AU FIL DES MOIS… AOÛT 2019

Depuis la mi-juin, la météo a été très favorable pour accompagner la grande miellée d’été qui s’est terminée aux alentours du 25 juillet, en fonction des zones qui ont été arrosées ou non par quelques pluies éparses. La récolte du nectar est terminée lorsque nous apercevons sur la planche de vol, les abeilles musarder… Elle a été intense pour les colonies qui n’ont pas déserté leurs ruches. Après toute cette activité du lever du jour à la tombée de la nuit, nos avettes vont maintenant se préparer doucement à l’hivernage. L’essaimage tant redouté est maintenant terminé, restent encore quelques petites miellées sur la bruyère, la luzerne et le sarrasin. L’activité se réduit de jour en jour et le calme est revenu.

Un rucher bien actif

Les hausses pleines, les corps de ruches bien garnis (ce n’était pas le cas à la mi-juin) vous pouvez commencer la récolte, car plus vous attendrez et plus il vous sera difficile de le faire sans avoir à affronter l’humeur agressive de vos abeilles. De même, une récolte tardive peut compromettre le niveau des réserves de miel de la colonie.

Dès les hausses de miel retirées, pensez à nourrir avec un sirop non dilué s’il est du commerce, 3 à 4 litres par colonie. Si vous le préparez vous-mêmes, comptez 5 litres d’eau pour 8 kg de sucre de betterave agrémentés de cinq ou six cuillères de vinaigre de cidre pour acidifier le mélange et rendre le sirop plus assimilable par l’abeille (toujours à raison de quelques lites par colonie). Il vaut mieux que ce soient les vieilles butineuses qui le stockent et le transforment, parce que cette opération leur demande une grande énergie. Une semaine après ce complément de nourriture, vous pouvez donner la valeur d’un litre de sirop coupé (50-50) pour stimuler la ponte, car plus vos abeilles seront nombreuses et meilleur sera l’hivernage. Surtout nourrissez le soir et soyez particulièrement vigilant au pillage, qui constitue un réel danger, bien souvent sous-estimé, dans nos ruchers. L’utilité du nourrissement est parfois contestée mais, au fil des années, il devient de plus en plus nécessaire, notamment du fait de la sécheresse (nous en connaissons une actuellement).

C’est l’heure de traiter contre varroa. Plusieurs médicaments sont proposés pour lutter contre ce fléau, qu’ils soient d’origine naturelle ou de synthèse, faites-le impérativement, vous diminuerez ainsi la pression de cet acarien, premier responsable de beaucoup de maux. Utilisez des produits homologués, pas de « recette maison », n’oubliez pas que vous consommez et faites consommer les produits de vos ruches, alors faîtes attention !

Varroas

Mise en place des lanières Apivar

Si vous ne constatez pas de ponte, n’hésitez pas à introduire un cadre de couvain ouvert ou un « carré d’œufs » afin que les abeilles puissent élever une reine si la colonie était devenue orpheline. Les remérages sont encore possibles au mois d’août.

Les jours diminuent de plus en plus, il n’y a pratiquement plus de fleurs à butiner, les réserves sont présentes, nos petites protégées peuvent donc se donner un peu de répit en attendant la dernière floraison importante qui est celle du lierre, débutant généralement à la fin du mois de septembre.

Rendez-vous maintenant en septembre.

A.L. et K.L.

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

.. et on dit quoi à la Reine .?. *