 degrés).

Il faut avoir pesé la cire au préalable pour connaître la quantité d’huile à ajouter.

À cette dose, cela représente environ 20 grammes d’huile de colza par kilogramme de cire, donc une quantité assez faible (utilisez de l’huile BIO). Réalisez vos propres essais, il se peut que cette quantité diffère selon les cires, même si je pense qu’il ne faille pas trop augmenter cette proportion, les huiles végétales étant sensibles à l’oxydation et au rancissement.

Après refroidissement complet, j’ai pu constater une amélioration de la souplesse.

Texte et photos Karl LEGEAY

: https://www.aroma-zone.com/info/dossiers-thematiques/les-bougies#les-ingredients-en-detail

: https://www.femmesdaujourdhui.be/cuisine/article/201044/bees-wrap-emballage-cire-abeille

                                                                                                       

AU FIL DES MOIS… NOVEMBRE et DÉCEMBRE 2019

La météo très pluvieuse du mois d’octobre n’a pas généré de gros travaux au rucher mais a permis au lierre de fournir les dernières arrivées de nectar et pollen si précieuses pour redémarrer la ponte, car ce sont les abeilles qui passeront de nombreux mois dans la ruche qui naissent en ce moment. Plus que quelques jours avant cette trêve hivernale et nous allons attendre maintenant le mois de janvier pour voir l’éclosion des chatons de noisetiers, signe de la reprise de l’élevage.

Récolte de pollen sur un chaton de noisetier

Le frelon asiatique, peu présent cette année sur l’ensemble du département, a permis à nos colonies, dans la plupart des cas, de vivre sans stress. Ceci a facilité la mise en hivernage, le sirop a pu être distribué avec parcimonie, car certaines colonies ont pu faire un stock dépassant les 15-18 kg de provisions pour passer l’hiver dans de bonnes conditions.

Traitement varroa. Si les techniques utilisées pour lutter contre varroa diffèrent, les traitements doivent être réalisés, et rappelons que plus il est fait tôt après la miellée et meilleur sera le résultat. Si vous utilisez Apivar ou des lanières d’une autre marque, pensez à les retirer, car si 12 semaines de traitement sont conseillées (sauf pour l’Apitraz, où il est conseillé de ne le laisser que 6 semaines) il ne faut surtout pas les laisser tout l’hiver car il y a un risque de pollution des cires et d’accoutumance pour les varroas à la matière active ; profitez d’une belle journée pour ouvrir et les retirer. Par ailleurs, il faut toujours manipuler les lanières avec des gants.

Isolation des ruches. Dans la nature, l’abeille se satisfait de l’endroit qu’elle a trouvé pour s’installer, mais vous pouvez vous rassurer en déposant au-dessus du couvre-cadres une plaque isolante ou tout simplement deux journaux, ce n’est pas cher et efficace mais si le toit n’est pas parfaitement étanche, vous risquez une infiltration d’eau et avoir de l’humidité. Il existe dans le commerce des mousses isolantes, type Apifoam, qui sont très recommandables.

Entretien du rucher. C’est la période où vous allez pouvoir élaguer si nécessaire l’environnement de votre rucher, rajouter des plots si vous souhaitez l’agrandir, passer un dernier coup de tondeuse ou de débroussailleuse pour être prêt pour le printemps.

Commande de matériel. Réfléchissez déjà à vos achats, ne vous y prenez pas au dernier moment car les fournisseurs ont du mal à fournir en pleine saison apicole. L’hiver, on peut également trouver du matériel d’occasion. Pour les ruches et les ruchettes, le temps de séchage peut être long avec certaines peintures, il est donc intéressant de les acquérir dès le début de l’année.

Réservation des essaims. Ils sont malheureusement très difficiles à obtenir dans notre département. Là aussi, si vous en avez besoin, il faut réserver ses essaims le plus tôt possible ; ce sera trop tard quand les beaux jours reviendront.

N’hésitez pas à passer une fois par semaine sur votre rucher, pour s’assurer que tout est en bon ordre.

Participez aux réunions organisées par les organisations apicoles (Manche Apicole et GDSA) : vous y apprendrez et rencontrerez des apiculteurs proches de chez vous.

Passez de joyeuses fêtes de fin d’année et rendez-vous maintenant en janvier.

A.L. et K.L.

Concours des miels de la Manche : un bon cru…

Comme chaque année à pareille époque, notre concours des miels a eu lieu à Saint-Lô, le samedi 19 octobre. Les miels étaient de bonne facture, tous aussi bons les uns que les autres avec quand même un petit plus pour ceux du nord-Cotentin ; la lande de bruyères, qui a fleuri abondamment cette année, a fait la différence. Voici les résultats :

Miels clairs : 1. Luc Lemarinel, Vauville ; 2. Dominique Avoine, Herqueville ; 3. Jean Boivin, Beaumont-Hague.

Miels ambrés : 1. Michel Vindard, Tourlaville ; Jacques Brault, Ravenoville ; Luc Lemarinel, Gréville.

Miels foncés : 1. Auguste Sutour, Vauville ; 2. Pierre et Maria Groult, Bretteville-en-Saire ; 3. Guy Carhuel, Saint-Pair-sur-Mer.